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Albert de Saint-Jacques

carme déchaux français, auteur d'ouvrages de spiritualité
(Redirigé depuis Christophe Mercier)
Albert de Saint-Jacques
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Ordre religieux

Albert de Saint-Jacques († 1680) est un carme déchaux français, auteur d'ouvrages de spiritualité.

Sommaire

BiographieModifier

Christophe Mercier est né à Dole (France), au commencement du XVIIe siècle, quand la Franche-Comté dépendait des Habsbourg d'Espagne, tout comme les Pays-Bas méridionaux. C'est ainsi que Christophe entre dans la province wallo-belge de l'ordre des carmes déchaussés, sous le nom d'Albert de Saint-Jacques. Il réside quelque temps au désert de Marlagne, près de Namur (Belgique)[1]. À cette époque, les carmes belges réalisent les premières implantations de l'Ordre à Dole (1623) et à Salins (1627)[2]. Aussi une nouvelle province carmélitaine, dite de Bourgogne, est-elle créée en 1653 dans la Franche-Comté[3]. Albert de Saint-Jacques en deviendra ultérieurement le supérieur[1]. En 1668, il doit interrompre ses visites canoniques en Franconie et en Rhénanie. En effet, après une expédition victorieuse de Louis XIV en Franche-Comté, les membres du Parlement local ont désigné le carme comme leur représentant, et l'ont envoyé à Bruxelles afin qu'il assure les autorités espagnoles de leur loyalisme[4]. Au terme d'une vie consacrée à la prédication et à la direction spirituelle, il décède en 1680, deux ans après le traité de Nimègue, ratifiant le rattachement de sa région à la France[5].

PostéritéModifier

Les œuvres d'Albert de Saint-Jacques expriment ses priorités mystiques. En 1664, il célèbre la vie érémitique, en décrivant le désert de Marlagne où il avait vécu, tout comme son exact contemporain, Cyprien de la Nativité[1]. Cet ermitage avait été fondé en 1620 par l'espagnol Thomas de Jésus, pionnier de la Congrégation d'Italie, de laquelle relevaient les provinces belges[6]. En 1673, Albert retrace la vie de Jeanne Bereur, en religion Thérèse de Jésus († 10 janvier 1657), fondatrice du carmel féminin de Besançon[7]. De plus, il compose en latin un commentaire littéral et moral de la Règle du Carmel[8]. En 1675, il traduit en français un ouvrage de l'évêque d'Osma, Juan Palafox y Mendoza (1600-1659), qui tirait des conclusions théologiques à propos des suffrages à rendre aux âmes du purgatoire, sur base des révélations de la carmélite espagnole Françoise du Saint-Sacrement[9].

BibliographieModifier

ŒuvresModifier

  • La Sainte Solitude ou le bonheur de la vie solitaire, avec une Description poétique du Saint-Désert de Marlagne, proche Namur..., Bruxelles, 1664.
  • La vie de la vénérable Mère Thérèse de Jésus, fondatrice des Carmélites de la Franche-Comté de Bourgogne..., Lyon, 1673.
  • Commentaria litteralia et moralia in regulam carmelitarum, Lyon, 1673.
  • La lumière aux vivants, par l'expérience des morts, traduit de l'espagnol, de dom Jean de Palafox, Lyon, 1675.

ÉtudesModifier

  • Jean-Marie de l'Enfant-Jésus, « Albert de Saint-Jacques », Dictionnaire de spiritualité ascétique et mystique, Paris, Beauchesne, t. I,‎ .

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Jean-Marie de l'Enfant-Jésus 1937.
  2. Anne-Elizabeth Steinmann, Carmel vivant, Paris, Éditions Saint-Paul, , 384 p., p. 139.
  3. Steinmann 1963, p. 117.
  4. J. Chifflet, Mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche-Comté, vol. V, Besançon, Académie de Besançon, D'Ourthenin-Chalandre Fils, , 602 p. (lire en ligne), p. 334.
  5. M. Weiss (dir.), Biographie universelle ou dictionnaire historique, nouvelle édition, t. IV, Paris, Édition Furne et Cie, , p. 152, col. 1.
  6. Steinmann 1963, p. 131.
  7. A. Marquiset, Statistique historique de l'arrondissement de Dole, vol. 1, Besançon, Charles Deis, , p. 274.
  8. J.-P. Migne, Dictionnaire de bibliographie catholique, t. 3, Paris, Jean-Paul Migne éditeur, , 1150 p. (lire en ligne), p. 780.
  9. Adolfo de la Madre de Dios, « Françoise du Saint-Sacrement », Dictionnaire de spiritualité ascétique et mystique, Paris, Beauchesne, t. V,‎ , p. 1127.