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Conseil national (gouvernement de Vichy)

assemblée consultative du régime de Vichy
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Le Conseil national est une assemblée consultative créée le [1] par le gouvernement de Vichy, en France, à l'initiative de Pierre-Étienne Flandin. Il s’agit d’une « vaste cellule de réflexion du régime de Vichy destinée à rechercher les moyens d’améliorer la situation précaire dans laquelle se trouve le pays après la défaite »[2] de 1940.

Il disparaît vers 1943[Quand ?].

Sommaire

HistoireModifier

CréationModifier

Le régime de Vichy, qui avait mis un terme à la démocratie et au parlementarisme, a cherché une forme de représentation pour remplacer le suffrage universel égalitaire. La crise du entre le chef de l'État, le maréchal Pétain, et le vice-président du Conseil Pierre Laval entraîne une volonté de rallier les élites politiques du pays au gouvernement de Vichy, notamment dans la zone occupée, où Laval bénéficie du soutien des Allemands et de la presse parisienne. Les nouvelles autorités ont pu également chercher à présenter un « visage politique plus décent » aux démocraties anglo-saxonnes[3]. Cette recherche aboutit à l'annonce par Flandin, le , de la création d'une « assemblée consultative »[4], avec une première liste de conseillers nationaux faisant la part belle aux parlementaires et aux hommes d'affaires. Toutefois, sous la pression de l'amiral Darlan, Flandin démissionne le . Nommé à sa place, Darlan modifie le projet initial, en revenant notamment sur la suppression de l'indemnité de fonction. Le Conseil national se réunit à partir de [5].

CompositionModifier

Il était prévu une chambre de 200 membres désignés par le chef de l'État et une autre de 300 membres dont la moitié serait également choisie par le chef de l'État, et l'autre moitié élue par les assemblées provinciales, parmi les anciens combattants, les pères de famille nombreuses et des représentants de groupements professionnels et autres unités organiques « réelles »[4].

C'est une assemblée mixte, où voisinent des parlementaires et des conseillers socio-professionnels. Elle est composée de 213 conseillers : 77 parlementaires - 28 sénateurs et 49 députés - et 136 représentants des élites sociales, économiques et culturelles. Un peu plus de 10 % des parlementaires disponibles y siègent, mais ils représentent presque un tiers du conseil[6],[7].

Les membres sont choisis par le gouvernement, et l'on y trouve des personnalités, comme le pianiste Alfred Cortot, le physicien Louis de Broglie, Louis Lumière, le savant Georges Claude, le diplomate André François-Poncet, l'écrivain catholique et maurrassien Henri Massis, deux membres de l'Académie française comme Joseph de Pesquidoux et Abel Bonnard, des dignitaires de l'Église catholique. On relève des anciens ministres de la Troisième République : Georges Bonnet, Germain Martin, Émile Cassez, Lucien Lamoureux. Des sénateurs et députés. Ainsi que des représentants de la Légion française des combattants comme Joseph Darnand. Plusieurs présidents d'une chambre de commerce, comme Antoine Boude, président de la Chambre de commerce de Marseille, Paul Charbin président de la chambre de commerce du Rhône, ou Pierre Thiriez, patron lillois du textile, qui préside celle du Nord[8]. D'autres représentants du monde des affaires comme Gabriel Cognacq, directeur de La Samaritaine, Georges Laederich, président du syndicat cotonnier de l'Est, les cimentiers Joseph Merceron-Vicat[9], l'armateur Jean Fraissinet et Henri Pavin de Lafarge ou encore l'industriel cotonnier Marcel Boussac, familier de Pierre-Étienne Flandin[4],[10]. Des représentants du monde agricole, tels Rémy Goussault ou le théoricien du corporatisme agrocile et chrétien Louis Salleron, de l'Union nationale des syndicats agricoles. Des syndicalistes CGT de la mouvance pacifiste et anticommuniste, proches du ministre René Belin, en sont aussi membres : Pierre Vigne, secrétaire général de la Fédération du sous-sol, Auguste Savoie, de la Fédération de l'alimentation, Liochon, secrétaire général des travailleurs du livre, Marcel Roy, secrétaire de la Fédération des métaux et Georges Dumoulin, ancien socialiste. Des syndicalistes des Syndicats professionnels français, proches du PSF, tel le jeune Désiré Puel, benjamin du Conseil (il est né en 1912), militant ouvrier du Tarn, chargé de la liaison des SPF en zone libre en 1941, proche du PSF et du Petit Journal. Ainsi que des universitaires, des avocats, des médecins, tel le professeur Leriche, président de l'ordre, des artisans, quelques rares ouvriers.

