Carlo Mattogno

négationniste italien

Carlo Mattogno, né en 1951 à Orvieto, est un militant négationniste italien[1].

Carlo Mattogno
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Tenant d'un antisémitisme radical, il est essentiellement actif dans diverses publications de l'extrême droite néo-fasciste et néo-nazie[2].

BiographieModifier

L'éventuelle formation académique de Carlo Mattogno n'est connue qu'à travers les sites négationnistes selon lesquels il aurait tout à la fois « étudié le latin, le grec, la philosophie, l'orientalisme et la religion », sans qu'il soit possible de déterminer quels seraient ses diplômes et ses qualifications[3].

Il se fait connaître d'abord en 1985 avec deux ouvrages : The Myth of the Extermination of the Jews et The Gerstein Report-Anatomy of a Fraud. Il participe de 1998 à 2002 au comité éditorial de la revue négationniste Journal of Historical Review de l'Institute for Historical Review ainsi qu'à ses conférences annuelles, et poursuit en copubliant plusieurs ouvrages avec le militant néonazi Jürgen Graf[4]. Auteur prolifique, il multiplie les publications notamment dans les organes de l'extrême-droite néo-fasciste italienne : Sentinella d'Italia (« parmi la trentaine d'éditeurs d'extrême droite italiens, [...] l'un des plus antisémites et pronazis[5] » selon René Monzat), les éditions La Sfinge aux côtés de l'ancien Waffen SS Thies Christophersen[5] ainsi que la revue Orion où il succède en 1986 à Claudio Mutti à la rubrique « Judaïsme, contre-histoire, extermination »[6].

Tenant d'un antisémitisme radical « à fondement ontologique », dans la lignée de Julius Evola et de René Guénon, il y développe une argumentaire (ou « élucubration métaphysique » selon Monzat) selon lequel le concept de Yahveh Dieu unique et d'Israël peuple élu serait à l'origine d'une « subversion mondiale hébraïque » et identifierait les Juifs au « racisme », à la pratique d'une « double morale », à la « destruction de toute tradition non hébraïque » et de « toute forme politique et de toute autorité non hébraïque » et enfin à la « domination mondiale[7] ».

Il contribue finalement en 1989 au numéro d'hommage à Hitler publié par la revue du CEDADE, « hitlérienne et "national-socialiste"[8] » à l'occasion du centième anniversaire de la naissance de celui-ci.

Ses écrits négationnistes, reproduisant pour l'essentiel le thème de la prétendue « impossibilité technique des chambres à gaz » déjà popularisé par Robert Faurisson, se voient réfutés notamment par l'historien John Zimmerman[9].

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Atkins 2009, p. 127-128 ; Terras 1990, p. 111 ; Pisanty 1998, p. 291 ; Rotondi 2005, p. 171.
  2. Monzat 1992, p. 185-188.
  3. « Mattogno, Carlo », notice écrite par Juliane Wetzel dans (de) Wolfgang Benz, Werner Bergmann et Brigitte Mihok, , Handbuch des Antisemitismus : Judenfeindschaft in Geschichte und Gegenwart, Berlin, Walter de Gruyter, , 934 p. (ISBN 978-3-598-44159-2), p. 528-530.
  4. KL Majdanek. Eine historische und technische Studie, suivi de Das Konzentrationslager Stutthof und seine Funktion in der nationalsozialistischen Judenpolitik et de Treblinka. Vernichtungslager oder Durchgangslager? Voir (en) Stephen E. Atkins, Holocaust Denial As an International Movement, Westport (Conn.), ABC-CLIO, , 320 p. (ISBN 978-0-313-34538-8), p. 134.
  5. a et b Monzat 1992, p. 185
  6. Milza 2004, p. 189 et Matteo Luca Andriola, La retorica antigiudaica e il negazionismo sulle pagine del mensile «Orion», dans «Giornale di Storia Contemporanea», nouvelle série, n° 1/2016, pp. 177-196.
  7. Monzat 1992, p. 187
  8. Monzat 1992, p. 188
  9. Voir notamment (en) John Zimmerman, « My Response to Carlo Mattogno », sur The Holocaust History Project.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier