Fédération de la gauche démocrate et socialiste

parti politique français

La Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) est une organisation politique française de rassemblement des gauches, entre 1965 et 1968.

Fédération de la gauche démocrate et socialiste
Image illustrative de l’article Fédération de la gauche démocrate et socialiste
Logotype officiel.
Présentation
Président François Mitterrand
Fondation
Disparition
Positionnement Centre gauche à gauche[1]
Idéologie Socialisme
Social-démocratie

Créée sous l'impulsion de François Mitterrand le , elle résulte de la fusion des groupes parlementaires socialistes et du Rassemblement démocratique. Elle constituait alors ce qu'on appelait à l'époque « la gauche non communiste », par opposition au Parti communiste français (PCF) qui était la formation politique de gauche dominante.

Composition

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La FGDS regroupe :

Historique

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Au début des années 1960, une première tentative de rassemblement de la gauche et du centre[2], sous l'impulsion de Gaston Defferre, a échoué faute d'accord entre la SFIO et le MRP. À la suite de la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1965, la Convention des institutions républicaines souhaite relancer l'idée d'un rassemblement, axé cette fois plus à gauche[2]. La fédération est créée le . En décembre, entre les deux tours de la présidentielle, Mitterrand en prend la présidence et Charles Hernu en est le délégué général.

La FGDS bénéficie du demi-succès fondateur de la candidature de François Mitterrand qui parvient à mettre en ballottage le général de Gaulle. Elle forme un contre-gouvernement dont Mitterrand est le président. En 1966, la FGDS se dote d'un programme et conclut un accord de désistement avec le PCF[3]. Elle obtient un succès aux élections législatives de 1967 en faisant élire 121 députés (dont 4 apparentés membres du PSU). Dès lors, un renforcement des structures internes à la Fédération s'amorce en vue d'une fusion de ses composantes. Mais la crise de mai 68 et la déclaration de candidature précipitée et finalement prématurée de F. Mitterrand à la présidence de la République donnent un coup de frein aux réformes internes.

La FGDS recule ensuite fortement aux élections législatives de 1968, ne totalisant que 16,5 % des suffrages exprimés et ne conservant que 57 sièges à l'Assemblée nationale (sur 118 sortants). Les députés issus de la CIR sont tous éliminés à l'exception de François Mitterrand. Ce dernier est lui-même contraint de siéger comme non-inscrit car la SFIO décide alors de redonner la priorité à l'affirmation de son identité socialiste et reconstitue son propre groupe parlementaire. Mitterrand démissionne de la présidence de la fédération le 7 novembre 1968. C'est la fin de la FGDS.

La SFIO lance le processus de fusion en l'obtenant d'abord de l'UCRG au sein du nouveau Parti socialiste, en juillet 1969, en attendant la grande fusion de toutes les composantes à Épinay-sur-Seine, en 1971. La FGDS fut donc le creuset de l'actuel Parti socialiste[2].

Groupe parlementaire

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1967-1968

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Répartition partisane des députés FGDS
Parti Nombre de députés
Section française de l'internationale ouvrière 76
Parti radical-socialiste 24
Convention des institutions républicaines 15
Parti socialiste unifié (apparenté FGDS) 4
Divers gauche 2
Total 121

1968-1969

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Répartition partisane des députés FGDS
Parti Nombre de députés
Section française de l'internationale ouvrière 40
Parti radical-socialiste 15
Convention des institutions républicaines 1
Divers gauche 1
Total 57

Élections législatives de 1967

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Répartitions des circonscriptions par parti
Parti ou composante Circonscriptions Proportion
Section française de l'internationale ouvrière 239 55,71 %
Convention des institutions républicaines 88 20,51 %
Parti radical 75 17,48 %
Fédération de la gauche démocrate et socialiste 16 3,73 %
Parti socialiste unifié 11 2,56 %
Candidats 429 100,00 %

Répartition par circonscription

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Élections législatives de 1968

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Répartitions des circonscriptions par parti
Parti ou composante Circonscriptions Proportion
Section française de l'internationale ouvrière 261 59,05 %
Convention des institutions républicaines 94 21,27 %
Parti radical 77 17,42 %
Fédération de la gauche démocrate et socialiste 6 1,36 %
Parti socialiste unifié 4 0,90 %
Candidats 442 100,00 %

Répartition par circonscription

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Notes et références

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  1. Laurent de Boissieu, « Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (FGDS) », France Politique,‎ (lire en ligne).
  2. a b et c Éric Duhamel, « Fédération de la gauche démocrate et socialiste », dans Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PUF, .
  3. Serge Berstein, La France de l’expansion, Tome 1 : La République gaullienne, 1958-1969, Paris, Le Seuil, 1989, p. 291.
  4. La FGDS apporte son soutien à Michel Hérody (PSU).
  5. a et b La FGDS apporte son soutien à Michel Boucher (PSU).
  6. La FGDS apporte son soutien à Albert Duchereux (PSU).
  7. La FGDS apporte son soutien à Pierre Ferrand (PSU).
  8. La FGDS apporte son soutien à Jean Binot (PSU).
  9. a et b La FGDS apporte son soutien à Roger Prat (PSU).
  10. La FGDS apporte son soutien à Charles Foulon (PSU).
  11. La FGDS apporte son soutien à Michel Blondeau (PSU).
  12. La FGDS apporte son soutien à Marcel Pierre (PSU).
  13. a b c d e f g et h Élu dans une triangulaire.
  14. La FGDS apporte son soutien à Robert Verdier (PSU).
  15. La FGDS apporte son soutien à Jacques Roynette (PSU).
  16. La FGDS apporte son soutien à Armand Roquet (PSU).
  17. La FGDS apporte son soutien à Claude Brixhe (PSU).

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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