Parmi les personnalités politiques, les élus de droite et du centre-droit dominent :

Autre tendance du centre-droit également très présente dans ce Conseil, la mouvance « radicale indépendante » : l’ancien député et ministre Louis Germain-Martin, les députés Albert Dubosc (Seine-Inférieure), Louis Buyat (Isère), Jean Montigny (Sarthe), Paul Saurin (Oran), Gratien Candace (Guadeloupe), ainsi que les sénateurs Jacques Bardoux (Puy-de-Dôme), Edmond Hannotin (Ardennes), Émile Mireaux (Hautes-Pyrénées), André Mallarmé (Alger), Édouard Roussel (Nord) y siègent.

En mars 1941, 4 personnalités musulmanes de l'Algérie sont nommées au conseil[11].

En novembre, des prisonniers de guerre libérés sont ensuite nommés : Amiaud, professeur de droit à l'Université de Paris, Gustave Bonvoisin, directeur général du comité central des allocations familiales et ancien vice-président du Comité France-Allemagne, Claude-Joseph Gignoux, Marcel Hovaere, industriel, Ferdinand Sarraz-Bournet, armateur. Les rejoignent Mgr Beaussart, des maires de communes de la région parisienne (Pierre Champion, de l'Institut, Fillon, Labeyrie), Lucien Lassalle, président de la chambre de commerce de Paris, Roger Grand, les députés Jean Crouan, Alfred Duault et Pierre Mathé, le sénateur Georges Pernot, les syndicalistes Roger Vitrac, Maurice Porreye et René Bard, les industriels Albert Dubosc et Robert Vandendriesche, filateur de coton à Saint-Quentin[12]. Ils remplacent 18 conseillers radiés le [13]: André Siegfried, le cardinal Suhard, Eugène Frot, à leur demande, les parlementaires Georges Barthélémy, Ludovic-Oscar Frossard, Alphonse Gasnier-Duparc, maire de Saint-Malo, Gaston Beltrémieux, Pierre Bérenger, Ferdinand Morin, maire de Tours, Alexandre Rauzy ainsi que Louis Ferrasson, ancien président de la chambre de commerce de Paris, le général de La Laurencie, Marcel Boussac, Henri Ehlers, du syndicat des gens de mer, le docteur Rougier, Émile Cresp, maire de Montrouge, le syndicaliste Georges Dumoulin, un militant collaborationniste de l'hebdomadaire L'Atelier et du Rassemblement national populaire de Marcel Déat.

Plusieurs prêtres siègent au conseil: un cardinal, Emmanuel Suhard, archevêque de Paris - brièvement -, un évêque, Mgr Roger Beaussart, coadjuteur de l'archevêque de Paris démissionnaire en 1945, Lucien Polimann, directeur de La Croix meusienne, député de la Meuse et figure du monde combattant, condamné à 5 ans de réclusion à la Libération, et Louis Sorel, simple curé de Lagrâce-Dieu en Haute-Garonne, abattu par la Résistance en [14].

L'historien du protestantisme Patrick Cabanel dénombre 6 protestants, soit 3 % des 213 membres du conseil: le pasteur Marc Boegner, président de la Fédération protestante de France, les armateurs Jean Fraissinet et Léonce Vieljeux, le député François-Martin, le sénateur André Mallarmé, le politologue André Siegfried[15]. Auxquels il faut ajouter l'industriel vosgien Georges Laederich, ce qui porte à 7 le nombre de protestants. Leur attitude fut très variable: Siegfried refuse de siéger au conseil national[16], Fraissinet démissionne du conseil en avril 1942, par refus de la collaboration[17], François Martin est nommé préfet mais démissionne en 1943, Vieljeux entre dans la résistance, est déporté et assassiné en 1944, Laederich demeure pétainiste, est condamné à deux ans de prison en 1946 et sera membre du comité directeur de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain.

