Courtol, né à Paris en 1834 et décédé à Saint-Paulien le , était un chasseur de vipères.

Courtol
Image dans Infobox.
Courtol, Photographie parue au sein du journal hebdomadaire illustré "La Nature" en 1900; revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité

BiographieModifier

Orphelin de mère à la naissance, son père meurt alors qu'il a trois ans. Il est placé dans une ferme en Bourgogne.

À vingt ans, le tirage au sort l'envoie à la guerre de Crimée, où il perd l'usage de sa main droite gelée. Par amour, il rejoint sa future épouse au Puy-en-Velay. Pour nourrir sa famille, il court la montagne à la recherche de plantes médicinales que lui rachètent les pharmaciens. Le facteur de Polignac, qu'il croise sur un sentier, lui apprend que l'administration paye cher pour la capture des vipères qui comme les loups sont à l'époque considérées comme nuisibles.

La première année, il en tue deux mille et on rapporte qu'en 1893, le chiffre monte à trois mille, soit près de mille cinq cents francs d'indemnités. Malgré les jalousies et les accusations de trafic (certains pensent qu'il élève les vipères pour les revendre à l'administration), il continue sa quête. Devant son succès, l'administration réduit de moitié le montant des primes, soit de 50 à 25 centimes pour une vipère adulte et de 24 à 12 centimes pour un vipéreau.

Mordu de nombreuses fois, il a mis au point un onguent contre les morsures, mais celui-ci ne suffit pas lorsque le , il est mordu au bras gauche par une vipère aspic à Saint-Paulien. Se croyant immunisé depuis le temps, il se soigne juste avec son remède et meurt dans la nuit.

Sa veuve fit don de son costume en peaux de serpents au musée Crozatier au Puy-en-Velay. Il est toujours dans les réserves du musée.

SourcesModifier

  • Pierre Boyer, Courtol le vipéricide, in "La Nature : revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie", Paris : Masson et Cie Editeurs, 1900, p. 48 lire en ligne.