Dominique Napoléon St-Cyr

personnalité politique canadienne

Dominique Napoléon St-Cyr
Fonctions
Député de Champlain
Prédécesseur François-Xavier-Anselme Trudel
Successeur Robert Trudel
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nicolet
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Québec
Parti politique Parti conservateur du Québec
Profession Éducateur

Dominique Napoléon St-Cyr, né le à Nicolet et mort le à Québec, est un enseignant et un homme politique québécois.

BiographieModifier

Jeunesse et étudesModifier

Né à Nicolet, le 4 août 1826, fils de Jean-Baptiste Deshaies, dit Saint-Cyr, cultivateur, et de Josephte Lefebvre, dit Descoteau. Étudia au collège de Nicolet, il eut comme compagnon de classe le futur évêque de St-Hyacinthe, Mgr Louis-Zéphirin Moreau et comme professeurs les abbés Raimbault, Jean-Baptiste Ferland et Louis-François Laflèche. Il se destinait à l’enseignement, et ce fut la vocation de sa vie. Désireux de se perfectionner en langue anglaise, il accepta le poste de professeur de sciences à la faculté d’agriculture de Lennoxville de 1846 à 1848. En 1849, il prit un brevet d’enseignement et refusa par la suite d’aller enseigner aux États-Unis.

Enseignant puis notaireModifier

En 1850, un de ses oncles habitait Sainte-Anne-de-la-Pérade, et comme un de ses fils avait étudié à Nicolet, il convainquit les commissaires d’écoles de l’engager comme instituteur, puis devient professeur le 13 avril et directeur de l’école du village de 1850 à 1876. Ce dernier accepta, et c’est ainsi qu’il devint citoyen de la paroisse et y passa sa vie, c’est-à-dire pendant près d’un demi-siècle. Il était sévère, d’une discipline rigoureuse. Aux yeux de la population, il passait pour un saint laïc. Ainsi était-il respecté de tous. Obtint un diplôme d'instituteur d'école moderne en 1851 et un diplôme de l'Académie en 1859.

Il avait épousé à Sainte-Anne-de-la-Pérade, le 12 septembre 1854, Marie-Anne-Rose Saint-Cyr, sa cousine germaine, fille de Antoine Deshaies, dit Saint-Cyr et de Marguerite-Émilie Ricard, et éleva une famille de onze enfants.

Fondateur de la première école française catholique à Sherbrooke. Secrétaire-trésorier bénévole de Sainte-Anne-de-la-Pérade du 20 juillet 1859 au 23 janvier 1864. Il est reçu notaire par la Chambre des notaires de Montréal le 15 octobre 1867 à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Il fut nommé en 1874 secrétaire d’un comité pour favoriser la colonisation du nord du comté de Champlain.

PolitiqueModifier

Élu député conservateur dans Champlain en 1875 avec 859 votes (36 %). Réélu en 1878, un peu malgré lui, car il avouait avoir peu de goût pour la chose publique, avec 1552 votes (61 %). Ne s'est pas représenté en 1881. Nommé membre fondateur de la Société royale du Canada en 1881, il travailla à la mise sur pied de la section de géologie et sciences biologiques de cet organisme jusqu'en 1886. Instigateur du Musée provincial de l'instruction publique et conservateur de ce musée de 1886 à 1890. Auteur de plusieurs écrits publiés dans le Naturaliste canadien. A publié notamment Rapport d'un voyageur au Labrador, suivi du Catalogue des plantes et des oiseaux de la Côte Nord (1886). Collabora également avec l'abbé Léon Provancher (1820-1892) et avec l’abbé Louis-Ovide Brunet (1826-1871) pour effectuer des recherches biologiques et zoologiques. Ses collections de plantes, se sont ajoutées à l’Herbier Louis-Marie.

Décédé à l’Hôtel-Dieu de Québec, le 3 mars 1899, à l'âge de 72 ans et 6 mois. Inhumé dans le cimetière de Sainte-Anne-de-la-Pérade, le 7 mars 1899.

PostéritéModifier

Au cours des années 1930 et 1940, le botaniste et ethnologue de réputation internationale Jacques Rousseau (1905-1970) a recueilli d’innombrables échantillons dans l’île d’Anticosti, un endroit déjà étudié par Dominique-Napoléon Saint-Cyr. En l’honneur de ce dernier, Rousseau a nommé Iris X Sancta-Cyriana cet hybride naturel entre l’Iris versicolore et l’Iris setosa découverts dans l’île. Il existe également depuis 1993, une rue D-N-Saint-Cyr à Nicolet en son honneur.

SourcesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier