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Caroline Piketty

archiviste et historienne française
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Caroline Piketty
Nom de naissance Caroline Marie Monique Thérèse Piketty
Naissance (60 ans)
Paris 20e
Nationalité Française
Diplôme
Profession
Autres activités
Formation
Distinctions

Compléments

Sélection de publications

Caroline Piketty (1958) est une archiviste, historienne, conservateur général du patrimoine et essayiste française.

En tant qu'archiviste, elle a notamment participé à l'ouverture des archives de l'Algérie et travaillé au sein de la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France. De cette expérience professionnelle elle a tiré un ouvrage personnel Je cherche les traces de ma mère : chroniques des archives, publié en 2006, puis devenu une source d'inspiration pour l'un des épisodes des Éphémères, joué par la troupe du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine.

Sommaire

BiographieModifier

Naissance et formationModifier

Caroline Marie Monique Thérèse Piketty est née le dans le 20e arrondissement de Paris[1].

En 1979, Caroline Piketty[a], à 21 ans lorsqu'elle réussit, classée au treizième rang, le concours d'entrée à l'École nationale des chartes[1]. Elle intègre l'école lorsqu'elle est nommée élève de première année par l'arrêté du [2]. C'est au mois de mars 1986[3] qu'elle soutien, devant M. Vernet et Mlle Hubert, sa thèse « Les maîtres et étudiants du collège Saint-Bernard de Paris de 1224 à 1494 ». Elle est nommée, « hors rang », archiviste paléographe, le [4].

ParcoursModifier

Le , Caroline Piketty devient conservateur au Service historique de l'armée de terre[5]. En 1990, elle prend la direction d'un groupe d'archiviste, dénommé « groupe Algérie », pour reprendre le fond en affinant le traitement effectué par Jean Nicot de 1981 à 1990. Ce travail consiste également à préciser les « délais de communication des documents »[6]. En 1992, le travail de traitement se termine et elle prépare l'ouverture au public de ces archives de la guerre d'Algérie[b]. La première mouture de l'« inventaire des archives de l'Algérie » est publiée en 1994[7].

Suite à une demande de mutation[c], elle est nommée le , avec Agnès Callu, conservateur aux Archives nationales[8]. Elle y débute par la poursuite d'un travail sur l'inventaire des archives du Président Georges Pompidou.

En , Caroline Piketty est mise à disposition auprès des services du premier ministre, dans le cadre de la création de la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France, dont la présidence est confiée à Jean Mattéoli[9]. Les objectifs sont fixés par la lettre de mission mais Annette Wieviorka constate qu'il n'y a pas eu de réflexion sur comment les atteindre. Elle souligne que le succès de la mission est notamment du, à Caroline Piketty, qui présente dès le début en a été un membre intégré, à Éliane Chemla, venue du Conseil d'État, et à Ady Steg, qui ont permis de faire émerger « l'idée que le travail de la mission devait être un rigoureux travail historique »[10].

Le , Caroline Piketty est nommée aux Archives nationales, conservateur à la section du XXe siècle au Centre historique[11]. Elle est nommée conservateur en chef du patrimoine en 2002[12]. Le , Caroline Piketty est nommée conservateur au Centre d'accueil et de recherche des Archives nationales (CARAN)[13].

Le elle est nommée conservateur en chef à la Cité nationale pour l'histoire de l'immigration (CNHI)[14]. Elle est adjointe à la directrice du musée de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.

En 2006, Caroline Piketty publie « Je cherche les traces de ma mère, chronique des archives »[15]. Elle y décrit ses propres émotions mais également celles de personnes venant rechercher des traces d'un membre de leur famille lors de son travail sur la « spoliation des biens juifs »[16].

Elle est nommée membre du Conseil supérieur des archives le [17].

En janvier 2013, elle devient responsable du département de l'accueil des publics aux Archives nationales-Pierrefitte. Le elle fait la conférence « les graffiti de Drancy » dans le cadre de la semaine portes ouvertes « Aux Archives, Citoyens ! ». En 2014, elle est commissaire scientifique, avec Olivier Chosalland, Axel Chouvy, Aurore Lafolie, Éric Landgraf et Marjorie Renaut, de l'exposition « Traces : les graffiti du camp de Drancy 1941 - 1944 »[18].

Je cherche les traces de ma mère : chroniques des archivesModifier

Cet ouvrage publié en 2006, est directement issu des notes prises par Caroline Piketty lors de son action d'archiviste dans le cadre du bureau des recherches administratives familiale ouvert, après le travail de la mission Mattéoli[19]. Cet ouvrage, qui selon Patrice Marcilloux « fait date » chez les archiviste du fait de son ton personnel « d'une manière qui n'est ni historique ni archivistique mais entièrement affective »[20], est à l'origine de l'un des épisode du spectacle des Éphémères, joué par la troupe du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine, qui montre « une fonctionnaire des archives accueillir, au milieu des cartons et des boites, une femme qui cherche à comprendre l'histoire de sa mère »[21].

PublicationsModifier

ThèseModifier

Thèse imprimée non publiéeModifier

  • Les Maîtres et étudiants du collège Saint-Bernard de Paris de 1224 à 1494 (thèse présentée pour l'obtention du diplôme d'archiviste-paléographe, texte imprimé, consultable à l'École nationale des chartes), Paris, , 465 p. (présentation en ligne).
    Cette thèse n'a pas été publiée, mais des articles l'ont pour origine, en 1991 Jacques Verger cite la thèse et deux articles comme étant une étude utile mais limitée à un lycée dans le champ, « l'histoire de l'université de Paris au Moyen Âge », largement déficitaire en recherches[22].

Articles en liens avec la thèseModifier

  • « Benoît XII et les collèges cisterciens du Languedoc », dans Marie-Humbert Vicaire et al., Les Cisterciens de Languedoc, XIIIe-XIVe s (actes du colloque tenu en 1985 sous la présidence de Jean Leclercq), Toulouse, Privat, coll. « Cahiers de Fanjeaux » (no 21), (présentation en ligne), p. 139-150.
  • « La promotion des études chez les cisterciens à travers le recrutement des étudiants du collège Saint-Bernard de Paris au Moyen Age », Cîteaux, no 39,‎ , p. 65-78[23].
  • « Les lectures des œuvres des pensionnaires du collège Saint-Bernard : jalons pour l'histoire intellectuelle de l'ordre de Cîteaux à la fin du Moyen Age », Cîteaux, no 40,‎ , p. 245-291[23].

ArchivisteModifier

OuvragesModifier

ArticlesModifier

  • « Les archives de la période de l’Occupation : le cas des archives conservées aux Archives nationales », dans Sébastien Laurent (dir.), Archives «secrètes», secrets d'archives ?, Paris, CNRS Éditions, (ISBN 9782271061577, lire en ligne), p. 93-101.
  • « Concevoir les archives comme porteuse de valeurs citoyennes », dans Archives et construction de la citoyenneté (actes du séminaire, formation nationale - 6 & 7 avril 2005, IUFM de Paris-Molitor, CHAN), Paris, IUFM / Pôle national de ressources patrimoine-archives, (lire en ligne), p. 22-24.
  • « Les papiers de Jean Zay. Nouvelles sources d'archives pour l'histoire du début du XXe siècle », Histoire@Politique. Politique, culture, société,, no 16,‎ janvier-avril 2012, p. 1-11 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).

EssayisteModifier

Grades de la fonction publiqueModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La note, de 1979, indique « Mme Obert, née Piketty (Caroline Marie Monique Thérèse) »[1]. À une époque elle signe ses publications Caroline Obert ou Caroline Obert-Piketty, puis Caroline Piketty.
  2. Lire en publication : articles : Concevoir les archives comme porteuses de valeurs citoyennes.
  3. Idem note précédente

RéférencesModifier

SourcesModifier

BibliographieModifier

Liste par ordre chronologique.

  • École des chartes, « Chronique : École des chartes », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 137, no 2,‎ , p. 363-368 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • École des chartes, « Chronique : École des chartes », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 144, no 2,‎ 1986, p. 446-451 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • École des chartes, « Chronique : Archives », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 144, no 2,‎ 1986, p. 451-453 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • Jacques Verger, « Les historiens français et l'histoire de l'éducation au Moyen Âge : onze ans après », Histoire de l'éducation, no 50,‎ , p. 5-16 (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2019).
  • Michel Balard, Bibliographie de l'histoire médiévale en France (1965-1990) (Société des historiens de l'enseignement supérieur), Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire ancienne et médiévale » (no 25), , 486 p. (ISBN 9782859442149, lire en ligne), p. 153.
  • École des chartes, « Chronique : Archives », Bibliothèque de l'École des chartes, t. 152, no 2,‎ , p. 626-627 (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2019).
  • École des chartes, « Chronique », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 158, no 2,‎ 2000, p. 673 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • École des chartes, « Décorations », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 158, no 2,‎ 2000, p. 677 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • École des chartes, « Chronique : Archives », Bibliothèque de l'École des chartes, t. 160, no 2,‎ , p. 752 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • Thierry Sarmant, « Les archives de la guerre d’Algérie : le secret entre violence et mémoire », dans Sébastien Laurent (dir.), Archives «secrètes», secrets d'archives ?, Paris, CNRS Éditions, (ISBN 9782271061577, lire en ligne), p. 103-110.
  • École des chartes, « Chronique : Archives », Bibliothèque de l'École des chartes, t. 162, no 2,‎ , p. 675 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • Yves-Marie Bercé, « Chronique de l'École des chartes et des archivistes paléographes », Bibliothèque de l'École des chartes, t. 163, no 2,‎ , p. 607-622 (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2019).
  • Le Télégramme, « Rencontre avec Caroline Piketty », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • Le Télégramme, « L'archiviste Caroline Piketty lève le voile sur notre Histoire », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • École des chartes, « Archives », Bibliothèque de l'École des chartes, t. 167, no 2,‎ , p. 644 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • Annette Wieviorka, L'Heure d'exactitude : Histoire, mémoire, témoignage (entretiens avec Séverine Nikel), Paris, Albin Michel, coll. « itinéraires du savoir », , 256 p. (ISBN 9782226267535, lire en ligne).
  • Annette Wieviorka, « Éléments pour une histoire de la Mission Mattéoli », La Revue des droits de l’homme, no 2,‎ (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2019).
  • Patrice Marcilloux, « Les archives de la seconde guerre mondiale en France, de l'histoire à l'histoire de soi. », Revista Tempo e Argumento, vol. 5, no 9,‎ , p. 288-311 (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  • Nathalie Zajde, Qui sont les enfants cachés ? : Penser avec les grands témoins, Paris, Odile Jacob, coll. « Sciences Humaines », , 192 p. (ISBN 9782738171337, lire en ligne).
  • Isabelle Rambaud, « De Descartes à Boltanski, ou petites réflexions sur les principes et usages de l’émotion au pays des archives », Gazette des archives, no 233,‎ , p. 91-116 (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2019).
  • Agnès Magnien (dir.), Traces : les graffiti du camp de Drancy 1941 - 1944, Pierrefitte-sur-Seine, Archives Nationales, , 39 p. (lire en ligne).
  • Président de la République, « Décret du 6 avril 2016 portant nomination (conservateurs généraux du patrimoine) », Journal officiel de la République française, no 0083,‎ , texte n°81 (lire en ligne, consulté le 22 janvier 2019).

WebographieModifier

Voir aussiModifier