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Daniel Alcouffe

conservateur général du patrimoine
Daniel Alcouffe
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Daniel Alcouffe, né à Paris le , est un conservateur général du patrimoine et historien de l'art français[1], directeur du département des Objets d'art du musée du Louvre.

Il appartient à l'école des historiens de l'art décoratif français, dont le chef au XXe siècle fut Pierre Verlet.

ParcoursModifier

 
Couronne de l'impératrice Eugénie, acquise en 1988 avec la participation de Roberto Polo

Formé à l'École des chartes et à l'École du Louvre, notamment par Pierre Verlet[2], il a consacré sa thèse d'archiviste paléographe (1962) aux artisans décorateurs du bois au faubourg Saint-Antoine, sous le règne de Louis XIV, d'après les minutes des notaires parisiens[3]. Sa vocation lui vient d'ailleurs de ses liens d'enfance avec ledit faubourg[4].

À sa sortie de l'École des chartes, il passe le concours des musées nationaux, entre au département des Objets d'art du Louvre où il assiste Pierre Verlet, puis part pour la Casa de Velázquez en 1963[5]. À son retour, il réintègre le département des Objets d'art, où il aura pour directeurs Pierre Verlet, Hubert Landais, Francis Salet et Léon de Groër. Il prend la tête du département en 1982 jusqu'à sa retraite en 2004, en enseignant également à l'École du Louvre. Il est l'artisan du redéploiement des collections dans la nouvelle aile Richelieu et donc l'un des principaux acteurs de l'opération du Grand Louvre. Il en parle comme d'une expérience extraordinaire et passionnante[6]. Il est aidé dans sa tâche par Danielle Gaborit-Chopin et Amaury Lefébure. La plus spectaculaire des nouvelles salles est la galerie des chasses de Maximilien, du nom d'une suite de tapisseries qui ornent les murs ; elle est principalement consacrée aux majoliques. Elle est flanquée de la galerie de Scipion, qui abrite un bel ensemble d'émaux. Plusieurs salles portent le nom de grands donateurs du Musée : Adolphe de Rothschild, Charles Sauvageot, marquise Arconati-Visconti. En 1993, il ouvre au public le somptueux appartement du ministre des Finances, meublé et décoré dans le plus pur style Napoléon III. Dans l'aile Sully, il installe le salon d'Abondant en 1994 et, en 1997, il dédie une salle à la collection Grog-Carven, dont son maître, Pierre Verlet, avait obtenu la donation en 1973. En 1999-2000, il ouvre dans l'aile Rohan de nouvelles salles consacrées au mobilier du XIXe siècle, jusque-là fort négligé. Il noue de bonnes relations avec des experts comme Roberto Polo, qui fera des dons importants au Musée[7], et obtient de nouvelles faveurs de madame Carven, qui complétera ses donations précédentes[8].

Dès son arrivée à la tête du département, il a pris son bâton de pèlerin et est allé visiter les principaux marchands de la place, une attitude qui contraste avec la méfiance affichée par ses prédécesseurs. Il tenait à leur expliquer ce qu'il recherchait et se félicite du résultat : « [Bernard] Steinitz a toujours fait des cadeaux princiers au département, alors que je ne lui ai jamais rien acheté : la pendule de Prieur[9], le retable en émail peint, une paire de flambeaux à la financière à décor de dauphin[10], une paire de portes sensationnelles au chiffre d'Henri II[11], le mobilier de Marie d'Orléans. Maurice Segoura a aussi été formidable et nous a toujours beaucoup aidés[12] ».

Il a participé à l'organisation de nombreuses expositions, dont Dix siècles de joaillerie française avec Bertrand Jestaz et Colombe Samoyault-Verlet (Louvre, 1962), L'Art en France sous le second Empire (Grand Palais, 1979), Un âge d'or des arts décoratifs : 1814-1848 (Grand Palais, 1991), Les Gemmes de la Couronne (Louvre, 2001), Un temps d'exubérance : les arts décoratifs sous Louis XIII et Anne d'Autriche (Grand Palais, 2002), 18e, aux sources du design : chefs d'œuvre du mobilier 1650-1790 (Versailles, 2014). Il a présidé plusieurs colloques, notamment Les Vases en pierres dures (musée du Louvre, 2001), Nouveaux regards sur le mobilier français du XVIIIe (Versailles, 2015).

