Claude-Marie Magnin

évêque d'Annecy

Claude Marie Magnin
Image illustrative de l’article Claude-Marie Magnin
Biographie
Naissance
La Muraz
Ordination sacerdotale
Décès
Annecy
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par Mgr Alexis Billiet
Évêque d'Annecy

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Claude Marie Magnin, né le à La Muraz et mort le à Annecy, est un homme d'Église savoisien, évêque d'Annecy entre 1861 et 1879.

BiographieModifier

Claude Marie Magnin naît le 23 brumaire de l'an XI de la République française[1] ()[2], au hameau de la Croisette à La Muraz[1]. À cette période, l'ancien duché de Savoie a été annexé par les troupes révolutionnaires françaises depuis 1792. Il est fils de François Magnin et de Marion Dupont dit Mollière, tous deux laboureurs[1].

Le révérend de la paroisse de La Muraz, Masson, lui enseigne les premiers rudiments de latin[3]. Il est ordonné prêtre le [2]. Entre 1830 et 1845, il est précepteur dans le milieu aristocrate savoyard[4]. Il devient par la suite professeur d'éloquence sacrée et de droit canon au Grand Séminaire d'Annecy[5].

Il est préconisé comme évêque d'Annecy, le [4]. Il est sacré trois mois plus tard, le 11 juin 1861[2],[4]. Cette nomination a lieu au lendemain de l'Annexion de la Savoie, avec l'assentiment de l'empereur Napoléon III[6]. Son action reste « [prudente] dans ses rapports avec le gouvernement impérial »[6],[7].

En 1878, il est à l'origine de la création de l'Académie salésienne avec d'autres prélats annéciens[8].

Il meurt le à Annecy[1],[2].

ArmoiriesModifier

Claude Marie Magnin choisit les armoiries de Pierre Magnin, seigneur du Martheray dans le canton de Vaud qui vivait à fin du XVIe siècle. Elles se blasonnent ainsi : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois coquilles d'argent[9].

DistinctionModifier

Victor-Emmanuel II nomme l'abbé Magnin chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en août 1858[1].

Monseigneur Magnin est élevé au rang d'officier de la Légion d'honneur le [10].

MonumentsModifier

La mère de Claude Marie Magnin meurt à Esserts-Salève, village de Monnetier-Mornex en 1866[11]. Alors qu'il est évêque, il fait dresser une croix en hommage à sa mère défunte l'année suivante, à côté de l'église d'Essert-Salève.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Michel Germain, Personnages illustres des Savoie : "de viris illustribus", Lyon, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-915688-15-3).
  2. a b c et d « Bishop Claude-Marie Magnin », sur Catholic-Hierarchy.
  3. Abel Jacquet, « Ville-la-Grand », Académie salésienne, Annecy, 1970, 342 pages, p. 132 (lire en ligne).
  4. a b et c Diocèse 1985, p. 225 (lire en ligne).
  5. Diocèse 1985, p. 225 (lire en ligne).
  6. a et b Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-84206-374-0, lire en ligne), p. 26.
  7. Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel, Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. « Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine », 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5).
  8. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-84206-374-0, lire en ligne), p. 131.
  9. N. Albert 1916, p. 89.
  10. Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, Paris, Librairie Hachette et Cie, , Supplément à la 6e éd., 103 p. (lire en ligne), p. 409.
  11. « Jeanne-Marie Dupont », sur site geneanet.org (consulté le 10 novembre 2017)