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Charles Benoît Roux

évêque constitutionnel
Charles Benoît Roux
Fonction
Évêque constitutionnel
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
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Consécrateurs

Charles Benoît Roux, né à Lyon le , mort guillotiné le , fut évêque constitutionnel des Bouches-du-Rhône, siégeant à Aix-en-Provence.

BiographieModifier

Bachelier de Sorbonne, prieur de Saint Côme au diocèse de Lyon. Il était curé d'Eyragues au moment de la Révolution.

L’archevêque d’Aix-en-Provence Raimond de Boisgelin ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, l’assemblée électorale du département fut réunie le , dans l’église Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence, pour élire un évêque pour le nouveau diocèse des Bouches du Rhône qui était le "siège métropolitain des Côtes de la Méditerranée".

Le curé d’Eyragues, Charles Benoît Roux fut élu par 365 voix sur 510 votants. Ce choix ne fut pas si mauvais qu’il aurait pu l’être. Il s’agissait « d’un bon vieux radoteur, curé de village provençal, à l’esprit aussi boiteux que son corps, néanmoins peu méchant. »[1]. Il fut sacré à Paris le par trois évêques assermentés comme lui puis se rendit à Marseille où il célébra le une messe à la Major.

Il fut envoyé auprès de deux religieux Minimes, Nuyrate et Taxy, qui avaient été arrêtés. Le maire Mourraille leur demandait de prêter le serment civique, ce qu’ils refusaient. L’évêque essaya en vain de les persuader de céder aux circonstances afin de sauver leur vie. Il implora également en vain la clémence. Le les deux prêtres seront massacrés et pendus.

Benoît Roux fut arrêté en octobre 1793 pour avoir autorisé au mois d’août précédent, une procession pour implorer la clémence du ciel contre l’invasion des troupes conventionnelles commandées par le général Carteaux. Pendant sa détention, il s’était rétracté et, grâce à la complicité d’un serrurier nommé Laurent Gras, il aurait rencontré l’abbé Reimonet, un prêtre réfractaire, qui lui aurait donné l’absolution[2]. Il fut guillotiné le .

BibliographieModifier

  • Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2001, page 303-304 (ISBN 2-7449-0254-3)
  • Jean Rémy Palanque, Le diocèse de Marseille, Letouzey & Ané, Paris 1967, pages 200-201.
  • Henri Arnaud, 1789, L'église de Marseille dans la tourmente, Imprimerie Robert, Marseille, 1988, 282 pages.

RéférencesModifier

  1. Jean Louis Laplane, Journal d’un marseillais, 1789-1793, édition Jeanne Laffitte, 1989, page 203 (ISBN 2-86276-172-9)
  2. Vincent Fayola, Marseille, son passé, sa révolution, édition Garçon, 1989, pages 243-244, (ISBN 9-782950-284754)