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Féronstrée

voie de Liège, Belgique

Féronstrée
È Fèronstrèye (wa)
Image illustrative de l’article Féronstrée
Hôtel Vander Maesen, maison classée à l'angle de Féronstrée, no 137-139 et place Saint-Barthélémy, no 3
Situation
Coordonnées 50° 38′ 48″ nord, 5° 34′ 48″ est
Section Liège
Quartier administratif Centre
Début Place du Marché
Fin Place des Déportés
Morphologie
Type Rue
Fonction(s) urbaine(s) Commerciale et culturelle
Longueur 600 m
Largeur entre 9 et 15 m
Histoire
Création XIe siècle
Lieux d'intérêt cf. Lieux d’intérêt
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1936, 2011, collégiale Saint-Barthélemy et 11 bâtiments)

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Féronstrée È Fèronstrèye (wa)

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(Voir situation sur carte : Liège)
Féronstrée È Fèronstrèye (wa)

Géolocalisation sur la carte : Liège

(Voir situation sur carte : Liège)
Féronstrée È Fèronstrèye (wa)

Féronstrée, en wallon liégeois È Fèronstrèye, est une rue commerçante du quartier administratif du centre à Liège qui relie la place du Marché à la place des Déportés. Elle abrite aussi de nombreux bâtiments inscrits au patrimoine immobilier de la Région wallonne dont plusieurs musées.

ToponymieModifier

Le nom de la rue est un composé lexical unifié constitué de :

Parler de « rue Féronstrée » est donc un pléonasme[1].

HistoriqueModifier

Le , l'empereur Henri IV meurt en Féronstrée à l'endroit de l'actuel no 6[note 1],[2].

Ancienne voirieModifier

Féronstrée, une des plus anciennes artères de Liège, était également appelée, Grand'rue, selon l'usage courant qui faisait donner ce nom à la principale chaussée d'une Cité[3].

Au Xe siècle, l'enceinte notgérienne coupait Féronstrée au niveau de l'actuelle rue de la Rose avec la Hasselinporte (porte de Hasselt). À l'époque seul le tronçon situé à l'intérieur des remparts portait le nom de Féronstrée. Au-delà, passant devant l'église Saint-Jean Baptiste, elle prenait le nom de Jehanstrée jusqu'à l'actuelle rue Saint-Georges. Le tronçon suivant allant jusqu'à la place Saint-Barthélemy porte le nom de rue devant Saint-Georges en référence à église Saint-Georges devant laquelle il passait[4],[5].

La dénomination de rue Porte Saint-Léonard s'est appliquée très longtemps au dernier tronçon de Féronstrée, entre la place Saint-Barthélemy et la porte Saint-Léonard[6]. Ce dernier tronçon s'est appelé également chaussée Saint-Barthélemy ou Barthélemistrée[7].

Lieux d'intérêtModifier

Bâtiments détruitsModifier

Patrimoine classéModifier

La liste qui suit est classé au patrimoine immobilier de la Région wallonne :

no  Bien Code de classement   Illustration
1 Immeuble   Patrimoine classé (1942, no 62063-CLT-0480-01)  
2 Immeuble   Patrimoine classé (1942, no 62063-CLT-0481-01)  
11 Maison du Léopard   Patrimoine classé (2011, Intégralité du bâtiment central, intérieur et extérieur ; l'intégralité de l'ancienne tourelle d'escalier, intérieur et extérieur ; l'intégralité du petit corps de logis, intérieur et extérieur, et les cloisons intérieures, la façade arrière, la charpente et les pignons de la partie du bâtiment vers Feronstrée. (M). Etablissement d'une zone de protection (ZP), no 62063-CLT-0600-01)  
12 Maison   Patrimoine classé (1990, façade et toiture, no 62063-CLT-0155-01)  
94-96 Hôtel Somzé   Patrimoine classé (1970, no 62063-CLT-0069-01)  
114 Hôtel d'Ansembourg   Patrimoine classé (1941, no 62063-CLT-0413-01)  
122 Hôtel de Hayme de Bomal   Patrimoine classé (1936, no 62063-CLT-0094-01)  
132 Hôtel Brahy   Patrimoine classé (1970, façade et toiture, no 62063-CLT-0349-01)  
134 Palais Curtius   Patrimoine classé (1981, extension du palais côté Féronstrée, no 62063-CLT-0023-01)  
137-139 Hôtel Vander Maesen   Patrimoine classé (1989, les deux façades à rue et la totalité de la toiture, no 62063-CLT-0158-01)  
159 Maison   Patrimoine classé (1990, façade, toiture et escalier du XVIIIe, no 62063-CLT-0131-01)  

Voiries adjacentesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une enseigne en pierre apposée, au-dessus du linteau du premier étage du bâtiment, en 1897 par la Société royale « Le Vieux-Liège » rappelle l'évènement. Cette enseigne remplace une plus ancienne qui est conservée au Musée de la vie wallonne et qui porte l'inscription « Aux armes de Bavière, CI est Mort HenrI IIII ».

RéférencesModifier

  1. À noter par ailleurs dans le vieux-Liège, Potierue et Bergerue, ou encore Crapaurue à Verviers, qui suivent la même logique
  2. Rodolphe de Warsage, « CI est Mort henrI IIII. », Bulletin de la société royale Le Vieux-Liège, t. II, no 31,‎ , p. 012-012 (ISSN 0776-1309)
  3. Albert Dandoy, Le Palais Curtius : Le témoignage de Philippe de Hurges, Edition du Vieux-Liège, , 34 p. (OCLC 25989407), p. 30, note 5
  4. Rodolphe de Warsage, Liège d'hier et d'Autrefois : au gré des souvenirs, Imp. du Journal de Liège, rue des Dominicains, 22, , 64 p., p. 38
  5. Yannik Delairesse et Michel Elsdorf, Le nouveau livre des rues de Liège, Liège, Noir Dessin Production, , 512 p. (ISBN 2873511435, présentation en ligne), p. 251-251
  6. Albert Dandoy, Les origines du Palais Curtius, Edition du Vieux-Liège, , 15 p. (OCLC 24181633), p. 14, note 5
  7. Christine Renardy (dir.), Liège et l'Exposition universelle de 1905, Bruxelles, La Renaissance du livre, coll. « Les beaux livres du patrimoine », , 318 p. (ISBN 2874154954 et 9782874154959, ISSN 1373-0827, lire en ligne), p. 33

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Théodore Gobert, Liège à travers les âges, Liège, Georges Thone, 1924 et 1930, 3e et 4e éd., 6 vol. in-4° (1re et 2e éd. 1884 et 1901 sous le titre Les rues de Liége, 4 vol. in-4°) (OCLC 645720856)

Articles connexesModifier