Une tâche qui lui a tenu à cœur pendant toute sa carrière et même après sa retraite, c'est le retour dans les collections publiques des Diamants de la Couronne[13] vendus en 1887, et des autres bijoux d'origine royale ou impériale[14]. Rappelons qu'ils sont exposés pour l'essentiel dans la Galerie d'Apollon, qui dépend du département des Objets d'Art, et accessoirement au Muséum national d'histoire naturelle et à l'École nationale supérieure des mines de Paris. Il s'en expliqué dans un article paru en [15]. il y rappelle que la vente de 1887 a été décidée par la République pour priver à jamais les prétendants de la possibilité d'utiliser les Diamants de la Couronne. Cet ensemble éblouissant comportait plus de 77.000 pierres et perles, certaines devenues introuvables par suite de l'épuisement des mines. La catastrophe patrimoniale s'est doublée d'un échec financier, le marché ne pouvant absorber une telle quantité en si peu de temps. En outre, beaucoup de parures furent achetées par des joailliers pour les démonter et récupérer les pierres. On doit à Daniel Alcouffe le rachat des pièces suivantes :

  • en 1985, la parure en saphirs et diamants de Nitot pour la reine Marie-Amélie[16],
  • en 1988, la couronne de l'impératrice Eugénie par Gabriel Lemonnier, rachetée avec l'aide de Roberto Polo,
  • en 1992, le diadème en perles et diamants de l'impératrice Eugénie, vendu par les princes de Tour et Taxis, acheté avec l'aide des Amis du Louvre[17],
  • en 2001, l'originale parure en or et micro-mosaïques de Nitot pour l'impératrice Marie-Louise, achetée avec l'aide des Amis du Louvre[18],
  • en 2002, le diadème en émeraudes et diamants des Bapst pour la duchesse d'Angoulême[19],
  • en 2004, le collier et les boucles d'oreilles en émeraudes et diamants de Nitot pour l'impératrice Marie-Louise, achetés avec l'aide des Amis du Louvre[20].

Hors les objets exposés dans la Galerie d'Apollon, il retient parmi ses achats préférés le secrétaire en pente de Marie Leczinska par Gaudreaus[21], pour la pureté de ses lignes, la patène byzantine en sardoine de la collection Stoclet[22], les statues d'Henri IV et de Marie de Médicis par Barthélemy Prieur, la table de toilette de la duchesse de Berry[23]. Un regret par contre pour la fibule de Domagnano de la collection Béhague-Ganay, qu'il n'a pas pu acheter et qui est partie au Louvre Abou Dhabi[24].

Parmi les autres acquisitions majeures réalisées au cours de la période (beaucoup avec l'aide des Amis du Louvre), on peut citer :

  • en 1982, une cassolette en agate et or par Charles Ouizille[25] pour Marie-Antoinette, parfait témoignage du goût bijoutier de la reine,
  • en 1983, la spectaculaire cloche en argent du service de Joseph 1er de Portugal, par François-Thomas Germain, à décor d'attributs de chasse[26],
  • en 1984, le pot-pourri vaisseau de madame de Pompadour en porcelaine de Sèvres,
  • en 1985, quatre plaques en émail attribuées à Colin Nouailher,
  • en 1986, un diptyque en ivoire du XIIIe siècle, don de Guy Ladrière,
  • en 1988, la commode en laque de Marie-Leczinska par BVRB,
  • en 1988, une paire de bergères de Séné, du mobilier de madame Élisabeth à Montreuil, don de M. et Mme Francis Barbe,
  • en 1988, une spectaculaire paire de cornets antiques (rhytons) en Sèvres à l'imitation du lapis-lazuli et du bronze doré, d'époque Empire,
  • en 1988, une coupe en jaspe montée, de la collection de Marie-Antoinette, don de Daniel Pasgrimaud,
  • en 1988, un secrétaire à abattant de Martin Carlin orné de micro-mosaïques, véritable meuble-bijou,
  • en 1988, une grande plaque en émail attribuée à Jean 1er Pénicaud, émail posé sur feuilles d'argent,
  • en 1989, deux fauteuils à la reine de la collection Pierre Crozat, don Caumont La Force,
  • en 1990, la commode de Mathieu Criaerd à décor bleuté du château de Choisy,
  • en 1991, la châsse de saint Thomas Becket, du XIIe siècle, (des collections Martin Le Roy et Marquet de Vasselot),
  • en 1991, deux tapisseries du début du XVIe, de même provenance,
  • en 1991, la paire de vases Clodion de la manufacture de Sèvres offerte à Monsieur par Louis XVIII,
  • en 1991, quatre tapisseries de la tenture du Triomphe de Flore, de la manufacture des Gobelins,
  • en 1991 et 1994, le mobilier de la chambre de madame Récamier
  • en 1992, un groupe en cuivre doré, Limoges XIIIe siècle,
  • en 1992, une paire de vases Bachelier à anses élevées, grande taille, Sèvres 1767,
  • en 1992 et 1994, deux pots à oille du service du duc de Penthièvre[27], par Edme-Pierre Balzac,
  • en 1993, un rare flambeau à deux bobèches de l'orfèvre François 1er Roberday, vers 1630, don Jourdan-Barry,
  • en 1993, une plaque en ivoire du Xe siècle provenant du monastère de Magdebourg, qui rejoint une autre plaque du même ensemble déjà au Louvre,
  • en 1993, une paire de vases à têtes de bélier en bronze doré et patiné, par Philippe Caffieri, de la collection Daniel Pasgrimaud,
  • en 1993, un grand médaillon ou camée de verre, portrait de Louis XIV en verre coulé sur table, par le maître verrier Bernard Perrot (Bernardo Perroto), établi à Orléans[28], vers 1680, don Honda-France,
  • en 1994, le mobilier de salon de madame Récamier, don de M. et Mme Victor Pastor,
  • en 1995, une jardinière en acajou et bronze doré pour la duchesse d'Angoulême, de 1819,
  • en 1995, un pot-pourri Hébert, en Sèvres à monture en bronze doré, de 1769,
  • en 1995, une des deux terrines du service Penthièvre (l'autre étant au Metropolitan Museum of Art),
  • en 1995, une paire de sucriers en argent à motif d'esclaves portant une botte de canne, de la collection des princes de Condé, vers 1730,
  • en 1995, une paire de candélabres en bronze noirci et bronze doré (1,60 m), par André-Antoine Ravrio, en 1814, don du groupe Finacor,
  • en 1997, un médailler au chiffre royal par Pierre Gole, vers 1660,
  • en 1998, saint Jean-Baptiste enfant, bronze de la couronne, collection de Louis XIV, don Paul Salmon,
  • en 1998, Orion et Cédalion, bronze de la couronne, attribué à Barthélemy Prieur,
  • en 1999, un vase Bachelier à serpents, Sèvres 1766, de la collection Choiseul,
  • en 1999, un seau à bouteille du service du Gobelet du Roi à Versailles, Sèvres 1783, don John Whitehead,
  • en 1999, deux bronzes de la couronne, Hippomène et Atalante, début XVIIIe,
  • en 2000, le coffret en nacre et vermeil de Pierre Mangot, achat qui fut contesté en son temps mais Daniel Alcouffe a tenu bon, car il s'agit d'un témoignage rarissime de l'orfèvrerie royale au temps de François 1er[29],
  • en 2000, le moulin à café en or de madame de Pompadour,
  • en 2000, un superbe ensemble de six tapisseries : la tenture des Attributs de la Marine, à décor de Bérain, don de M. et Mme Gilbert Chagoury,
  • en 2001, l'aiguière de baptême du duc de Bordeaux (1821) par Jacques-Henry Fauconnier, argent doré et mat,
  • en 2002, un pot à oille et son plateau, Sèvres 1784, du service royal dit à frise riche en couleurs et riche en or[30],
  • en 2002, une paire de vases à oreilles première grandeur, à fond rose, de la collection des princes de Condé, Sèvres 1758,
  • en 2002, un verre à jambe de la Renaissance, avec motifs émaillés, fait en France probablement par des artisans vénitiens,
  • en 2002, une paire de bras de lumière de la duchesse de Mazarin, à décor floral, par Pierre Gouthière,
  • en 2002, l'opulente commode de Riesener pour le cabinet de Marie-Antoinette à Marly (1782),
  • en 2003, une vierge gothique allemande en ivoire, du XIVe siècle.
  • en 2003, un bénitier à six facettes, cuivre doré et émail, Limoges, vers 1490,
  • en 2004, une tabatière en or et porcelaine de Sèvres par Jean Ducrollay pour le duc de Rohan, 1757.

