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Page d'aide sur l'homonymie Pour film sorti en 2004, voir Doo Wop.
Doo-wop
Origines stylistiques Gospel
Rhythm and blues
Blues
Origines culturelles Drapeau des États-Unis États-Unis
Instruments typiques Voix, piano, guitare
Popularité 1950 - 1963
Scènes régionales New York - Chicago
Los Angeles - Détroit
philadelphie

Sous-genres

Ballad Doo-Wop - Doo-Wop Uptempo - Novelty - Acappella - Doo Bop - Doo Hop (Rap)

Genres dérivés

Northern soul - soul

Genres associés

Rock 'n' roll - rhythm and blues

« Doo-wop » est une onomatopée qui sert à désigner un sous-genre du rhythm and blues.

Né du mariage des rythmes syncopés africains et des cantiques de la société WASP puritaine au début des années 1950, le doo-wop est un style vocal fortement influencé par le gospel et par les quartets de barbershop (« quatuors de salon de coiffure »).

Interprété à l'origine par des groupes de chanteurs afro-américains, il sera également repris par des groupes de chanteurs blancs au début des années 1960. Le groupe est généralement composé de quatre ou cinq chanteurs : un soliste, ténor léger, chante la mélodie, un autre ténor et un baryton suivent les accords avec des « Ooh » et des « Aah » interrompus de brèves césures de type « wop-wop » et un baryton-basse ajoute des « doop-doop ». Certains groupent compteront également une voix en Falsetto, plus aiguë que la voix du ténor. Ils peuvent être accompagnés par une base rythmique piano-guitare-basse-batterie, voire par un saxophone à partir de 1956. À partir de 1960, parfois par des violons. Les mélodies sont généralement des ballades construites sur les quatre accords de l'anatole. Les paroles du doo-wop, généralement sentimentales, peuvent aussi être humoristiques ou à connotation sexuelle.

Les précurseurs de ce style sont le Golden Gate Quartet, les Ink Spots et surtout les Orioles.

Sommaire

Les années 1950 et le début des années 1960 : l'âge d'or du doo-wopModifier

 
Le Doo-Wop-Ensemble The Ravens. Photo William P. Gottlieb.

De 1950 à 1960, c'est une véritable explosion : environ 15 000 groupes vocaux sortent au moins un disque de doo-wop, aux États-Unis, durant cette décennie. Peu d'entre eux font preuve de créativité ou d'originalité et ceux-ci sont alors rapidement imités par les autres. Une véritable surenchère se développe dans la recherche d'onomatopées compliquées (par exemple, le « Eh-toom-ah-ta-toom-ah-ta-toom-ah-to-doh » du morceau Why Do Fools Fall In Love de Frankie Lymon & The Teenagers. Une autre pratique en vogue dans le doo-wop consiste à donner aux groupes des noms d'oiseaux (bird groups) comme les Orioles, The Cardinals (en), les Penguins, les Ravens, les Falcons, ou les Flamingos.

Parmi les plus gros succès du doo-wop, on peut citer Only You (1955) et The Great Pretender (1956) des Platters, White Christmas (1954) et Save the Last Dance for Me (1960) par les Drifters, Earth Angel (1954) des Penguins, Sh'boom (1954) des Chords, Work With Me Annie (1954) des Midnighters, Sincerely (1954) des Moonglows, Smokey Joe's Café (1955) des Robins et Come Go with Me (1956) des Del-Vikings.

Le style doo-wop fut extrêmement populaire tout au long des années 1950, parallèlement aux débuts du rock 'n' roll, puis fut supplanté à partir de 1964 par la mode des girl groups et par les groupes de la "British Invasion" comme les Beatles.

Entre 1960 et 1965, des groupes comme The Isley Brothers, The Drifters, the Dells ou les Contours ont fait le pont stylistique entre doo-wop et soul, mais beaucoup de groupes blancs comme Dion and the Belmonts, les Four Seasons, les Tokens, les groupes produits par Phil Spector, ou même les Beach Boys ont fait évoluer le doo-wop sous l'influence de la musique pop britannique, ce qui donnera le « West Coast » aux États-Unis et le « Merseybeat » en Angleterre.

Les années 1970 et 1980 : nostalgie et doo-wop soundModifier

De 1965 à 1980, quelques groupes amateurs ont continué à chanter du doo-wop, par exemple les Rubettes. Au début des seventies, portés par une vague de nostalgie des fifties due au succès du film de George Lucas American Graffiti ou de la série télé Happy Days, certains groupes comme Sha Na Na, Flash Cadillac and the Continental Kids ou Rocky Sharpe and the Replays (en) font entrer des titres de doo-wop dans les hit-parades US. À la fin des années 1970-80, des solo, groupes de la scène rockabilly, comme Robert Gordon, Tuff Darts, The Blasters ou Stray Cats.


Artistes de doo-wopModifier

BibliographieModifier

  • Anthony J. Gribin & Matthew M. Schiff, Doo-Wop, The forgotten third of rock'n'roll, Krause Publications, Iola, WI, 1992. (ISBN 0-87341-197-8) (the definitive guide in 616 pages)
  • Anthony J. Gribin & Matthew M. Schiff, The complete history of Doo-Wop, Krause Publications, Iola, WI, 2000, 496 p. (ISBN 0-87341-829-8). Republished by Collectables in 2006 w/ a different cover, 496 p. (ISBN 0-9773798-4-1).