Château les Bouysses

château situé dans le Lot, en France

Château les Bouysses
Image illustrative de l’article Château les Bouysses
Type château
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Protection  Inscrit MH (1989)
Coordonnées 44° 29′ 08″ nord, 1° 23′ 00″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Commune Mercuès
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château les Bouysses
Géolocalisation sur la carte : Midi-Pyrénées
(Voir situation sur carte : Midi-Pyrénées)
Château les Bouysses
Géolocalisation sur la carte : Lot
(Voir situation sur carte : Lot)
Château les Bouysses

Situé sur la commune de Mercuès, dans le Lot, le domaine du Château Les Bouysses, ou Château des Bouysses, a été constitué au XIIIe siècle. Une partie du château (caves et escalier extérieur) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

HistoriqueModifier

En 1232, sur injonction royale, le Seigneur de Rassiels, Raymond de Lard, a fait don de sa terre « les Bouysses » à Dame Guillemette, seconde abbesse de Leyme, pour qu'elle y fonde un prieuré cistercien où s'installèrent une douzaine de religieuses.

Pendant la guerre de Cent Ans, ces dernières furent expulsées par les Anglais de leurs terres qu'elles récupérèrent en 1600. Le domaine, transformé partiellement en vignoble, produisait déjà un cahors. Les religieuses de Leyme le firent prospérer. En 1745, elles autorisèrent même la démolition de leur chapelle pour construire à la place un chai.

Devenu bien national avec la Révolution, le domaine est cédé en 1791 à François Agar, maire de Mercuès, négociant en vin à Mercuès et à Paris-Bercy qui fait reconstruire le château sur les anciennes caves. Mis en faillite par l'incendie de ses entrepôts de Paris, François Agar vendit le domaine des Bouysses, en 1823, à l'un de ses cousins, Jean-Michel Agar, comte de Mosbourg. Ce dernier, qui devait son titre à Louis XVIII, avait été ministre des finances du roi de Naples, Joachim Murat, son ami qu'il avait côtoyé au Collège de Jésuites de Cahors (devenu par la suite, lycée Impérial, Royal puis lycée Gambetta). Agar revint dans le Lot après la mort de Murat en 1815, et devint député du Lot de 1830 à 1834, et président du Conseil général du Département du Lot pendant 14 ans.

Mosbourg fit construire ou reconstruire la plupart des bâtiments du château tel que l'on peut le voir aujourd'hui. Notamment un escalier à double volée et un élégant perron de style italien, souvenir de ses voyages. L'orangerie fut construite en 1820. À côté, ont été aussi construites des écuries.

L'héritage du Comte de Mosbourg dont le fils n'avait pas eu d'enfant, passa à la fin du XIXe siècle, aux neveux de ce dernier, les Vicomtes de Rougé, descendants de la longue lignée, mentionnée depuis 1045, attestée depuis 1375, de la Famille de Rougé. Le dernier vicomte, « inventeur » sans brevet des « queues d'avion » céda peu à peu son domaine. La famille Marre en devint ainsi propriétaire en 1933. Cette famille est toujours propriétaire du domaine et du château.

Des travaux de réhabilitation du château qui avait beaucoup souffert au cours des ans ont été entrepris.

  • 1996 à 1998 structures maçonnerie et toiture
  • 1998 à 1999 création des salles et salons du 1er étage
  • 2002 ouverture du salon Tanat
  • 2003 ouverture chambre du Comte
  • 2004 ouverture de la maison de la Treille

ArchitectureModifier

Les caves en plein cintre dateraient du XIIIe siècle et seraient le seul vestige de l'ancien prieuré cistercien. La logis d'inspiration italienne construit sur les anciennes caves à la fin du XVIIIe siècle est flanqué d'une aile en équerre. Un escalier à double volée orne la façade[3].

Le domaine viticoleModifier

De simple exploitation agricole pratiquement tombée en déshérence, le domaine est devenu par la volonté du docteur Pierre Marre, quercynois d'origine, une propriété viticole productrice d'un cru renommé. Le docteur Marre, praticien à Clermont-Ferrand, établit ainsi un vignoble sur les 20 hectares de coteaux de sa propriété. Le coteau, de résurgence calcaire, est situé au milieu d'un méandre de la rivière. Son socle rocheux s'est enrichi dans les périodes post-glaciaires d'apports siliceux et de galets ainsi que d'alluvions. Le docteur Marre s'est associé pour le ce vignoble avec la cave coopérative de Parnac.

La plantation a débuté en 1973. Elle se compose de 70 % d'Auxerrois, 15 % de Tannât et 15 % de Merlot. Un assemblage de plants qui s'exprime en un cru « étalon » du cahors.


Le vignoble s'étend aujourd'hui sur 24 hectares dont : 19 hectares en Auxerrois, 3 hectares en Tannât, 2 hectares en Merlot.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Catherine Didon, Châteaux, manoirs et logis : le Lot, p. 262, Association Promotion Patrimoine, Éditions patrimoines & médias, Chauray, 1996 (ISBN 2-910137-18-X) ; 336 p.

Liens internesModifier

Liens externesModifier