Parmi les patrons, certains se sont engagés en politique avant la guerre. Ce sont des « patrons de combat » qui ont combattu les communistes et la CGT, tels Fraissinet, Laederich, Jules Verger, un patron d'une PME[18]. Certains s'intéressent aux questions sociales et sont à la pointe de l'idéologie sociale de la Révolution nationale. Tel Jules Verger, proche de Pétain, militant du corporatisme et de la « collaboration des classes » depuis 1936, membre en 1941 du comité de l'organisation professionnelle (aux côtés des syndicalistes Jacques Savoie et Marcel Roy), du conseil supérieur de la Charte (en novembre 1941; il en est exclu l'année suivante)[19]. Ou Laederich, actif dans l'Office des comités sociaux. Tous deux seront titulaires de la francisque et seront désignés membres du Conseil supérieur de l'économie industrielle et commerciale, fondé en 1942[20]. Plusieurs représentants du monde des affaires seront membres du comité de patronage de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme: Verger, qui en outre fera partie du comité d'honneur de l'exposition Le Bolchevisme contre l'Europe[21], Gabriel Cognacq ou Georges Claude[22]. Certains seront internés à la Libération, et soit acquittés (Verger), soit condamnés pour collaboration politique (Laederich, Georges Claude).

Parmi les syndicalistes, Roy et Savoie sont désignés en 1942 membres du Conseil supérieur de l'économie industrielle et commerciale et membres du comité d'information et de propagande ouvrières[23]. Roy est aussi le vice-président de la commission consultative ouvrière de l'Office des comités sociaux. Puel collabore au Midi socialiste et est désigné par Vichy en mai 1942 co-directeur et animateur de la nouvelle émission de radio de la Radiodiffusion nationale, Radio-travail, avec Michel-Pierre Hamelet[24].

FonctionnementModifier

Tout a été prévu pour empêcher la reconstitution d'une vie parlementaire : pas d'assemblée plénière, aucune publicité des débats, des commissions temporaires, un conseil uniquement consultatif. Il s'est réuni de à , au siège du Conseil à Vichy, à la villa Strauss, au 4, rue de Belgique. Il élabore des textes constitutionnels et des avis[13].

Un certain nombre de commissions sont créées. En sont membres des conseillers nationaux ainsi que d'autres personnalités désignées par le chef de l'Etat[25]. La première commission qui siège du 6 mai au , puis en août lors d'une seconde session, est chargée de l'étude de la réorganisation administrative. Présidée par Lucien Romier, elle élabore un projet visant à rétablir les anciennes provinces[26]. Après le 10 juin, une autre commission se penche sur l'administration municipale. Elle réfléchit à l’avenir des communes, bases de « l’armature nouvelle indispensable au redressement ( du pays ) », et fondées sur les principes « selon lesquels le maintien des libertés locales pourra s’allier à une réforme indispensable de la tutelle de l’Etat sur les municipalités », selon le message du maréchal Pétain. Elle est présidée par Jean Valadier, ancien vice-président du Sénat[27]. En juillet, une troisième commission est instituée, celle de la constitution[28]. Elle est présidée par le ministre de la justice Joseph Barthélemy. Elle rédige durant l'année 1941 les dispositions essentielles de la future constitution, qui ne sera jamais ratifiée. En septembre, une autre commission étudie les moyens d'améliorer la compréhension entre le pays et le gouvernement[4]. En novembre siège la 5e commission, celle de l’organisation économique, présidée par Claude-Joseph Gignoux, ancien président de la Confédération générale du patronat français[29]. En décembre 1941 siège la deuxième session de la commission de l'information générale, présidée par Victor Constant[30]. En février 1942 fonctionne une commission d'études de la région parisienne, présidée par Romier[31]. Enfin, en mars 1942, une commission d'études des questions de jeunesses est mise en place. Elle est présidée par Gilbert Gidel, recteur de l'Université de Paris[32]. Et en avril, la troisième session de la commission de l'information générale débute[33].


FinModifier

En 1943, revenu aux affaires, Pierre Laval réforme le Conseil national, en introduisant les présidents des conseils départementaux, mais la réforme n'est pas appliquée et le Conseil national n'est plus réuni[13].

MembresModifier

Les membres nommés le 25 janvier 1941[34],[35]Modifier

SénateursModifier

DéputésModifier

Anciens parlementairesModifier

Militants ouvriersModifier

  • Marcel Bonnet, syndicaliste CGT[41], ouvrier tailleur, secrétaire de la Fédération de l'Habillement, membre de SFIO ;
  • Georges Dumoulin, syndicaliste CGT[42], du Sous-Sol, ex-anarchiste, secrétaire de l'Union des Syndicats du Nord, ancien secrétaire de la CGT, ancien membre de la SFIO ;
  • Eugène Ehlers, syndicaliste CGT[43], secrétaire général de la Fédération des Syndicats Maritimes ;
  • Claude Liochon, syndicaliste CGT[44], secrétaire général de la Fédération des Travailleurs du Livre (CGT) ;
  • Armand Masbatin (noté Maspatin), syndicaliste CGT[45], cuirs et peaux, secrétaire de l'Union départementale CGT de la Haute-Vienne ;
  • Jean-Benoît Mayoud dit Benoît Mayoud, syndicaliste CFTC[46], du textile, secrétaire du Comité des syndicats textiles du Sud-Est ;
  • Jules Mennelet, syndicaliste CFTC[47], secrétaire général de la Fédération française des Syndicats chrétiens d’employés techniciens et chefs de service, employé dans la métallurgie, secrétaire général adjoint de la CFTC ;
  • Roger Paul, syndicaliste CGT[48], secrétaire général du syndicat CGT du Textile, secrétaire adjoint de l’Union départementale CGT de l’Aube ;
  • Jean Pérès, syndicaliste CFTC[49], mécanicien-électricien, un des fondateurs des syndicats CFTC dans le Sud-Ouest, secrétaire confédéral puis secrétaire de la Fédération de la Métallurgie ;
  • Auguste Savoie, syndicaliste CGT[50], ouvrier boulanger parisien, secrétaire de la Fédération de l’Alimentation, secrétaire de l’Union des syndicats de la Seine ;
  • Désiré Puel, syndicaliste SPF[51], militant ouvrier du Tarn, rédacteur du Petit Journal, membre du PSF, représentant du Syndicat de l’Imprimerie ;
  • René Mignon, syndicaliste SPF, secrétaire adjoint du SPF, du syndicat des agents de fabrique ;
  • Gaston Guiraud dit P’tite Gueule (Gironde), syndicaliste CGT[52], ajusteur-électricien, ancien secrétaire du Syndicat national des industries électriques de la Seine, secrétaire de l’Union des syndicats de la région parisienne, militant socialiste d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ;
  • Pierre Vigne (Seine), syndicaliste CGT[53], mineur, secrétaire de la Fédération CGT du Sous-Sol ;
  • Mentor Pasquier, syndicaliste CGT[54], facteur puis permanent, ancien secrétaire de l’Union CGTU du Midi, puis de la Fédération nationale des cheminots réunifiée ;
  • Charles Prat (Landes), syndicaliste CGT[55], gemmeur, secrétaire général de l’Union départementale CGT des Landes (1938-1939), secrétaire de la fédération des Gemmeurs du Sud-Ouest 1938-1953, membre du Parti socialiste ;
  • Marcel Roy, syndicaliste CGT[56], ajusteur mécanicien, secrétaire de la Fédération CGT des Métaux ;

Représentants de l'agricultureModifier

  • René Bardin (Nièvre), président de la Fédération des syndicats d'élevage ;
  • Roger Barrault (Eure-et-Loir), ouvrier agricole ;
  • Étienne Berthé (Creuse), directeur de coopérative agricole ;
  • Albert Blanc (Corrèze), conseiller général, président du comité des céréales de la Corrèze ;
  • René Blondelle (Aisne), président de l'Union des syndicats agricoles de l'Aisne ;
  • Joseph Carrier, directeur général des Eaux et forêts ;
  • Lucien Chambron (Allier), président de la caisse de crédit agricole de l'Allier ;
  • Alain de Chanterac (Tarn), président de l'Union nationale des syndicats agricoles du Tarn ;
  • Henri Corbière (Orne), agriculteur ;
  • Roger Chaudruc de Crazannes (Deux-Sèvres), président de l'association agricole des Charentes et du Poitou ;
  • Henri Decault (Loir-et-Cher), président de la Fédération des syndicats horticoles de France ;
  • Henri Dorgères (Seine), délégué à la propagande du Comité central d'action et de défense paysanne ;
  • Marc Ferre (Vienne), vice-président du syndicat des agriculteurs de la Vienne ;
  • Félix Garcin (Saône), président de l'Union agricole du Sud-Est ;
  • Henri Gindre (Cher), président du syndicat des agriculteurs du Cher ;
  • Rémy Goussault (Seine), secrétaire général de l'Union nationale des syndicats agricoles ;
  • Hervé Budes de Guébriant (Finistère), président de l'Union des syndicats agricoles du Finistère et des Côtes-du-Nord ;
  • Louis Guillon, fondateur du Parti républicain agraire et social ;
  • Privat Janod (noté Privat-Janaud) (Jura), membre de la Chambre d'agriculture du Jura ;
  • René Le Gouvello (Loire-Inférieure), président de l'Union des syndicats agricoles de Loire-Inférieure ;
  • Robert Oury (noté Houry) (Aube), président de la coopérative laitière de Troyes ;
  • Georges Paouillac (Gers), président de la Fédération des vignerons du Gers[57] ;
  • Joseph de Pesquidoux (Gers), académicien ;
  • Adolphe Pointier (Somme), président de l'association des producteurs de blé ;
  • André Rostand (Manche), président de la chambre d'agriculture de Saint-Lô ;
  • Roger Rouvière (Gard), président de la Chambre d'agriculture du Gard ;
  • Louis Salleron (Seine), délégué de l'Union nationale des syndicats agricoles ;
  • Charles Vavasseur, (Indre-et-Loire), président de la société d'agriculture d'Indre-et-Loire ;
  • Henri Vidal (Pyrénées-Orientales), président de la Confédération des producteurs de vins doux naturels ;

Représentants du commerce, de l'artisanat et de l'industrieModifier

  • Lucien Bahon-Rault (Ille-et-Vilaine), président de région économique ;
  • Antoine Boude, président de la Chambre de commerce de Marseille ;
  • Marcel Boussac, industriel ;
  • Élie Chapion (noté Élie Champion) (Oise), président du syndicat des maréchaux et charrons de l'Oise ;
  • Paul Charbin, président de la chambre de commerce du Rhône ;
  • Gabriel Cognacq (Seine), gérant de la Samaritaine, président du comité de l'Entraide d'hiver de la région parisienne[58] ;
  • Albert Coustenoble (Nord), président de la chambre des métiers de Lille ;
  • Paul Daum, industriel ;
  • Louis Férasson, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris de 1936 à 1940
  • Jean Fraissinet (Bouches-du-Rhône), armateur et patron de presse;
  • Georges Hersent (Seine), industriel ;
  • Georges Laederich (Vosges), industriel du textile ;
  • Fernand Lefort-Lavauzelle (Haute-Vienne), éditeur, président de la Chambre de commerce de Limoges ;
  • Joseph Merceron-Vicat, patron de la société Vicat ;
  • Jean Pétavy (Seine), industriel ;
  • Paul Riban (noté Pierre Ribau) (Cantal), directeur de mines ;
  • Marcel Rous (Tarn-et-Garonne), artisan ferronnier ;
  • Pierre Thiriez (Nord), député, industriel du textile, président de la Chambre de commerce du Nord ;
  • Jules Verger (Seine), président de la Fédération des installateurs électriciens ;
  • Léonce Vieljeux (noté Vielgieux) (Charente-Maritime), armateur ;

Elus locauxModifier

  • Émile Bordères (noté Dorgères et Dordères) (Alger), président des délégations financières de l'Algérie et de l'Union des colons ;
  • Louis Cornillac (Vaucluse), conseiller général ;
  • Émile Cresp (Seine), conseiller général de la Seine, membre de la SFIO ;
  • Joseph Esquirol (Haute-Garonne), président de la commission départementale de Haute-Garonne ;
  • Louis Peuch (Seine), président du conseil municipal de Paris ;
  • Paul Roumégoux (Landes), conseiller général ;
  • Pierre Verdenal (Basses-Pyrénées), avocat, maire de Pau ;

Anciens combattants, dirigeants de la Légion française des combattantsModifier

Personnalités diversesModifier

Les membres nommés le 25 mars 1941[11]Modifier

Les membres nommés le 11 novembre 1941[59]Modifier

Prisonniers de guerre libérésModifier

  • André Amiaud (Seine), professeur à la Faculté de droit de Paris ;
  • Gustave Bonvoisin (Seine), directeur général du comité central des allocations familiales et des assurances sociales ;
  • Claude-Joseph Gignoux, président de la Confédération générale de la production française de 1936 à 1940, économiste, ex-député ADS et ministre ;
  • Marcel Hovaere (Nord), industriel ;
  • Ferdinand Sarraz-Bournet (Pas-de-Calais), armateur ;
  • Eugène Frot (Loiret), député USR ;

AutresModifier

Les membres remplacésModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Michèle Cointet-Labrousse :
    • Le Conseil national de Vichy : vie politique et réforme de l'État en régime autoritaire, 1940-1944, Éditions Libris, 1989.
    • Vichy et le fascisme, les hommes, les structures et les pouvoirs, Éditions Complexe, 1991, 288 pages, p. 53 à 65 (ISBN 287027212X).
  • « Un conseiller national de Vichy : l’abbé Louis Sorel (1880-1943) », Annales du Midi, revue de la France méridionale, tome LXXVIII, n°201, juillet - septembre 1989, p. 261 à 273.
  • Henry Coston, Partis, journaux et hommes politiques d'hier et d'aujourd'hui, Lectures françaises, décembre 1960 (liste des membres du conseil national p. 166-171)

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Selon Joseph Barthélemy, Ministre de la justice : Vichy 1941-1943 : mémoires, Pygmalion/G. Watelet, 1989, 643 pages, p. 109 (ISBN 2857042841); Michèle Cointet-Labrousse, Vichy et le fascisme, p. 60; Le gouvernement de Vichy, 1940-42: institutions et politiques, Fondation nationale des sciences politiques, A. Colin, 1970, 372 pages, p. 320; Gilles-Jean Portejoie, La réaction absolue ou le régime de Vichy, G. Portejoie, 1980, 166 pages, p. 31. En revanche, la date du est retenue par Robert Aron, Georgette Elgey, Histoire de Vichy, 1940-1944: 1940-1944, Les Productions de Paris, 1960, 550 pages, p. 257; Serge Berstein, Pierre Milza, Histoire de la France au XXe siècle, tome 2: « 1930-1945 », Éditions Complexe, 2003, 400 pages, p. 317 (ISBN 2870279957). Parue au J.O. le 24 janvier: Informations générales, 28 janvier 1941
  2. Annik Le Guen, Le Morbihan sous le régime de Vichy, décembre 1993 (ISBN 2-909750-27-2)
  3. Michèle Cointet, op. cit., p. 53-59.
  4. a b c et d Robert Paxton, La France de Vichy, Éditions du Seuil, 1972 ; édition 1977, collection de poche p. 243-245
  5. Michèle Cointet, op. cit., p. 60-61.
  6. Michèle Cointet-Labrousse, op. cit., p. 61-62.
  7. Selon Annik Le Guen, Le Morbihan sous le Régime de Vichy , décembre 1993 (ISBN 2-909750-27-2), cette assemblée est « composée de 188 membres dont 81, soit près de la moitié, émanent des anciennes chambres d’avant-guerre ».
  8. Pierre Thiriez (1875-1964) est membre de la Chambre de commerce de Lille depuis 1919 et président depuis 1936, vice-président de l’Assemblée des présidents de chambres de commerce, vice-président du comité national des conseillers du commerce extérieur. Il est également administrateur des Mines de Lens, vice-président du Crédit du Nord, président de la Compagnie des chemins de fer du Nord, puis président de 1942 à 1950 des forges et aciéries du Nord et de l’Est, administrateur aussi de sociétés coloniales au Maroc et en Algérie. Simple bachelier, ancien combattant prisonnier de guerre, époux d’une héritières Wallaert en 1906, il est chevalier de la Légion d’honneur en mars 1939 : cf. son Dossier de la Légion d'honneur sur la base Léonore, Pierre Pouchain, Les maîtres du Nord, du XIXe siècle à nos jours, Perrin, 1998, p. 52
  9. Cf. la page Vicat (société) et [1].
  10. Michèle Cointet, op. cit., p. 64-65.
  11. a et b « Informations générales 1er avril 1941 », (consulté le 9 juin 2019)
  12. Informations générales, 11 novembre 1941
  13. a b et c Michèle Cointet, op. cit., p. 65.
  14. Musée de la Résistance et de la Déportation, Haute-Garonne
  15. Patrick Cabanel, De la paix aux résistances: Les protestants en France (1930-1945), Fayard, 2015, p. 132
  16. André Kaspi, La Deuxième Guerre mondiale: Chronologie commentée, Éditions Complexe, 1999, p. 171-172 (ISBN 2870275919)
  17. Il adresse une missive au maréchal Pétain le 22 avril 1942 pour lui annoncer sa démission : Jean Fraissinet, Au combat à travers deux guerres et quelques révolutions, La Table ronde, 1968
  18. Verger (23 mars 1896 - 26 octobre 1972), jeune apprenti électricien en 1906, à dix ans, est devenu patron à trente ans de son entreprise, Verger-Delporte. Il préside le syndicat des installateurs électriciens. Ce patron d'une PME s'est fait connaître par son intransigeance et son combat très médiatisé contre la CGT et les grèves « révolutionnaires » de 1936-37, notamment à l'occasion de l'Exposition de 1937 ( licenciement d'une partie de ses ouvriers, procès, protestations, conférences, brochures, articles de presse: Cf. ses brochures Jules Verger, ses ouvriers, sa maîtrise, une famille, 1937, Premier mai 1940: face à l'ennemi de l'intérieur, 1941 ( préfacée par Abel Bonnard, L'Humanité, 15 mars 1938, Ibid., 21 mai 1938, Le Figaro, 5 mai 1937, "Une importante manifestation contre l'expropriation des moyens de production" ). Fondateur et animateur en 1937 d'une Association professionnelle mixte de l'entreprise électrique de Paris (Les Travaux, 19 novembre 1937), il anime une Fédération des associations professionnelles mixtes, hostile aux syndicats ( Le Petit Parisien, 1er mars 1943 ). Son entreprise est aussi installée dans les années 1950 dans l'Empire, à Dakar notamment. Il continue à vanter « l'union effective du capital et du travail » dans sa firme, ce qui lui assure la prospérité ( plus de 1 500 employés, dont plus de 400 en Afrique : cf. la revue L'Électricien ). A sa mort en 1972, sa firme emploie plus de 2 200 personnes et réalise un chiffre d'affaires d'environ 180 millions de francs; Le Monde, 30 octobre 1972.
  19. Sur son rôle à Vichy, notamment dans la formation de la Charte du travail du 4 octobre 1941, cf. Jean-Pierre Le Crom, Syndicats, nous voilà ! Vichy et le corporatisme, Ed. de l'Atelier, 1995, Le Journal, 27 mars 1941,
  20. Le Petit Parisien, 18 septembre 1942
  21. Le Petit Parisien, 28 février 1942
  22. Le Petit Parisien, 3 décembre 1941. En 1950, Jules Verger a attaqué le Crapouillot de Jean Galtier-Boissière pour diffamation, pour avoir fait figurer son nom dans le comité d'honneur de la LVF. Lors du procès, Verger affirme qu'il a refusé d'être inscrit à ce comité. Il est cependant débouté et condamné aux dépens (Jean Galtier-Boissière, Journal 1940-1950, Edima Quai Voltaire, 1992, pp. 1032-1034, et 1036)
  23. Cf. Jean-Pierre Le Crom, Syndicats, nous voilà ! Vichy et le corporatisme, Ed. de l'Atelier, 1995, Le Petit Parisien, 18 septembre 1942, Ibid., 16 juin 1942.
  24. Le Midi socialiste, 16 mai 1942, "Nomination à la radio", Le Midi socialiste, 26 octobre 1942, "Ici Radio-travail !"
  25. Informations générales, 1er avril 1941
  26. Informations générales, 22 avril 1941, Ibid., 13 mai 1941, Informations générales, 12 août 1941 ( composition ), Informations générales, 25 août 1941, Informations générales, 26 août 1941
  27. Informations générales, 27 mai 1941, Informations générales, 17 juin 1941, Ibid., 24 juin 1941
  28. Informations générales, 24 juin 1941, Informations générales, 15 juillet 1941, Informations générales, 22 juillet 1941, Ibid., 28 octobre 1941, Le Journal, 2 octobre 1941, Informations générales, 21 octobre 1941: en sont membres des professeurs de droit comme Achille Mestre, Julien Laferriere, Gaëtan Pirou et François Perroux, mais aussi François Valentin ou Hubert Lagardelle
  29. Avec aussi bien des conseillers patrons, tel Pierre Thiriez ou Laederich, que des notables de l’agriculture et des syndicalistes ouvriers. Ainsi que 22 autres personnalités, dont plusieurs patrons influents, dont Georges Painvain, Marcel-Paul Cavallier, de Pont-à-Mousson, Aimé Lepercq, Auguste Detœuf, Jacques Lenté, de l'UIMM: Informations générales, 4 novembre 1941, Ibid., 18 novembre 1941, Ibid., 25 novembre 1941, La Croix, 31 octobre 1941, Le Figaro, 18 novembre 1941 
  30. Informations générales, 9 décembre 1941, Informations générales, 16 décembre 1941
  31. Informations générales, 27 janvier 1942 ( composition. En font notamment partie Charles Trochu, président du conseil municipal de Paris et Jean Giraudoux ), Informations générales, 9 février 1942, Ibid., 16 février 1942
  32. Informations générales, 23 février 1942, Informations générales, 9 mars 1942. Outre des conseillers, elle comprend les deux animateurs du Cercle Fustel de Coulanges, Henri Boegner et Louis Dunoyer de Segonzac, Robert Garric, du Secours national, le général Joseph de La Porte du Theil, commissaire général des chantiers de jeunesse, Jeanne Firtière, directrice d'école, le général Lafont, chef du scoutisme français, Paul Pierre, instituteur, Jean L'Hotte, prisonnier de guerre libéré, directeur régional de l'Air liquide à Nancy et ancien président régional pour la Lorraine des Jeunesses patriotes, et François Valentin, de la Légion française des combattants
  33. Informations générales, 20 avril 1942
  34. « Le Journal du 25 janvier 1941 », (consulté le 9 juin 2019)
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  57. [2]
  58. G. Cognacq (1880-1951) est le petit-neveu d'Ernest Cognacq. Élu membre de l'Institut en 1938
  59. « Information général du 11 novembre 1941 », (consulté le 10 juin 2019)
  60. :« René Bard fut secrétaire de la Fédération nationale CGT des mineurs et fit partie de l'équipe de "Syndicats". », in Angelo Tasca, journaliste et Denis Peschanski, Vichy 1940-1944. Quaderni e documenti inediti di Angelo Tasca : XIXe – XXe siècle : 1892-1986, Paris, Éditions du CNRS ; Milano : Feltrinelli, . Transcription des archives de guerre d'Angelo Tasca, (notice BnF no FRBNF36619714), p.102.
  61. « DUMOULIN Georges (Pseudonyme : DHARNES Prosper, Georges) » (consulté le 9 juin 2019)
  62. « EHLERS Eugène, Henri » (consulté le 9 juin 2019)