Ouvrir le menu principal

Federal Home Loan Mortgage Corporation
logo de Freddie Mac

Création 1970
Forme juridique société par actions
Action NYSE : FRE
Slogan We Make Home Possible
Siège social McLean, Virginie, États-Unis
Direction Richard F. Syron
Activité refinancement hypothécaire
Produits hypothèques adossées à des actifs
Effectif 6 600 (février 2019)[1]
Site web www.freddiemac.com

Chiffre d'affaires 44 Mds $ (année fiscale 2006)
Résultat net 9,235 Mds $ (2018)[1]

La Federal Home Loan Mortgage Corporation (FHLMC), surnommée « Freddie Mac », est une Government Sponsored Enterprise (GSE), c'est à dire une société d'économie mixte à capitaux privés et à mission publique, créée par le gouvernement fédéral américain dans le but d'augmenter la taille du marché des prêts hypothécaires.

Plus précisément il s'agit d'une société par actions qui, missionnée par le parlement, bénéficie de privilèges (particulièrement fiscaux), notamment pour titriser des hypothèques. Elle achète ainsi des hypothèques sur le marché des prêts hypothécaires de première main[note 1], les assemble et les revend à des investisseurs sur le marché mondial.

Son surnom « Freddie Mac » est une variation phonétique faite à partir de son sigle, ce qui permet de l'identifier plus facilement.

Bien que son capital soit privé, la mission de service public et les privilèges qu'elle en tire font que cette société est considérée comme implicitement garantie par la puissance publique, même si aucun dispositif légal ne l'explicite. En outre, beaucoup de gens œuvrant dans le secteur de la finance estiment qu'elle est trop importante pour que la puissance publique la laisse tomber en faillite le cas échéant (too big to fail)[2]. Ainsi, le 26 juillet 2008, au moment de la crise des subprimes, le gouvernement fédéral intervient pour prévenir sa faillite[3], juste avant son dépôt de bilan potentiel et procédera à sa nationalisation en septembre 2008[4].

HistoireModifier

Fannie Mae, alors agence du gouvernement fédéral, est créée en 1938 par la puissance publique américaine. Le président Franklin Roosevelt souhaite promouvoir l'accès à la propriété immobilière et pour cela faciliter le marché hypothécaire en le rendant plus liquide. Trois décennies après, la guerre du Viêt Nam engendre des difficultés budgétaires de la puissance publique qui cherche alors à se désengager des activités porteuses de dettes ou de dépenses budgétaires. En 1968 Fannie Mae est transformée en Government Sponsored Enterprise (GSE), société à capitaux privée et à mission de service publique définie par la puissance publique. Richard Nixon souhaite placer en situation de concurrence Fannie Mae. En 1970 est créée sa sœur cadette Freddie Mac. Ces deux GSE auront des missions similaires mais se différencieront partiellement. Ainsi Fannie Mae traite principalement avec les grands organismes bancaires alors que Freddie Mac traite principalement avec les organismes de crédit de plus petite taille.

Crise des subprimesModifier

Freddie Mac et sa sœur aînée Fannie Mae jouent un rôle majeur dans le système de titrisation au cœur de la crise des subprimes survenue en 2007 et en 2008. En mars 2007, le gouverneur de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke, donne une allocution consacrée au risque systémique porté par ces deux GSE dont la dette est alors de 5 200 milliards de dollars[5]. À la mi-2008, alors que la crise des subprimes s'apprête à connaître son paroxysme, elles possèdent ou garantissent environ 5 400 milliards de dollars du marché américain des hypothèques, évalué à environ 12 000 milliards de dollars[6],[7].

En 2008, suite à la chute des marchés immobiliers, Freddie Mac subit des pertes de plusieurs milliards de dollars pendant quatre trimestres, au point où elle incapable d'assurer sa mission première qui est de financer le secteur des prêts hypothécaires dans le pays. Le gouvernement fédéral décide d'en prendre le contrôle en septembre 2008 par le biais de la Federal Housing Finance Agency (en) (FHFA), organisme qui le régule[8].

Le 23 janvier 2009, Freddie Mac annonce son intention de recourir à une aide supplémentaire pouvant atteindre jusqu'à 35 milliards de dollars pour parvenir à éponger les pertes sur ses mauvais prêts[9].

En 2009, malgré le sauvetage financier réalisé par le gouvernement suite à des performances financières catastrophiques, plusieurs cadres de Freddie Mac recevront des bonus pouvant atteindre jusqu'à 100 000 dollars[10].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le marché des prêts hypothécaires de « première main » offre principalement des hypothèques aux acheteurs de maisons.

RéférencesModifier

  1. a et b (en) « Annual Report For the fiscal year ended December 31, 2018 » [PDF], Site officiel, .
  2. (en) Jeremy Gaunt, « Pledge fails to lift cloud over Fannie, Freddie », (consulté le 14 juillet 2008).
  3. (en) « Help is at hand », The Economist, (consulté le 14 janvier 2009).
  4. Pierre-Yves Dugua, « Deux géants américains de la finance nationalisés », Le Figaro, .
  5. (en) Ben Bernanke, « GSE Portfolios, Systemic Risk, and Affordable Housing », Réserve fédérale des États-Unis, (consulté le 23 novembre 2019).
  6. (en) Charles Duhigg, Loan-Agency Woes Swell From a Trickle to a Torrent, The New York Times, 11 juillet 2008.
  7. États-Unis : Vers un ambitieux plan de sauvetage de l'immobilier, Le Devoir, 24 juillet 2008.
  8. « L'État au secours de Fannie et Freddie », Le Devoir/Reuters, (consulté le 24 novembre 2019).
  9. (en) « Freddie Mac seeks up to $35-billion more », The Globe and Mail/AP, (consulté le 26 janvier 2009).
  10. « Des primes de 210 millions chez Fannie Mae et Freddie Mac », Le Devoir/AFP, (consulté le 24 novembre 2019).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) James R. Barth et R. Dan Brumbaugh Jr., « Turmoil Among Depository Institutions: Implications for the U.S. Real Estate Market », in Housing Policy and Debate, vol. 3, no 4, 1992, publié par Fannie Mae, Office of Housing Policy Research, Washington [lire en ligne] [PDF].

Liens externesModifier