Cornélius (maison d'édition)

maison d'édition française

Cornélius
Repères historiques
Création 1991
Fondée par Jean-Louis Gauthey
Fiche d’identité
Spécialités Bande dessinée
Langues de publication Français
Site web http://www.cornelius.fr
Préfixe ISBN 978-2-36081
978-2-909990
978-2-915492Voir et modifier les données sur Wikidata

Cornélius est une maison d'édition française créée en 1991 et spécialisée dans la bande dessinée.

HistoriqueModifier

 
Une partie du catalogue de l'éditeur Cornélius (photographie prise dans le bureau/atelier de Cornélius)

Fondée en 1991, par Jean-Louis Gauthey[1], rejoint quelques années plus tard par Bernard Granger (Blexbolex), les éditions Cornélius ont commencé par éditer des ouvrages qui, bien que réalisés en sérigraphie, (tels que Un artiste à monter chez soi , Guillaume Dégé, 48 p. 200 ex. en 1993) ne cherchaient pas à se vendre comme objets de luxe - l'utilisation de la sérigraphie était ici motivée par un souci d'autonomie[2].

Après l'album Big Man, de David Mazzucchelli, Cornélius édite ses livres en offset[pertinence contestée].

Cornélius est proche de l'Association, les deux structures ont un temps partagé leurs locaux et ont beaucoup d'auteurs en commun. Le fait que les premiers livres de Cornélius soient de la main de piliers de l'association tels que Menu et Trondheim brouillera d'ailleurs un temps l'image de marque de Cornélius qui, selon son fondateur, passe un temps pour être un « satellite un peu bizarre de l'Association »[3][source insuffisante].

En 2014, les éditions Cornélius déménagent de Paris pour s'installer dans l'agglomération bordelaise. Elles intègrent La Fabrique Pola[réf. souhaitée], un espace de mutualisation où cohabitent de nombreuses structures et associations culturelles, dont notamment Les Requins Marteaux et les Éditions L'Arbre vengeur. Ce rapprochement entre les éditions Cornélius et Les Requins Marteaux donne naissance, en , à une revue collective intitulée Franky (et Nicole)[4] lorsqu'elle est publiée chez Les Requins Marteaux et Nicole (et Franky) lorsqu'elle sort chez les éditions Cornélius. À partir 2017, les Requins Marteaux cessent de publier Franky (et Nicole). Les éditions Cornélius continuent alors seules la publication de la revue qui paraît une fois par an sous le nom de Nicole[réf. souhaitée].

Ligne éditorialeModifier

La ligne éditoriale des éditions Cornélius se divise en trois grandes catégories : création originale, traduction et patrimoine. "Un tiers de notre catalogue est consacré à des créations spécifiquement pour Cornélius, un autre tiers est un travail de traduction (avec un gros travail de restauration à partir des originaux), et un dernier tiers est consacré à la réédition d’œuvres du patrimoine." déclarait Jean-Louis Gauthey en mars 2019[5].

Caractéristiques des livresModifier

Cornélius n'a pas de logo, son identité visuelle pourtant très identifiable repose sur des contraintes chromatiques et formelles et non sur ce que les graphistes appellent en général une maquette.

Les livres appartiennent à des collections repérées par des prénoms. La « famille Cornélius » se compose de Pierre (17×24cm), Solange (22×29cm), Paul (15×21cm), Louise, Blaise, Raoul (11×17cm), Delphine (7×17cm), Sergio (22×22cm), Jean-Jacques, Victor, Lucette). Les collections ne correspondent pas toujours à un format précis.

OuvragesModifier

 
Stand de Cornélius au Festival d'Angoulême 2016.

Cornélius a édité plusieurs séries de Comix (fascicules à périodicité régulière, en format moyen) d'auteurs alors inconnus tels que David B. (Les 4 savants, Le Nain jaune), Joann Sfar (Ossour Hyrsidoux), Blutch (Mitchum), Jean-Christophe Menu[6] (Mune Comix) et Lewis Trondheim (Approximate continium comix). Cornélius est sans doute précurseur pour ce format[réf. souhaitée] parmi les éditeurs « alter », rejoint depuis par l'Association (format Mimolette) ou 6 pieds sous terre (format lépidoptère).

Cornélius a édité un grand nombre de « monuments » de la bande dessinée dite « indépendante » ou « alternative », tels que Peplum de Blutch, Big Man de David Mazzucchelli, Le Dormeur et Approximativement de Lewis Trondheim, David Boring et Comme un gant de velours pris dans la fonte de Daniel Clowes, Mister Nostalgia de Robert Crumb, Nos Meilleurs Amis et l'Acte Interdit de Pierre La Police, La Nouvelle aux pis de Stéphane Blanquet ou encore des ouvrages de Charles Burns[7].

C'est aussi l'éditeur de carnets de voyage tels que Lettre américaine de Blutch ou Carnets (New York, Barcelone, Lisbonne) de Dupuy-Berberian. Cornélius s'intéresse à la bande dessinée japonaise avec Prince Norman, une série des années 1960 d'Osamu Tezuka ; Cornigule, un manga contemporain et très éloigné de la production mainstream japonaise, de Kurihara Takashi et l'œuvre de Shigeru Mizuki, un classique japonais jamais publié en France avant Cornélius. En janvier 2019, Cornélius débute la publication d'une anthologie consacrée à l'œuvre Yoshiharu Tsuge[8].

Enfin, Cornélius ré-édite les œuvres peu connues de Gus Bofa : Malaises, Slogans et Synthèses littéraires et extra-littéraires.

Albums primésModifier

ExpositionsModifier

  • Cornélius - une certaine façon de faire les livres, Galerie de l'École Supérieure des Arts de Lorient, 22 mars - 21 avril 2007.
  • Les 25 ans des Éditions Cornélius - Blutch & Micol[14], Festival Regard 9, Espace Saint-Rémi à Bordeaux, 20 mai - 5 juin 2016.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Un coup de pouce pour Cornélius », mouv',‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. Victor Macé de Lépinay, « Editeur de Robert Crumb, Charles Burns et Mizuki : Cornélius fête ses 30 ans ! », sur franceculture.fr, (consulté le )
  3. cf. Thierry Bellefroid, Les éditeurs de bande dessinée
  4. « Franky et Nicole, une double revue signée Cornélius et Les Requins Marteaux | BoDoï, explorateur de bandes dessinées - Infos BD, comics, mangas », sur www.bodoi.info (consulté le ).
  5. Alice Monard, « Portrait de passionné : les éditions Cornélius et le Japon », sur www.journaldujapon.com, (consulté le )
  6. « Jean-Louis Gauthey : “Le modèle diffusion/distribution est obsolète” (Cornélius) », sur www.actualitte.com (consulté le )
  7. « «Dédales», terrain de spore », sur Libération.fr, (consulté le )
  8. « BD. « La Vis » : quand Yoshiharu Tsuge libérait le manga », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « RFI - Bande dessinée - Palmarès du Festival d’Angoulême 2007 », sur www1.rfi.fr (consulté le )
  10. « Prix Asie de la Critique ACBD », sur ACBD (consulté le )
  11. Frédéric Potet (Angoulême, envoyé spécial), « Angoulême : le Grand Prix attribué à Bill Watterson, le père de « Calvin et Hobbes » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  12. « Palmarès 2017 du Festival d'Angoulême », sur bdangouleme.com (consulté le ).
  13. « Palmarès 2020 - Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême », sur www.bdangouleme.com (consulté le )
  14. « Le Regard 9 de Cornélius », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externesModifier