Drapeau et armoiries du canton de Bâle-Campagne

Drapeau du canton de Bâle-Campagne
Les couleurs cantonales sont le blanc et le rouge[1]
Les couleurs cantonales sont le blanc et le rouge[1]
Utilisation Drapeau civil et d'État FIAV normal.svg
Caractéristiques
Création 1834
Proportions 1:1
Éléments Une crosse épiscopale rouge ornée de sept sphères rouges (Siebedupf)[2] sur un fond blanc

Armoiries du canton de Bâle-Campagne
Image illustrative de l'article Drapeau et armoiries du canton de Bâle-Campagne
Détails
Adoption 1834
Usage Autorités cantonales

Le drapeau et les armoiries de Bâle-Campagne sont des emblèmes officiels du Canton de Bâle-Campagne.

Histoire et significationModifier

 
Armes de l'Évêché de Bâle (~999–1803).
 
Armes actuelles du Canton de Bâle-Ville.

La plus ancienne représentation de la crosse de Bâle remonte à une pièce de monnaie frappée à la fin du XIe siècle[1] entre 1072 et 1133[3]. Le drapeau provient des anciennes armoiries du Prince évêque de Bâle qui consistaient en une crosse épiscopale rouge sur fond blanc.

Jusqu'en 1832, le drapeau de la région était celui de Bâle-Ville, mais cette même année, on arracha[1],[3] tout symbole de la crosse noire de Bâle-Ville se trouvant sur les bâtiments publics ou privés et lors de la division du Canton de Bâle en deux entités distinctes en 1833[4], le Canton de Bâle-Campagne reprit la crosse se trouvant sur les armoiries de la ville de Liestal[5]. Le drapeau de Liestal, en 1833, reprenait cette même crosse de Bâle avec le crosseron garni de sept petites sphères. La crosse était entourée d'un cadre rouge longeant les bords des armoiries[3] mais cette dernière fut vite abandonnée afin de bien distinguer le canton de la ville[1]. C'est en été 1834 que le drapeau est devenu officiel par arrêté du Conseil exécutif.

Les sept perles représentent les sept districts ruraux qui s'insurgèrent afin de former le nouveau canton. Ces sept districts étaient à l'époque ceux de Birsegg, Farnsburg, Homburg, Liestal, Mönchenstein, Ramstein et Waidenburg[5]. Elles peuvent aussi faire référence aux sept chefs condamnés à mort[6] pendant la Guerre des paysans de 1653[3]

Le fait que la crosse ne soit pas tournée vers la hampe relève d'une erreur d'héraldique. Toutefois, le , le Conseil exécutif du canton trancha, par arrêté, le maintien de la crosse tournant le dos à la hampe[3] afin de bien marquer son désir de se détourner du canton voisin de Bâle-Ville[1],[2].

DescriptionsModifier

Description vexillologiqueModifier

La description vexillologique du drapeau de Bâle-Campagne est « Blanc à la crosse de Bâle rouge contournée, le crosseron garni de sept crochets »[3]. Il faut toujours veiller à hisser le drapeau de façon que la volute regarde la hampe.

Description héraldiqueModifier

La description héraldique des armoiries du canton de Bâle-Campagne est « D'argent à la crosse de Bâle de gueules tournée à senestre, sa partie supérieure entourée de sept perles ou petites volutes de même, tenant à la pièce principale par des tiges très courtes »[5].

Drapeau et armoiries des Deux BâleModifier

Drapeau du canton de Bâle
 
Les couleurs cantonales sont le noir, le rouge et le banc
Utilisation      
Caractéristiques
Créateur Frédéric Aberli
Création 1848[3]
Proportions 1:1
Éléments Les deux crosses épiscopales de chaque canton

Armoiries du canton de Bâle
 
Détails
Adoption 1848
Usage Uniquement utilisées sur le sceau fédéral

Le drapeau des deux Bâle est utilisé par certains citoyens désireux de voir les deux cantons réunifiés à nouveau. Lors du vote sur une éventuelle fusion le , ce drapeau fut souvent utilisé dans le campagne politique des soutiens de l'unification. Le , un premier vote similaire avait été organisé et comme en 2014, les citoyens de Bâle-Ville avaient approuvé la fusion alors que les citoyens de Bâle-Campagne l'avaient rejetée[7]. Il arrive parfois, lors de commémorations, que le drapeau des deux Bâle, comme le drapeau des deux Appenzell ou d'Unterwald, soit utilisé pour représenter les anciens demi-cantons.

Les armoiries des deux Bâle ne sont visibles qu'à un seul endroit, et pas des moindres, sur le sceau fédéral[3]. C'est en 1848 que Frédéric Aberli[8], fils de Johann Aberli[9], fut chargé de modifier le grand sceau fédéral créé en 1815 par son père. Il fut chargé par le Gouvernement d'intégrer les armoiries de Bâle-Campagne à celles de Bâle-Ville pour le grand sceau[5].

La description héraldique est « Parti au 1 de Bâle-Ville et au 2 de Bâle-Campagne »[5].

La crosse de Bâle-Ville est toujours proche de la hampe, car le canton a la préséance sur celui de Bâle-Campagne.

Autre représentation vexillologique et héraldiqueModifier

Le drapeau est également décliné sous forme d'oriflamme, soit en queue de pie, soit en base plate. L'oriflamme des cantons reprenant le drapeau cantonal dans sa partie supérieure et les couleurs cantonales dans la partie inférieure est appelée un drapeau «complet».

Utilisation et mentionModifier

Les armoiries se retrouvent sur les plaques d'immatriculation arrières de véhicules enregistrés dans le canton de Bâle-Campagne.

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Usage des drapeaux,étendards et fanions (Règlement sur les drapeaux) - Règlement 51.340 f, Armée suisse, p. 64, consulté le 24 juillet 2017
  2. a et b (de) Der Kanton in Kürze - Wappen, baselland.ch, consulté le 25 juillet 2017
  3. a b c d e f g et h Louis Mühlemann, Armories et drapeaux de la Suisse : 700 Jahre/ans/anni/onns Confoederation Helvetica, Éditions Bühler AG, , 162 p., p. 86-93
  4. « Bâle (canton) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  5. a b c d et e Adolphe Gauthier, Les armoiries et les couleurs de la Confédération et des cantons suisses, Genève: H. Georg, , 158 p. (lire en ligne), p. 73-78
  6. (de) N. Landolt, Revolte oder Krieg? Regional unterschiedliche Ausprägungen des Bauernkrieges 1653 dans «Bauern, Untertanen und "Rebellen"», Orell Füssli Verlag, (ISBN 3-280-06020-6), p. 87-104
  7. La fusion entre Bâle-Ville et Bâle-Campagne est enterrée, RTS, consulté le 25 juillet 2017
  8. « Aberli, Friedrich » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  9. « Aberli, Johann » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.

Articles connexesModifier