Charité (sainte)

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Dans la légende hagiographique Sainte Charité (IIe siècle) est une martyre chrétienne qui est appelée en grec Agapè. Elle était la fille de sainte Sophie, et la sœur de Pistis (Foi de Rome) et d'Elpis (Espérance).

Autrefois célébrée le 1er août dans le Martyrologe romain - avec ses sœurs et mère - elle a été retirée du calendrier liturgique latin.

La légendeModifier

Agapè fut élevée dans la foi en Jésus-Christ et la crainte de Dieu[évasif]. Arrivée à Rome avec sa mère et ses sœurs, les quatre furent arrêtées vers 137, par les troupes de l'empereur, aux oreilles duquel était parvenue la renommée de leur piété et de leur vertu. Émerveillé par la beauté des enfants, l'empereur Hadrien voulut les adopter mais elles et leur mère refusèrent. Stupéfait de constater leur fermeté dans la foi malgré leur jeune âge, l'empereur fit comparaître les filles séparément, pensant que c'était par émulation mutuelle qu'elles osaient ainsi lui tenir tête. Rendu furieux par leur résistance et leur refus de renoncer à la foi chrétienne, l'empereur décida de les mettre à mort.

Agapè (‘Charité’), âgée de neuf ans, fut suspendue à un gibet et entravée si étroitement que ses membres se rompirent sous les liens. Jetée dans une fournaise, elle fut délivrée par un ange mais elle eut finalement la tête tranchée. Comme elle était la plus jeune des trois sœurs, sa mère Sophie l'encouragea plus particulièrement durant son supplice.

La métaphore est évidente : c'est la Sagesse divine qui engendre dans le cœur des chrétiens les trois vertus théologales que sont la foi, l'espérance et la charité[interprétation personnelle].

Opinion d’un bollandisteModifier

Le père Hippolyte Delehaye, bollandiste, écrivit au sujet de « ...cette extraordinaire famille grecque, la mère Sophia, et ses trois filles Pistis, Elpis et Agapè. (...) Tout le monde accordera qu’il faudrait de fortes preuves pour faire croire à la vraisemblance même d’un seul cas de cette espèce, et ces preuves manquent »[1].

Notes et référencesModifier

  1. Hippolyte Delehaye: Les origines du culte des martyrs, Bruxelles, 1912, p.326.