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Fernand Niel
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Biographie
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Décès
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Nationalité
Activité

Fernand Niel (Béziers, le - Paris, le ) est un écrivain français spécialisé dans l'ésotérisme, qui s'est intéressé en particulier au catharisme.

BiographieModifier

Comme René Nelli, Fernand Niel fit ses premiers pas dans l'étude du catharisme en fréquentant Déodat Roché. En effet, Déodat Roché organisa dès 1948 les premiers Congrès d'études cathares, où Fernand Niel exposa en 1949, sa thèse sur « Le Pog de Montségur ». Cette thèse fut publiée la même année par l'Institut d'études occitanes de Toulouse.

Alpiniste et montagnard audacieux, il explora minutieusement le Pog de Montségur en escaladant même les endroits les plus périlleux. Il étudia consciencieusement les volumes du fonds Doat de la Bibliothèque nationale pour en extraire les témoignages relatifs à Montségur.

Ses thèses sur le catharisme sont considérées comme fantaisistes par les historiens[1]. À titre d'exemple, Fernand Niel considère Montségur comme le dernier temple solaire, thèse qu'il ne fonde jamais par l'étude sérieuse de documents historiques. Il considère également les Cathares comme les héritiers des religions manichéennes de la perse ancienne. Les travaux historiques récents montrent au contraire que le Catharisme s'inscrit dans un mouvement évangélique populaire plus global présent dans toute l'Europe à partir du XIe siècle.

Une étude détaillée des bâtiments mégalithiques en Europe, cependant, lui a permis d'émettre l'hypothèse que Stonehenge avait déjà été un temple au soleil, car les architectes ont réussi à aligner l'axe longitudinal de ce monument exactement avec le lever du soleil au solstice d'été. De plus, Niel indique ici que cette "sortie du temple" forme un angle avec l'"entrée" sud qui correspond approximativement au nombre d'or. C'est une proportionnalité que les chercheurs d'aujourd'hui considèrent comme ayant joué un rôle décisif dans les phénomènes de beauté, de stabilité vitale et de croissance. "Ceci explique l'impression d'harmonieque l'on ressent en regardant cette partie de Stonehenge".

ŒuvresModifier

  • Le Pog de Montségur, Toulouse, Institut d'études occitanes, 1949, 69 p.
  • Albigeois et Cathares, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1955, rééd. 2010, 128 pages.
  • Dolmens et menhirs, PUF, coll. « Que sais-je ? », 128 pages, 1958.
  • Quéribus : la dernière forteresse cathare
  • Les Cathares de Montségur, Éditions Robert Laffont, 1976 ; Seghers, 1978
  • La Civilisation des mégalithes, Éditions Plon, 1970

RéférencesModifier

  1. Voir par exemple la recension de son livre Albigeois et cathares par Etienne Delaruelle, qui souligne notamment que F. Niel s'est dispensé de lire les travaux des historiens pour rédiger son livre.

Liens externesModifier