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Charles Vallin

personnalité politique française
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Charles Vallin
Illustration.
Charles Vallin, photographie en une du Petit Journal, 7 novembre 1938.
Fonctions
Député 1938-1942
Gouvernement Troisième République
Groupe politique PSF
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 44 ans)
Résidence Seine

Charles Vallin est un homme politique français, né le à Saint-Mihiel (Meuse) et mort le à Alger, député du Parti Social Français du colonel François de La Rocque, officier. Ayant rejoint la France libre en 1942, il a participé aux campagnes du Tchad, de France et d'Allemagne.

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une famille catholique et neveu du père Teilhard de Chardin, Charles Vallin quitte l'Action Française lorsque celle-ci est condamnée par le Pape. Plus tard, il devient l'un des dirigeants du Parti social français ; le PSF du colonel François de la Rocque qui est parti nationaliste et chrétien social, mais nullement fasciste.

Charles Vallin est élu député PSF de la Seine en 1938.

Combattant de la Campagne de France en 1940, il participe ensuite à diverses institutions du régime de Vichy, tout en pensant que, la guerre contre l'Allemagne n'étant pas achevée, la France doit gagner du temps. Charles Vallin arrive cependant à la conclusion que la priorité n'est pas la réforme de la France, mais sa libération. Il participe au Conseil de justice politique chargé d'estimer les responsabilités des dirigeants de la Troisième République ayant failli à leur tâche, il est membre du directoire de la Légion française des combattants, il est nommé au Conseil national et au conseil municipal de Paris.

En juillet 1942, tout en clamant sa fidélité au PSF, Charles Vallin rejoint la France libre, à l'initiative du résistant socialiste Pierre Brossolette qui cherche alors à attirer les membres du PSF vers le général de Gaulle et croit nécessaire de circonvenir ses chefs pour y arriver. Il arrive à Londres le 14 septembre et donne le 18 septembre une retentissante conférence de presse à la BBC aux côtés de Brossolette.

À Londres, n'étant pas un gaulliste de la première heure, il passe pour un suspect, aux yeux notamment des socialistes. La nouvelle est mal accueillie par l'ancienne classe politique, Daladier par exemple. Charles de Gaulle écrit pourtant dans ses Mémoires de guerre : « Vallin, naguère adepte du régime de Vichy, reniait maintenant son erreur. ce patriote ardent, cet apôtre de la tradition, se ralliait à moi de toute son âme ; il en exposait publiquement les raisons, puis allait prendre au combat le commandement d'une compagnie »[1] . Il est envoyé pour une tournée de conférences en Afrique noire en novembre 1942 puis il est affecté au cabinet particulier du général de Gaulle, où il joue un rôle effacé de juin 1943 à mars 1944. Il ne peut faire partie de l'Assemblée constitutive d'Alger, malgré l'insistance de De Gaulle. Il rejoint donc l'armée, à sa demande, au sein du 3e zouave, de la 1re armée au sein de laquelle il combat, au débarquement de Provence, sur le Danube, puis à Sigmaringen[2]. Sa bravoure dans les Vosges puis dans la campagne d'Allemagne lui a valu trois citations et la Légion d'honneur.

Malgré ses faits d’armes, il reste inéligible à la Libération. Le jury d'honneur a refusé de lever l'inéligibilité. Il participe néanmoins à diverses tentatives de regroupement des droites, notamment en créant l’Union patriotique républicaine, issue de mouvements de résistants, qui participe, au terme d'un laborieux processus d'unification, à la création du Parti républicain de la liberté.

DistinctionsModifier

HommageModifier

Une rue Charles Vallin porte son nom à Paris (15e arrondissement).

Notes et référencesModifier

  1. Charles de Gaulle, Mémoires de guerre – L'unité, Paris, le Livre de poche, 1965, p. 50.
  2. a et b « Charles Vallin (1903-1948) », sur le site de l'Assemblée nationale.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • « Charles Vallin », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Thérèse Charles-Vallin, Charles Vallin, mon père. Enquête sur une certaine idée de la France, Anglet, éd. Atlantica, 2003.
  • Jacques Nobécourt, Le Colonel de La Rocque 1885-1946 ou les pièges du nationalisme chrétien, Paris, Fayard, 1996.
  • Olivier Wieviorka, Les orphelins de la République : destinées des députés et des sénateurs français, 1940-1945, Paris, Seuil, coll. « L'univers historique », (1re éd. 2001), 472 p. (ISBN 978-2-02-128374-7, présentation en ligne), [présentation en ligne].

Liens externesModifier