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Convoi n° 6 du 17 juillet 1942
Image illustrative de l’article Convoi n° 6 du 17 juillet 1942

Contexte Seconde Guerre mondiale
Mode de transport Ferroviaire
Numéro VI
Départ Drapeau de la France France (17 juillet 1942)
Arrivée Auschwitz, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Déportés Juifs
· Total 928
Survivants en 1945 94
But de la déportation Extermination

Le convoi no 6 du 17 juillet 1942, surnommé Convoi 6, est le huitième convoi de déportation de Juifs parti de France vers Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le convoi no 6Modifier

Le convoi no 6 a déporté 928 juifs, adultes et enfants, depuis les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande vers le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Seules 94 personnes en sont revenues.

Parti le 17 juillet 1942 à 6 h 15, soit le deuxième jour de la grande rafle des 16 et 17 juillet 1942, ou rafle du Vélodrome d'Hiver, il a notamment la particularité d'être le premier à avoir transporté autant de femmes et d'enfants. Le convoi met trois jours et deux nuits à atteindre sa destination : quand il arrive à Auschwitz le 19 juillet 1942 vers 19h, beaucoup de personnes sont mortes, asphyxiées, débarquées ou exécutées[1].

Le convoi no 6 transportait entre autres la romancière Irène Némirovsky, morte un mois après son arrivée et Szepsel Minczeles, père de Henri Minczeles, journaliste, historien, et responsable communautaire juif français. Parmi les rescapés se trouvait le compositeur Simon Laks[2].

Ouvrages et travauxModifier

Plusieurs ouvrages ont été écrits sur le convoi no 6.

Le Centre de recherche et de documentation sur les camps d’internement et la déportation juive dans le Loiret[3] (CERCIL) a publié un ouvrage documenté et pédagogique sur le convoi no 6 (Monique Novodorsqui-Deniau, Pithiviers-Auschwitz, le 17 juillet 1942, 6 heures 15, éd. CERCIL, Orléans, 2006)[4]

Monique Novodorsqui-Deniau, psychanalyste, dont la famille d'origine polonaise résidait à Montargis et dont l’histoire est profondément liée à celle des camps, a recueilli les témoignages. Elle retrace dans cet ouvrage une partie de l'histoire de 101 de ces déportés à travers le témoignage de proches, le récit de quelques rescapés, d’enfants cachés[5] ou des pièces d'archives.

Simone Veil, présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, a réalisé la préface de cet ouvrage. Selon cette dernière, membre du Conseil Constitutionnel, «de tels livres ne sont pas seulement importants parce qu'ils esquissent l'histoire d'êtres qui faillirent sombrer à jamais dans l'oubli de l'Histoire, ils le sont aussi parce que tous les témoignages s'accompagnent d'un travail d'archives dont l'utilité pédagogique est certaine : ce que les lycéens, les étudiants pourront lire ici, ce n'est pas seulement la froideur et la tristesse de la mort, c'est aussi la chaleur vivante, les petites histoires anéanties par l'Histoire, le tout accompagné d'un travail iconographique d'une richesse et d'une qualité remarquables». L’édition est présentée et annotée par les historiens Katy Hazan, Benoît Verny et Nadine Fresco.

L'association « Mémoires du Convoi 6 », dédiée à la recherche des enfants, familles, amis des déportés du convoi no 6 et à la transmission de leur mémoire, a publié un ouvrage de près de 120 Témoignages intitulé CONVOI No 6, Destination Auschwitz 17 juillet 1942 « En surnombre dans l'économie nationale ». Antoine Mercier, journaliste à France Culture, a coordonné le recueil de témoignages présents dans ce livre préfacé par Elie Wiesel et Maître Serge Klarsfeld. En collaboration avec l'historien du Mémorial de la Shoah Claude Singer. Publié en mai 2005

L'association vient de faire paraitre en janvier 2009, toujours aux Éditions du Cherche Midi, un nouvel ouvrage sur le convoi 6 avec plus de 70 nouveaux témoignages, intitulé Un train parmi tant d'autres et préfacé par Samuel Pisar et une préface historique de Claude Singer.

Yoram Mouchenik, Professeur des Universités et psychologue accompagne les travaux et les différents évènements de l'association pour la Mémoire du Convoi 6 depuis 2002. Un livre est issu de ce compagnonnage ; « Ce n’est qu’un nom sur une liste, mais c’est mon cimetière »Traumas, deuils et transmission chez les enfants juifs cachés en France pendant l’Occupation »Préfaces de Boris Cyrulnik et Marie Rose Moro. Publié en 2006.

BibliographieModifier

  • Henri Minczeles. Le 6e convoi de la mort. Revue d’Histoire de la Shoah 2005/1 (N° 182), pages 325 à 335[6].
  • Monique Deniau (préf. Simone Veil), Pithiviers-Auschwitz, 17 juillet 1942, 6H 15 : convoi 6, camp de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, Orléans, Cercil, , 359 p. (ISBN 978-2-950-75616-9, OCLC 723886925)
  • Antoine Mercier et Mémoires du convoi n° 6 (France), Convoi no 6 : destination, Auschwitz, 17 juillet 1942, Paris, Cherche midi, coll. « Documents », , 381 p. (ISBN 978-2-749-10400-3, OCLC 496682273)
  • Antoine Mercier et Association Mémoires du Convoi No. 6., Un train parmi tant d'autres : 17 juillet 1942, Paris, Cherche midi, coll. « Documents », , 333 p. (ISBN 978-2-749-11340-1, OCLC 698840663).
  • Avec notre "Association Mémoires du Convoi 6" nous avons encore retrouvé le NOM d'un nouveau survivant au retour des camps en 1945, son nom sera publié dans notre prochain bulletin de janvier 2010 No 23, "MÉMOIRES DU CONVOI 6 Notre Lien".
  • Yoram Mouchenik, « Ce n’est qu’un nom sur une liste, mais c’est mon cimetière. Traumas, deuils et transmission chez les enfants juifs cachés en France pendant l’Occupation », Grenoble, La Pensée Sauvage, 2006.

Notes et référencesModifier

  1. O. Philipponnat et P. Lienhardt, La Vie d'Irène Némirovsky, Paris, Grasset/Denoël 2007, Le Livre de Poche 2007, p. 18.
  2. O. Philipponnat et P. Lienhardt, La Vie d'Irène Némirovsky, Paris, Grasset/Denoël 2007, Le Livre de Poche 2007, p. 19.
  3. [1]
  4. [2]
  5. parolesetoiles.com
  6. Henri Minczeles. Le 6e convoi de la mort. Revue d’Histoire de la Shoah 2005/1 (N° 182), pages 325 à 335.

Liens externesModifier

Voir aussiModifier