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Eugène Sixdenier

aviateur français

Eugène Sixdenier
Surnom Azur Six
Naissance
Saint-Germain-du-Bois (Saône-et-Loire)
Décès (à 91 ans)
Marseille (Bouches-du-Rhône)
Origine Drapeau de la France France
Conflits Seconde Guerre mondiale
Autres fonctions Pilote d'essai

Eugène Sixdenier, né le à Saint-Germain-du-Bois (Saône-et-Loire)[1] et mort le à Marseille (Bouches-du-Rhône)[2], était un aviateur français, devenu célèbre comme pilote d'essai. Il participa notamment aux essais du Dassault Mirage III.

BiographieModifier

Eugène Sixdenier naît le à Saint-Germain-du-Bois (Saône-et-Loire). Il est le fils de Henri Sixdenier, né le à Sainte-Croix (Saône-et-Loire), garde moulin, et de Marie Alice Bouvier, née le à Montcony (Saône-et-Loire), qui se sont mariés le [2].

Au début de la Première Guerre mondiale, Henri Sixdenier est mobilisé au 210e régiment d'infanterie (210e RI). Il est tué le à Bislée (Meuse) à l’âge de 30 ans et inhumé à Saint-Mihiel (Meuse)[3].

Eugène Sixdenier est pilote de chasse durant la Seconde Guerre mondiale, et après-guerre devient pilote d'essai en vol et de réception au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge[2] en 1951, puis au CEV d'Istres[1]. Il devient spécialiste des essais moteurs en 1952. Il était reconnu comme le spécialiste des essais d’extinction puis de rallumage en vol sur les prototypes monoréacteurs de l’époque (Vampire, Mistral, Ouragan, Mystère II, Mystère IV) sur lesquels il a effectué de l’ordre de 700 extinctions, dont 25 environ se sont terminées par un atterrissage réacteur éteint. C’était également un amoureux de la voltige aérienne, spécialiste du vol sur le dos prolongé. Dans les meetings, il aimait terminer sa démonstration sur son Stampe par une approche hélice calée en vol sur le dos, en revenant sur le ventre en finale. Il avait envisagé de modifier son avion pour se poser sur le dos, mais il n’en avait pas eu l’autorisation. Il était également juge international de voltige[4].

Il décède le à Marseille (Bouches-du-Rhône) et il est inhumé à Istres (Bouches-du-Rhône), au cimetière du Rouquier. Il était titulaire de plus de 17 000 heures de vol[1],[2].

DistinctionsModifier

HommagesModifier

  • Il existe un « chemin Eugène Sixdenier » à La Fare-les-Oliviers (Bouches-du-Rhône). L’aéroclub Louis Bonte y est domicilié.
  • Une place du centre-ville d’Istres lui est dédiée[1].

Vie privéeModifier

Eugène Sixdenier se marie le avec Lucie Emilie Augusta Aquaron à Istres (Bouches-du-Rhône)[2].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Les Amis du Vieil Istres, « LES ISTREENS ET LA LEGION D’HONNEUR », (consulté le 28 mai 2018).
  2. a b c d e f g h i j k et l Moïse Goulamali, « Eugène SIXDENIER », sur Geneanet (consulté le 28 mai 2018).
  3. Moïse Goulamali, « Henri SIXDENIER », sur Geneanet (consulté le 28 mai 2018).
  4. Jean-Pierre THEVENON, « UN PEU D’HISTOIRE », sur Aéroclub Louis Bonte (consulté le 28 mai 2018).

BibliographieModifier

Liens externesModifier