Ouvrir le menu principal

Cathédrale Saint-Sauveur d'Ispahan

église d'Ispahan, Iran
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cathédrale Saint-Sauveur.

Cathédrale Saint-Sauveur
Image illustrative de l’article Cathédrale Saint-Sauveur d'Ispahan
Présentation
Nom local Սուրբ Ամենափրկիչ վանք (Sourp Amenaprgitch Vank)
Culte Église apostolique arménienne
Type Cathédrale
Début de la construction 1655
Fin des travaux 1664
Style dominant Esfahani
Géographie
Pays Drapeau de l'Iran Iran
Province Ispahan
Préfecture Ispahan
Ville Ispahan
Quartier La Nouvelle-Djolfa
Coordonnées 32° 38′ 06″ nord, 51° 39′ 21″ est

Géolocalisation sur la carte : Ispahan

(Voir situation sur carte : Ispahan)
Cathédrale Saint-Sauveur

Géolocalisation sur la carte : Iran

(Voir situation sur carte : Iran)
Cathédrale Saint-Sauveur

La cathédrale Vank, plus connue sous le nom de cathédrale Saint-Sauveur d'Ispahan (en arménien : Սուրբ Ամենափրկիչ վանք Sourp Amenaprgitch Vank), est la cathédrale la plus visitée d'Iran.

Historique et descriptionModifier

Vank signifie monastère en arménien. Elle se situe dans le quartier arménien d'Ispahan appelé La Nouvelle-Djolfa. Elle est dédiée au saint Sauveur (Jésus-Christ) et a été construite entre 1655 et 1664, après que les Arméniens de Djoulfa eurent été déportés à la Nouvelle-Djolfa par le chah Abbas Ier. D'abord appelée "Hovsep Armatatsi", du nom de l'homme qui a descendu le corps du Christ de la croix Joseph d'Arimatée, l'église prit le nom de Vank quand l'ensemble architectonique a été réalisé sous le nom de "Sourp Amena Perguitch Vank" signifiant "le monastère qui défend le peuple"[1].

Cette cathédrale abrite également aujourd'hui un musée consacré à l'histoire des Arméniens de la Nouvelle-Djolfa, une imprimerie ancienne, ainsi qu'une grande bibliothèque de manuscrits arméniens (au nombre de sept cents).

 
Presse à imprimer du musée arménien de Ispahan jouxtant la cathédrale

On attribue à Khachatour Kesaratsi (arménien: Կեսարացի; 1590-1646), archevêque de l'Empire Safavide honoré par une statue dans la cour de la cathédrale, la fondation de la première presse à imprimer en Iran et au Moyen-Orient, en 1633 ou 1636, et en 1638, le premier livre imprimé, un Saghmosaran (psautier en arménien) exposé au musée.

Vue de la rue, la cathédrale a le même aspect qu'une mosquée si ce n'est la croix au sommet du dôme. L'intérieur est recouvert de fresques racontant entre autres le martyre légendaire de saint Grégoire l'Illuminateur, fondateur de l'Église arménienne. À côté de la cathédrale se trouve un musée de l'art arménien. La cour abrite un grand clocher indépendant dominant des tombes de chrétiens orthodoxes et protestants. Des tombes sont également placées le long du mur extérieur avant l'entrée, avec des inscriptions en arménien. Une zone surélevée porte un mémorial du génocide arménien de 1915 en Turquie.


IllustrationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Notice en français apposée à l'entrée de l'église Vank

Articles connexesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Thèse de Sarah Laporte-Eftekharian, Université Libre de Bruxelles, 13 octobre 2006 : Le rayonnement international des gravures flamandes aux XVIe et XVIIe siècles : les peintures murales des églises Sainte-Bethléem et Saint-Sauveur à la Nouvelle-Djoulfa (Ispahan)