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Charles Chincholle

écrivain et journaliste français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chincholle.
Charles Chincholle
Chincholle, Charles, Nadar, Gallica.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Charles Henri Hippolyte ChincholleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Charles Henri Hippolyte Chincholle, né à Amiens (Somme) le et mort à Paris le , est un journaliste et écrivain français.

Il est considéré comme le premier grand reporter français[1].

BiographieModifier

Charles Chincholle est né à Amiens le [2],[3]. Il entame des études de médecine qu'il abandonne assez vite.

Dernier secrétaire d’Alexandre Dumas de 1865 à 1870[4], Chincholle écrit dans les journaux fondés par ce dernier comme Le Mousquetaire ou Le D'Artagnan, puis, il entre en 1872 au Figaro dont il devient l'un des principaux reporters, suivant toutes les manifestations publiques d'importance et signant certains de ses articles sous le pseudonyme d'Henri Hamoise[5]. Il suit ainsi la campagne boulangiste et se laisse séduire un temps par la personnalité du général Boulanger.

Fondateur de plusieurs journaux comme Le Lucifer (1865-?) et L’Estampe, journal artistique (1884-?)[6], étant grand amateur de gravures, il était aussi président du Cercle de l’escrime. On lui doit de nombreuses interviews de célébrités comme Paul Verlaine ou Auguste Rodin. Il est nommé en 1901 chevalier de la Légion d’honneur. Il succombe à une attaque d’apoplexie l'année suivante.

ŒuvresModifier

On lui doit plusieurs romans, livres-humoristiques et pièces de théâtre :

  • La Plume au vent (1865)
  • Alexandre Dumas aujourd'hui (1867)
  • Pensées de tout le monde (1868)
  • L'oncle Margottin (vaudeville en un acte) (1870)
  • Dans l'Ombre (1871) (préface d'Alexandre Dumas)
  • Le Mari de Jeanne (drame en 3 actes) (1872)
  • Le frère Irlide (1880)
  • Le lendemain de l'amour (avec Alexandre Dumas) (1880)
  • Le Catalogue de l'amour (1881)
  • La Ceinture de Clotilde (1884)
  • Les Survivants de la Commune (1885)
  • Le vieux Général (1886)
  • Femmes et Rois (1886)
  • Les jours d’absinthe (1887)
  • La Grande prêtresse (1887)
  • Entrevue photographique avec le général Boulanger (avec Paul Nadar (1889)
  • Paula : roman parisien (1889)
  • Les Mémoires de Paris (1889) (préface d'Émile Zola)
  • Le Joueur d'orgue (1890)
  • Les Phrases courtes (1891)
  • Héros du jour (avec Paul Féval) (1892)
  • Le Traitre (pièce en un monologue) (1892)
  • Les Tableaux symboliques. Pierrotin (pantomime en 4 scènes) (1895)
  • Le procès de la marquise (1900)
  • Général Dulac (posthume, 1907)

BibliographieModifier

  • Camille Dreyfus, André Berthelot, La Grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, Vol.11, Lamirault et cie, 1886, p. 85.
  • « Chincholle, Charles », in Pierre Larousse (dir.), Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, volume 17, supplément 2, [1890], p. 809 lire sur Gallica.
  • Albert Cim, Le Dîner des gens de lettres : souvenirs littéraires, Paris, Flammarion, 1903, p. 161 lire sur Gallica.
  • Jérôme Tharaud, Abel Doysié, Jean Tharaud, Grands reportages, 1946, p. 97

Notes et référencesModifier

  1. Christophe Prochasson, Les Années électriques (1880-1910), L'Harmattan, 2010, p. 281.
  2. Sur de fausses affirmations données par Chincholle lui-même, de nombreux ouvrages et notices biographiques le font naître le 16 juillet 1845 à Chauny, où il avait en effet des attaches. Paul Maison en 1901 par des recherches d'état-civil prouva qu'il n'en était rien dans La Picardie littéraire, historique & traditionniste : revue régionaliste mensuelle illustrée, vol. 1-3, 1901, p. 462. Les documents de la base Léonore le confirment.
  3. La Picardie littéraire, artistique et traditionniste : revue régionaliste, [s.n.], (lire en ligne)
  4. Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly, Correspondance générale, volume VII, p. 77lire en ligne.
  5. Claire Blandin, Le Figaro : deux siècles d'histoire, 2007
  6. Louis Cario, Charles Régismanset, La Pensée française, Mercure de France, 1921, p. 349.

Liens externesModifier