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Crucifix d'Arezzo (Cimabue)

peinture de Cimabue
Crucifix d'Arezzo
CrocifissoCimabue-Arezzo-Photo taken by Senet. April 20, 2010-Perspective correction, crop and blackframe with GIMP by Paolo Villa 2019.jpg
Artiste
Date
1265-1268
Type
Tempera et or sur bois
Dimensions (H × L)
336 × 267 cm
Collection
Localisation

Le Crucifix d'Arezzo est un grand crucifix peint en tempera et or sur bois, réalisé vers 1265-1268 par Cimabue. Il figure sur le maître-autel de l'église Saint-Dominique d'Arezzo.

HistoireModifier

Avant de partir pour Rome, et à la suite d'une commande des Dominicains d'Arezzo, Cimabue jeune réalise un premier[1] grand crucifix destiné à l'autel de l'église Saint-Dominique.

Il ne lui est définitivement attribué qu'en 1927 par Pietro Toesca.

DescriptionModifier

Se distanciant de la manière gothique (Christus triumphans) déjà entamée par la manière byzantine (Christus patiens), le crucifix d'Arezzo engage les innovations de la représentation du Christus dolens, initiée par les primitifs italiens, humanisant leurs peintures en suivant les nouveaux préceptes des ordres franciscain et dominicain.

Le Christ se doit d'être alors représenté mort, souffrant sur la croix (et non plus triomphant ou résigné) :

  • La tête baissée sur l'épaule,
  • les yeux fermés soit absents, énucléés (orbites vides),
  • marques de douleur sur le visage,
  • la bouche est incurvée vers le bas,
  • les plaies sont saignantes (mains, pieds et flanc droit),
  • Le corps tordu déhanché, arqué dans un spasme de douleur, subissant son poids terrestre,
  • schématisation des muscles et des côtes.

Le crucifix comporte des scènes annexes des extrémités de la croix (tabellone) :

  • à gauche : Marie en buste, pleurant,
  • à droite : Jean en buste, pleurant,
  • en haut sur la cimaise : vide à fond rouge (inscription INRI effacée) ; au-dessus tondo rajouté par un autre artiste.
  • en bas (le soppedaneo) : vide sous les pieds séparés et saignants,
  • les flancs latéraux du Christ sont décorés de motifs géométriques.
Particularités stylistiques
  • le périzonium reste rouge et opulent, brodé d'or (il deviendra diaphane sur son grand crucifix suivant suivant, celui de Santa Croce).

Notes et référencesModifier

  1. Le suivant est celui de Santa Croce

Articles connexesModifier

Liens externesModifier