Il n'a pas hésité à s'engager dans les polémiques touchant les musées. C'est ainsi qu'en 2003, il soutient Jean-Pierre Samoyault, dont Bernadette Chirac avait obtenu le renvoi de la direction du Mobilier national[31]. Il s'oppose à la politique d'Henri Loyrette à la direction du musée du Louvre, signe la pétition contre le Louvre Abou Dhabi[2] et, en 2015, celle contre le transfert des réserves du Louvre, en compagnie de plusieurs anciens chefs de département[32].

De 1971 à 1986, il a été enseignant à 'École du Louvre :

  • 1971-72, Histoire des arts appliqués à l'industrie : La Collection de gemmes de Louis XIV, recherches sur quelques grandes collections de gemmes
  • 1973-74, Histoire des arts appliqués à l'industrie : Recherches sur la collection de gemmes de Louis XIV, les XVIe et XVIIe siècles
  • 1980-81, Histoire des techniques des arts décoratifs
  • 1981-82, id.
  • 1982-83, id.
  • 1983-84, id.
  • 1984-85, id.
  • 1985-86, id.

La toute fin de son mandat est marquée par l'exposition Paris 1400 : les arts sous Charles VI (commissaire Elisabeth Taburet-Delahaye), qui fait découvrir des trésors d'orfèvrerie éblouissants[33]. Il prend sa retraite à l'été 2004 et est remplacé début septembre par Marc Bascou, à qui reviendra la charge de terminer les aménagements du département au nord de la Cour Carrée, en y installant les period rooms inaugurées en 2014. Il est à noter que c'est bien Daniel Alcouffe qui a entrepris les études préliminaires à ce grand chantier[34].

Il est officier de la Légion d'honneur[35] et commandeur de l'Ordre des arts et des lettres[36].

PublicationsModifier

AuteurModifier

  • Contribution à la connaissance des émigrés français à Madrid au XVIIe siècle, mélanges de la Casa de Velászquez, 1966, vol. 2, numéro 1
  • Les Macé : ébénistes et peintres, bulletin de la Société d'histoire de l'art français, 1971-72
  • Restauration du mobilier, Société française du livre, 1976
  • La collection de gemmes de Louis XIV : identification de quelques pièces aliénées, bulletin de la Société d'histoire de l'art français, 1977
  • Musée du Louvre : la galerie d'Apollon, RMN, 1980
  • Les Gaudreaus, ébénistes de Louis XV, Antologia di Belle Arti, 1985, numéro 27-28
  • Pierre Verlet, Revue de l'art, 1988, vol. 79, numéro 1
  • (it) le Arti decorative alle grandi esposizioni universali : 1851-1900, Idealibri, 1988
  • Les Objets d'art, Moyen Age et Renaissance, guide du visiteur, musée du Louvre, 1993
  • Bruno Pons, Revue de l'art, 1995, vol. 110, numéro 1
  • Un aspect du goût de Marie-Antoinette : les vases en pierres dures, Versalia, numéro 2, 1999
  • Les gemmes de la Couronne, RMN, 2001
  • Un temps d'exubérance, les arts décoratifs sous Louis XIII et Anne d'Autriche, RMN, 2002
  • Le triomphe des arts décoratifs au temps de Louis XIII, l'Estampille, numéro 369,
  • Le Décor peint des cabinets d'ébène, Dossier de l'art numéro 86, , Faton
  • Souvenirs d'un conservateur, l'Estampille, numéro 394,
  • Sophie Baratte, bibliothèque de l'École des Chartes, 2007, vol. 165, numéro 2
  • Les artisans décorateurs du bois au Faubourg Saint-Antoine sous le règne de Louis XIV, d'après les minutes des notaires parisiens, Faton, 2008
  • Une catastrophe nationale : la vente des Diamants de la Couronne en 1887, La Tribune de l'Art,
  • Au temps des premiers ébénistes français, Métiers d'art (Faton), numéro 254, été 2012

