Compagnie des chemins de fer de l'État autrichien

ancienne compagnie ferroviaire austro-hongroise

Compagnie des chemins de fer de l’État autrichien
illustration de Compagnie des chemins de fer de l'État autrichien

Création
Disparition
Prédécesseur Kaiser Ferdinands-Nordbahn (en)
Imperial Royal Privileged Austrian State Railway Company (en)
Emperor Franz Joseph Railway (en)
Böhmische Nordbahn (d)
Böhmische Westbahn (d)
Mährische Grenzbahn (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Successeur Deutschösterreichische Staatsbahnen (DÖStB), Polskie Koleje Państwowe, Československé státní dráhy, Chemins de fer yougoslaves, Ferrovie dello Stato Italiane, Chemins de fer roumains

La Compagnie des chemins de fer de l’État autrichien, en allemand k.k. Staatsbahnen (kkStB), en hongrois Császári és Királyi Osztrák Államvasutak (Chemins de fer d'État impériaux et royaux), fut chargée de la construction d'un réseau ferroviaire à partir de 1855 dans l'Empire austro-hongrois.

HistoriqueModifier

Société non cotée, elle est fondée en 1855 par un groupe d'investisseurs franco-autrichiens réunis par les frères Pereire, qui avaient réussi en France des investissements dans le chemin de fer.

Elle a pour concurrente la Südbahn Gesellschaft, appelée aussi "Les Chemins de fer lombards", ou "lombardo-vénitien"[1], de la famille Rothschild[2].

La compagnie fait appel à de nombreux ingénieurs français de l'école des ponts et chaussées, dont l'un, Paul Eugène Bontoux, devient son directeur, à partir de 1860, à l'âge de 40 ans.

L'ingénieur en chef des ponts et chaussées Jacques Maniel[3], l'un des premiers ingénieurs en chef du chemin de fer du Nord français, amena avec lui une pléiade de jeunes ingénieurs des ponts et chaussées et des Mines, parmi lesquels MM. Kopp, Bontoux, Dubocq, Huyot, Cézanne, Fçltz, Baret, Pontzen, Zambuc, Castel, Stockausen, de Fontbonne, de Herz.

À partir de 1870, de grandes maisons de construction françaises fabriquent en Autriche des ouvrages d'art tels que les ponts de Stadlau, de Linz et de la SchwimeSchule-Allée, à Vienne, et ceux d'Innsbruck, construits par Le Creusot. Ceux de Tulln, Kaiser-Josef, de l'Iglawa, de Neusatz, construits par Fives-Lille, qui avait précédemment exécuté les charpentes métalliques des deux gares de Vienne.

Le pont de raccordement des chemins de fer, à Budapest, est réalisé par la maison Cail, tandis que le Margit híd, un pont monumental franchissant le Danube reliant les villes de Buda et de Pest, par la Société de construction des Batignolles (Goüin), tandis que la gare monumentale de la Compagnie des chemins de fer de l'État autrichien, à Budapest, est aussi l'œuvre de Français[4].

DémantèlementModifier

L'éclatement de l'Empire austro-hongrois entraîne le démantèlement de la compagnie. Le ministère impérial des transports est supprimé le par décision du gouvernement provisoire de la république d'Autriche allemande. Le réseau et le matériel sont partagés après le traité de Saint-Germain entre plusieurs compagnies nationales :

Le , à la suite de l'annexion de l'Autriche à l'Allemagne, la BBÖ est absorbée par la Deutsche Reichsbahn, la compagnie ferroviaire du Reich.

Notes et référencesModifier

Articles connexesModifier