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Damastès de Sigée
Biographie
Naissance
Activité

Damastès (en grec ancien : Δαμάστης ; en latin : Dǎmastēs, -ae ou Damastus, -i) de Sigée est un historien grec, contemporain d'Hérodote.

BiographieModifier

Damastès est né à Sigée (en grec ancien : Σίγειον / Sígeion ; en latin : Sigeum).

D'après la Souda, il était un disciple d'Hellanicos de Lesbos, avec lequel il est souvent cité. Mais, d'après Porphyre de Tyr, Hellanicos aurait emprunté à Damastès et Hérodote plusieurs déclarations concernant les manières et la coutumes de nations étrangères.

ŒuvreModifier

Selon la Souda, Damastès est l'auteur de trois ouvrages :

  • Une Histoire de la Grèce (Perì tôn en Helládi genoménon) ;
  • Un ouvrage sur les Ancêtres de ceux qui avaient participé à la guerre de Troie (Peri goneon kai progonon ton eis Ilion strateusamenon) ;
  • Un Catalogue de peuples et des villes (ethnon katalogos kai poleon), qui est probablement le même ouvrage que celui cité par Étienne de Byzance sous le titre simple de peri ethnon.

En plus de ceux-ci, un teriplous est aussi mentionné comme une œuvre de Damastès par Agathemerus.

Il aurait, en outre, écrit un Peri poieton kai sophiston.

Toutes ces œuvres sont perdues, à l'exception de quelques fragments insignifiants.

Ératosthène en fit une grande utilisation, pour laquelle il fut critiqué par Strabon, qui accordait peu de valeur aux avis de Damastès et le chargeait d'ignorance et de crédulité.

De Denys d'Halicarnasse, nous savons que Damastès avait écrit sur la fondation de Rome.

BibliographieModifier

  • Suidas, I, 639.
  • Denys d'Halicarnasse, Jugement sur Thucydide, 5 : « Plusieurs historiens parurent sur divers points de la Grèce, longtemps avant la guerre du Péloponnèse. De ce nombre sont : Eugéon de Samos, Démoclès de Proconnèse, Eudème de Paros, Démoclès de Phigéla, Hécatée de Milet, Acusfiaüs d'Argos, Charonde Lampsaque, Amélésagoras de Chalcédoine. Immédiatement avant cette guerre, et jusqu'à l'époque de la naissance de Thucydide, florissaient Hellanicus de Lesbos, Damaste de Sigée, Xénomède de Chio, Xanthus de Lydie et beaucoup d'autres ».
  • Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines, I, 72, 2 : « Mais [Hellanicos|Hellanique] l'auteur de l'histoire des prêtresses d’Argos et de ce qui s'est produit à l’époque de chacune d'elles dit qu'Énée, arriva en Italie du pays des Molosses avec Ulysse et il fut le fondateur de la ville, qu'il appela Romè, du nom d’une des femmes de Troie. Il dit que cette femme, lasse d’errer, poussa les autres femmes de Troie à se révolter et avec elles incendia les navires. Damastès de Sigée et quelques autres sont d’accord avec lui ».
  • Strabon, Géographie, I, 3 ; XIII et XIV.
  • Valère Maxime, Faits et dits mémorables, VIII, 13 ; Extern. 6.
  • Rufus Avienus, de Ora Marit.
  • Pline l'Ancien, Histoire naturelle, VII, 48 : « Hellanicus rapporte que quelques individus de la nation des Épiens, en Étolie, atteignaient 200 ans. Il est soutenu en cela par Damasthès, qui dit que Pictoreus, l'un des plus remarquables parmi eux par ses forces corporelles, vécut même 300 ans ; Éphore a écrit que des rois des Arcadiens avaient vécu 300 ans ; Alexandre Cornélius, qu'un certain Daudon, en Illyrie, avait vécu 500 ans. Xénophon, dans son Périple, qu'un roi d'une île des Tyriens vécut 600 ans, et, comme s'il n'avait pas assez menti, que son fils en vécut 800. Tout cela est le résultat de l'ignorance des mesures du temps ».
  • Plutarque, Vie de Camille, 19 : « Le mois Thargelion a été souvent funeste aux Barbares. Ce fut dans ce mois qu'Alexandre vainquit, près du Granique, les généraux du roi de Perse. Le 24 de ce mois, jour où, selon Éphore, Callisthène, Damastes et Phylarque, Troie avait été prise, Timoléon battit les Carthaginois en Sicile ».
  • Michel Apostolius, centurie 2, prov. 51.
  • Agathémère, I, 1.

Notes et référencesModifier