Château d'Ebersdorf

château allemand de Thuringe

Château d'Ebersdorf
Image illustrative de l’article Château d'Ebersdorf
Façade sud de style baroque.
Nom local Schloss Ebersdorf
Début construction 1690
Fin construction 1792
Propriétaire initial comtes de Reuß-Ebersdorf (de)
Destination initiale résidence comtale
Destination actuelle aucune
Coordonnées 50° 29′ 03,526909″ nord, 11° 39′ 57,213364″ est
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région historique Thuringe
Subdivision administrative Arrondissement de Saale-Orla
Localité Saalburg-Ebersdorf
Géolocalisation sur la carte : Thuringe
(Voir situation sur carte : Thuringe)
Château d'Ebersdorf
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Château d'Ebersdorf

Le château d'Ebersdorf est un château résidentiel de Thuringe situé à Saalburg-Ebersdorf, dans l'Arrondissement de Saale-Orla. Il a été de 1690 à 1848 la résidence des comtes de Reuß-Ebersdorf (de).

HistoireModifier

Le château de style baroque a été construit de 1690 à 1690 en remplacement d'un ancien Wasserburg. Il est formé de quatre ailes régulières entourant une cour. Sa construction est relativement simple, mais sa taille est proportionnelle à celle du comté. Entre 1788 et 1792, l'aile ouest a été refaite en style classique par l'architecte Christian Friedrich Schuricht. Il lui a donné un aspect plus spectaculaire, avec une façade à colonnes donnant sur le parc.

Le parc du château a été tracé en 1710. Il s'agissait alors d'un jardin à la française, qui a été transformé au XIXe siècle en jardin à l'anglaise, ce qu'il est encore aujourd'hui, avec de nombreux arbres anciens.

L'empereur Napoléon Ier, après avoir assisté au combat de Schleiz contre l'armée prussienne, y a passé la nuit du jeudi 9 au vendredi . Trois lettres signées par lui sont datées d'Ebersdorf, le (à 5 heures et 8 heures du matin) et c'est d'Ebersdorf qu'il lance sa proclamation « Aux peuples de Saxe » en réponse à l'invasion de la Saxe par les troupes prussiennes le .

Le château a été une maison de retraite jusqu'en 2000 ; il est actuellement vide.

Notes et référencesModifier

Jean TULARD et Louis GARROS, "Napoléon au jour le jour", Paris, Tallandier, 2002, p. 313.

FONDATION NAPOLEON, "Correspondance générale de Napoléon Bonaparte", Paris, Fayard, 2009, tome 6, pp. 992 à 995.

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