Critérium (cyclisme)

Le critérium est un type de course cycliste sur route d'un jour[1] se déroulant souvent en centre-ville, sur un circuit de 800 m à 10 km, pour une distance maximale de 150 km selon le règlement de l'Union cycliste internationale[2].

Cyclistes et spectateurs au critérium de Toronto en 2009.

Le vainqueur reçoit la plupart du temps de l'argent comme récompense.

OrganisationModifier

Les critériums sont relativement faciles à organiser et ne nécessitent pas une grande quantité d'espace. Le circuit, souvent court, est constitué de plusieurs virages, qui rendent la course d'autant plus difficile que le coureur doit mener ou subir une « relance » (action d'un cycliste sportif d'accélérer après un virage, de manière à contre balancer le ralentissement dû au virage).

Les critériums sont généralement organisés après le Tour de France.

DérouléModifier

Les spectateurs sont en effet ravis de voir les amateurs régionaux confrontés aux « géants de la route » qui passent plusieurs fois devant eux sur la boucle du circuit. Le public s'intéresse peu à l'ordre de passage et aux écarts chronométriques, d'autant plus que dans les circuits très réduits, des coureurs commencent à en doubler d'autres, pendant que certains sont « lâchés », rendant la course rapidement incompréhensible. « Les demandeurs de critériums viennent donc surtout vérifier la matérialité des êtres extraordinaires que le récit sur la course en ligne leur a vantés, ils viennent les approcher, obtenir si possible des autographes, le tout dans une ambiance de fête et avec très peu d'exigence de la logique sportive »[3].

Critériums célèbresModifier

La célèbre course du Critérium du Dauphiné, bien que nommée critérium, a un format différent de celui des critériums habituels.

Notes et référencesModifier

  1. La course d'un jour s'oppose à la course à étapes.
  2. « Règlement UCI du sport cycliste - Titre 2 Épreuves sur route », sur uci.ch (consulté le 4 octobre 2009).
  3. Jacques Calvet, Mythe des géants de la route, Presses universitaires de Grenoble, , p. 53.