Colibri

petit oiseau de la famille des Trochilidae
Colibri
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
l'appellation « Colibri » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
Un colibri en vol.

Taxons concernés

Dans la famille des Trochilidae

Colibri est un terme très général du vocabulaire courant en français qui ne correspond pas exactement à un niveau de classification scientifique des oiseaux-mouches.

C'est-à-dire qu'il s'agit d'un nom vernaculaire dont le sens est ambigu en biologie car utilisé seulement pour désigner une partie des différentes espèces d'oiseaux classées dans la famille des Trochilidés. Ce nom désigne en effet, selon le cas, soit un genre zoologique (Colibri) qui regroupe seulement quatre espèces parmi ces oiseaux. Ce même mot est également à la base de plusieurs noms normalisés créés pour la nomenclature scientifique en français, ainsi que des noms vulgaires que les spécialistes ont utilisés autrefois. Et enfin, dans le langage courant, le terme « colibri » peut désigner l'ensemble des oiseaux-mouches alors que la famille des Trochilidés comprend aussi des oiseaux appelées bec-en-faucille, ermite, porte-lance, campyloptère, mango, coquette, émeraude, etc.

Les colibris ont un vol stationnaire et une forme de bec adaptés au captage du nectar des plantes tropicales. Ici Phlogophilus hemileucurus et Paphinia cristata.

ÉtymologieModifier

Selon certaines sources, ce terme dériverait d'une langue caribe, mais il est possible qu'il dérive d'un mot espagnol[1]. Le terme « Colibri » s'est imposé dans bon nombre de langues, y compris le français. Initialement, seules les espèces incluses dans la sous-famille des Trochilinae portaient ce nom, celle des Phaethornithinae en étant exclues.


Physiologie, comportement et écologieModifier

Les caractéristiques générales des colibris sont celles des Trochilidae, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés, par genres ou espèces, pour plus d'informations sur leur description ou leur mode de vie.

On sait que la rétine des oiseaux, dispose de quatre types de cônes de couleur (un de plus que chez l'être humain). Par rapport à nous, les colibris notamment, perçoivent probablement une plus grande proportion de couleurs naturelles comme non-spectrales. Ceci leur permet a priori de voir les couleurs des fleurs, de leur environnement et du plumage d'autres oiseaux d'une manière très différemment de la nôtre[2]. Les oiseaux distinguent plus de couleurs non-spectrales que nous (pour rappel, une couleur est dite non-spectrale quand « les types de cônes non adjacents (sensibles à des parties largement séparées du spectre lumineux) sont principalement stimulés ; pour les humains, le violet est une lumière non-monochromatique qui apparait quand il y a stimulation au même moment des cônes sensibles au bleu et au rouge, deux cônes ayant des courbes de sensibilité spectrale non adjacentes) est une couleur non spectrale »[2].
Une étude récente (2020) s'est basée sur des colibris sauvages formés à participer à des tests de vision des couleurs. Elle a montré qu'ils distinguent une variété de couleurs non spectrales dont UV + rouge ; UV + vert ; violet et UV + jaune[2].

Comme chez les insectes pollinisateurs, cette spécificité semble éthologiquement et écologiquement pertinentes[2]. En effet l'analyse d'environ 3 300 couleurs de plumage et de plantes suggèrent que les colibris, outre qu'ils voient la lumière ultraviolette, perçoivent de nombreuses couleurs naturelles comme non spectrales dans un espace colorimétrique tétrachromatique. Ceci facilite leur signalisation par rapport aux congénères et autres oiseaux, et la recherche de nourriture[2].

Un genre zoologiqueModifier

Colibri est le nom d'un genre d'oiseaux, un taxon (caractère génétique) précis qui regroupe seulement quatre espèces :

Chant d'un colibri coruscans (d'Anaïs). Équateur, altitude 1520 m. Enregistré le 12-02-2008.
Chant d'un colibri delphinæ (de Delphine). Équateur, altitude 1600 m. Enregistré le 10-04-2007.
Chant d'un colibri thalassinus (thalassin).Équateur, altitude 1750 m. Enregistré le 09-03-2013.

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Noms en français et noms scientifiques correspondantsModifier

Le mot « colibri » est à la base de plusieurs noms normalisés créés pour la nomenclature scientifique en français, ceux-ci sont sans ambigüité pour désigner une espèce précise. On le retrouve aussi dans divers autres noms : des noms vulgaires que les spécialistes ont utilisés autrefois, et enfin comme nom vernaculaire, du langage courant pour désigner ces petits oiseaux sans distinction précise d'espèce.

Noms normalisésModifier

Liste alphabétique des noms normalisés du CINFO (màj 2009) et Avibase, en regard du nom scientifique valide reconnu par la classification de référence (version 2.7, 2010) du Congrès ornithologique international :

Noms diversModifier

Liste alphabétique des noms vernaculaires ou noms vulgaires dont l’usage est attesté[5].
Note : Cette liste est variable selon les usages. Certaines espèces ont plusieurs noms et, les classifications évoluant encore, les noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide.

Notes et référencesModifier

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Colibri » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. a b c d et e (en) Mary Caswell Stoddard, Harold N. Eyster, Benedict G. Hogan et Dylan H. Morris, « Wild hummingbirds discriminate nonspectral colors », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 117, no 26,‎ , p. 15112–15122 (ISSN 0027-8424 et 1091-6490, PMID 32541035, PMCID PMC7334476, DOI 10.1073/pnas.1919377117, lire en ligne, consulté le 31 octobre 2020)
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by bz ca cb cc cd ce cf cg ch ci cj ck cl cm cn co cp cq cr et cs Nom en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
  4. a b c d e f g et h Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  5. Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet
  6. a et b Nom français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier