Centre en route de la navigation aérienne Sud-Est

Le nouveau CRNA Sud-Est en 2008;

Le CRNA Sud-Est (Centre en route de la navigation aérienne) est situé à Aix-en-Provence. Il est le 2e CRNA[Quoi ?] en France après le CRNA Nord d'Athis-Mons. Le centre emploi près de 630 employés dont 460 sont des contrôleurs aériens.

1947-1949 : création du centre en routeModifier

À Aix-en-Provence, les militaires français prennent la succession de la Royal Air Force présente depuis le départ des troupes allemandes. Ils mettent leurs moyens techniques au service de l'aviation civile. Le centre de contrôle régional sud-est s'implante définitivement en 1947.

Quelques « anciens d'Amérique » (anciens pilotes formés aux États-Unis et démobilisés) auxquels on adjoint une dizaine de personnes recrutées localement composent le personnel d'alors.

La salle de contrôle est tapissée de panneaux de verre sur lesquels on inscrit les plans de vol transmis téléphoniquement par les opérateurs radios de Marignane. Ces derniers « trafiquent » en morse avec les avions, c'est la grande époque du code Q. La phonie n'est pas encore née et les contacts directs entre les contrôleurs et les avions n'existent pas.

Le tableau de progression des vols, le stripping et le plotting, issus du système américain, sont adoptés pour leur complémentarité. La séparation des aéronefs se fait par le contrôle aux procédures : espacement horaire entre les avions en fonction de leur vitesse, niveau et sens de progression.

En 1949, l'effectif opérationnel du centre s'élève à 30 contrôleurs (8 de jour et 2 de nuit) qui parviennent à écouler 200 mouvements IFR par jour.

1950-1959 : le démarrage de l'exploitationModifier

Les années 1950 voient l'apparition dans le ciel civil d'un nouveau type d'avions, les avions pressurisés à turbopropulseurs. Le respect des routes aériennes balisées rend difficile la détection des conflits par plotting. Celui-ci est donc abandonné. À partir de 1952 les premiers avions à turboreacteurs apparaissent avec le tout premier, le De Havilland Comet (mise en service le ) mais aussi la Caravelle SE210 (mise en service le ), le Boeing 707 (mise en service le ) et le Douglas DC-8 (mise en service le ). Ces premiers avions à réaction empruntent l'espace aérien supérieur jusque-là réservé aux militaires.

L'effectif du CRNA double et le nombre de fréquences passent à 4. Depuis le décret 49-1205 du créant l'École nationale de l'aviation civile, les contrôleurs sont formés à Orly, avant que l'école ne soit transférée à Toulouse[1].

BibliographieModifier

  • Ariane Gilotte, Jean-Philippe Husson et Cyril Lazerge, 50 ans d'Énac au service de l'aviation, Toulouse, Édition S.E.E.P.P,

Notes et référencesModifier