Co-auteurModifier

  • Dix siècles de joaillerie française : Musée du Louvre -
  • Styles, meubles, décors : du Moyen Age à nos jours, sous la direction de Pierre Verlet, 2 vol., Larousse, 1972
  • L'Art en France sous le second Empire, RMN Grand Palais, 1979
  • (it) il Mobile francese dal Rinascimento al Luigi XV, Fabbri, 1981
  • La Folie d'Artois, Antiquaires à Paris, 1988
  • La Révolution française et l'Europe : 1789-1798, RMN Grand Palais, 1989
  • De Versailles à Paris, le destin des collections royales, mairie du Ve arrondissement de Paris, 1989
  • Le Trésor de Saint-Denis, catalogue de l'exposition de 1991, musée du Louvre
  • Un âge d'or des arts décoratifs : 1814-1848, RMN Grand Palais, 1991
  • Le Mobilier français de la Renaissance à Louis XV, Antiquités et objets d'art numéro 24, Fabbri, 1991
  • Le Mobilier du musée du Louvre, 2 volumes, Faton, 1993 et 2002
  • La Renaissance, Seuil, 1996
  • Le faubourg Saint-Antoine, architecture et métiers d'art, Action artistique de la ville de Paris, 1998
  • Les Vases en pierres dures, co-édition Louvre - Documentation française, 2003
  • Les Bronzes d'ameublement du Louvre, Faton 2004
  • Le Louvre, trésors du plus grand musée du monde, Sélection du Reader's Digest, 2004
  • Les Arts décoratifs aujourd'hui, Histoire de l'art numéro 61, , Somogy
  • (en) Roberto Polo, the Eye, Frances Lincoln, 2011
  • 18e, aux sources du design : chefs d'œuvre du mobilier 1650-1790, co-édition Faton - Château de Versailles, 2014

Ouvrages dédiésModifier

  • Objets d'art : mélanges en l'honneur de Daniel Alcouffe, Faton, 2004

Notes et référencesModifier

  1. Bibliothèque de l'École des chartes, 1958, 116, p. 314.
  2. a et b Le Journal des Arts, n° 255, 16 mars 2007
  3. Site de l'École des chartes
  4. voir ses Souvenirs d'un conservateur
  5. Arrêté du 1er mars 1963.
  6. Souvenirs d'un conservateur, p. 6
  7. lire en ligne
  8. lire en ligne
  9. lire en ligne
  10. lire en ligne
  11. lire en ligne
  12. Souvenirs d'un conservateur, p. 7
  13. lire en ligne
  14. Les Diamants de la Couronne, qui comprenaient aussi d'autres types de pierres, montées ou non montées, étaient la propriété du Royaume (et à sa suite, de l'État français), mais les membres des familles régnantes détenaient en propre des bijoux librement cessibles. C'est ainsi que le collier et les boucles d'oreilles de Marie-Louise ont été transmis aux Habsbourg, et la couronne d'Eugénie à la princesse Napoléon, comtesse de Witt
  15. lire en ligne l'article de la Tribune de l'Art
  16. lire en ligne
  17. lire en ligne
  18. lire en ligne
  19. lire en ligne
  20. lire en ligne
  21. lire en ligne
  22. lire en ligne
  23. Souvenirs d'un conservateur, p. 7-8
  24. lire en ligne l'article de la Tribune de l'Art
  25. Charles Ouizille, bijoutier du roi, travaillait souvent avec Pierre-François Drais. De leurs productions pour Marie-Antoinette, le Louvre détient deux objets : un coffret et un socle de vase
  26. lire en ligne. Le service de Joseph 1er fut l'un des deux plus fastueux réalisés en France au XVIIIe siècle avec le service Orloff
  27. Il s'agit en fait du service Toulouse / Penthièvre / Orléans, commencé par le comte de Toulouse et terminé par le duc d'Orléans, futur Louis-Philippe. Ces deux pots à oille rejoignent deux seaux à bouteille du même ensemble acquis en 1987. De la première période, le Louvre détient deux salières par Thomas Germain particulièrement remarquables
  28. lire en ligne. Perrot revendiquait l'invention de ce procédé du verre coulé sur table, qui révolutionna la production de glaces et de vitres. Voir Maurice Hamon, La Manufacture royale des glaces et Versailles aux XVIIe et XVIIIe siècles, Versalia 2017, p. 142-143
  29. lire en ligne
  30. Il y a eu en fait deux services, l'un donné à Gustave III de Suède, l'autre pour Marie-Antoinette. Il n'est pas toujours facile de savoir à quel service appartiennent les pièces retrouvées. Ici, le pot à oille appartient au service de Marie-Antoinette, mais le plateau à celui de Gustave III. Voir aussi dans Versalia 2017 la note de Marie-Laure de Rochebrune, p. 19-20
  31. lire en ligne
  32. lire en ligne
  33. lire en ligne
  34. lire en ligne
  35. 13 juillet 2004
  36. Arrêté du 11 décembre 2001

Liens externesModifier