Elías Querejeta

producteur de cinéma espagnol

Elías Querejeta Gárate, né à Hernani le et mort à Madrid le 9 juin 2013[1], est un cinéaste espagnol.

Elías Querejeta
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Biographie
Naissance
Décès
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MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Elías Querejeta GárateVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Elías Querejeta Insausti (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Sport
Équipe
Position

Essentiellement connu pour son travail de producteur, il a également travaillé comme réalisateur, scénariste et documentariste.

BiographieModifier

Dans sa jeunesse, il fut footballeur à la Real Sociedad et joua en première division espagnole. Il est le père de l'actrice et réalisatrice Gracia Querejeta.

Carrière cinématographiqueModifier

Depuis 1963, année où il fonda sa propre société de production, il a produit plus de cinquante films, dont bon nombre ont contribué au renouvellement du cinéma espagnol du franquisme tardif et de la transition démocratique. Son travail se poursuit encore actuellement, avec la production des films de Fernando León de Aranoa (Familia et Barrio) et de sa fille, Gracia Querejeta (Una estación de paso, El viaje de Robert Rylands et Cuando vuelvas a mi lado).

Cependant, sa plus importante contribution au cinéma se trouve dans ses productions de films de Carlos Saura, Víctor Erice, Manuel Gutiérrez Aragón ou Julio Medem. Avec le premier, il fut à l'origine d'un cinéma menant l'analyse intellectuellement rigoureuse de la société espagnole du franquisme, encore sous le coup des blessures causées par une situation morale répressive. Ces films dénonçaient dans un style cryptique la situation politique et sociale, parvenant à tourner en ridicule les mécanismes de censure de l'époque. On peut ainsi citer parmi les plus importantes collaborations de Saura et Querejeta La caza (1965), qui obtint le prix du meilleur directeur au Festival international du film de Berlin, Peppermint frappé (1967), qui reçut l'Ours d'or du meilleur film à ce même festival, Stress es tres, tres (1968), qui avec La madriguera (1969) et El jardín de las delicias (1970), traitent des problèmes de couples de l'époque.

Anna et les Loups (Ana y los lobos, 1972), La prima Angélica (1973) et Cría cuervos (1975), ces deux dernières ayant été récompensés du Prix du Jury au Festival de Cannes, peuvent être considérés comme une dissection de la famille dans l'Espagne du franquisme tardif. Elisa, mon amour (1977, titre original Elisa, vida mía) est un film ambitieux qui mène une réflexion incisive sur les limites de l'énonciation de la voix narratrice au cinéma. Avec Los ojos vendados (1978), Maman a cent ans (Mamá cumple cien años, 1979), Vivre vite ! (1980, Ours d'or au festival de Berlin, Vivre vite ! en français) et Dulces horas (1981), il termine sa collaboration avec Saura.

Il produisit également une autre des œuvres maîtresses du cinéma espagnol, le film de Víctor Erice, L'Esprit de la ruche (El espíritu de la colmena), récompensé au Festival de Saint-Sébastien de la Coquille d'or du meilleur film.

En 2000, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports[2].

En janvier 2007, il produit Noticias de una guerra, un film constitué d'images tirées d'archives espagnoles et étrangères et racontant l'histoire de la guerre civile espagnole[3].

Il reçut en 1998 la médaille d'or de l'Académie de sciences cinématographiques espagnole (Academia de Ciencias Cinematográficas española) et en 2005 la Médaille d'Or du Círculo de Bellas Artes[4].

Il meurt à Madrid le .

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

Il réalisa en collaboration avec Antonio Eceiza deux courts documentaires :

  • 1960 : A traves de San Sebastian
  • 1962 : A través del fútbol

ScénaristeModifier

ProducteurModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier