Charles Michel (sinologue)

sinologue et diplomate belge

Charles Pierre Michel est un sinologue et diplomate belge, né à Flessingue (Pays-Bas) le et décédé en sa demeure Grand-Place à Bourgeois (Rixensart, Brabant wallon), le , commune où il s’était établi après avoir longtemps résidé à Uccle, avenue des Chênes, 3.

Charles Michel
Image dans Infobox.
sinologue belge Charles Michel (photo Fonson)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
RixensartVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Isabelle Straatman, épouse du sinologue Charles Michel.
Le sinologue Charles Michel, âgé, vers 1920

Il était le fils de Pierre Michel et de Jeanne Jacqueline Adriaenssens.

Son épouse, Isabelle Straatman, née en 1865, était la petite-fille de l’armateur bruxellois Lambert Straatman et la nièce des généraux Rouen et Beaudrihaye, elle était également la cousine de Lola Battaille épouse du célèbre explorateur et océanographe le docteur Arthur Tacquin.

CarrièreModifier

 
Vue colorée de la "Villa Michel", avenue des Chênes, no 3, à Uccle.

Il joua un rôle important dans la première délégation belge en Chine.

Jo Gérard décrit ce « Belge de grande classe » : « Le front haut, la moustache conquérante, le regard loyal c'est un homme de valeur. Arrivé en Extrême-Orient dès 1875, il apprend le chinois à la perfection et assume les fonctions de secrétaire de notre légation tout en entretenant avec les mandarins influents et leur entourage des relations aussi courtoises que nuancées. »

De 1884 à 1896, il fut l'unique chargé d'affaire belge à Pékin et joua un rôle de grande efficacité dans les négociations préalables à la création du chemin de fer Pékin-Hankow.

Il était à une certaine époque un des rares Européens présents en Chine, et il inspira au poète Victor Segalen le personnage de René Leys.

Lors de son départ de Chine en 1898 l'empereur de Chine lui décerna l'Ordre du Double Dragon.

Charles Michel fut l’un des premiers sinologues laïques belges, ses prédécesseurs étant presque tous des ecclésiastiques. Retourné dans sa patrie, il mit ses connaissances au service de tous et il enseigna le chinois à l'Institut supérieur de commerce à Anvers et, à Mons, à l'Institut commercial des industries, ainsi qu'au Cercle polyglotte de Bruxelles.

Il fut un des promoteurs de la création d'une chambre de commerce sino-belge dont Raoul Warocqué, le magnat de l'industrie charbonnière, assura la présidence.

Il habita longtemps une villa, avenue des Chênes, no 3, à Uccle, ensuite vers 1914-1915 il alla s'établir à Rixensart Grand'Place[1] au hameau de Bourgeois une villa devant laquelle dans la courbe passait le chemin de fer vicinal à vapeur. Après sa mort, sa veuve Isabelle Straatman, alla après guerre s'établir à Rijmenam où elle se fit construire une villa par l'architecte Paul van Dievoet fils d'Henri.

BibliographieModifier

  • Jo Gérard, Le pharaon des Belges, Bruxelles, éd. J.-M. Collet, 1984, p. 207-208.
  • Jo Gérard, La grande aventure chinoise des Belges, Namur, éd. Wesmael-Charlier, 1982, p. 61-62, 110-115, 194 et p. 10, photo.
  • Commandant Raoul Pontus, L'expansion belge en Chine, dans le n° XI de L'Expansion belge, revue mensuelle illustrée, Bruxelles, 1908, p. 267 (avec un portrait photographique de Charles Michel).

Notes et référencesModifier

  1. Rixensart, acte de décès no 17, du 26 juillet 1920 : « aujourd'hui à Rixensart, à sept heures du matin est décédé en sa demeure, Grand'Place à Bourgeois Charles Pierre Michel, pensionné de l'État, âgé de soixante-sept ans six mois et dix-sept jours, né à Flessingue (Hollande) domicilié à Rixensart, époux de Straatman, Marie Octavie Pétronille Camille Hermance Françoise Joséphine Henriette Charlotte, sans profession, domiciliée à Rixensart, fils de Pierre Michel et de Jeanne Jacqueline Adriaenssens, conjoints prédécédés ».