Campagne de Nouvelle-Guinée (1914)

Campagne de Nouvelle-Guinée (1914)

Informations générales
Date -
(6 jours) , puis guérilla jusqu'au
Lieu Nouvelle-Guinée, Océanie
Issue Victoire alliée
Belligérants
Drapeau de l'Australie AustralieDrapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Drapeau de l'Australie Australie
Vice-amiral George Patey (en)
Colonel William Holmes, puis
Brigadier-général Samuel Pethebridge (à partir de janvier 1915)
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Eduard Haber (en), gouverneur de la Nouvelle-Guinée allemande
Major Hermann Detzner
Capitaine Hans Wuchert
Forces en présence
Drapeau de l'Australie Australie : 3 000 hommes (dont 1 500 à terre), 4 croiseurs, 3 destroyers, 4 sous-marins.Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand: environ 500 hommes, 1 patrouilleur, plusieurs canons.
Pertes
Entre 45 et 75 hommes selon les sources. 1 sous-marin.Entre 93 et 160 hommes selon les sources. 1 patrouilleur capturé. 300 prisonniers. Nombre inconnu de morts civils.

Première Guerre mondiale

La campagne de Nouvelle-Guinée est une campagne militaire menée par l'Australie contre la colonie allemande de Nouvelle-Guinée au début de la Première Guerre mondiale (à ne pas confondre avec la campagne du même nom de la Seconde Guerre mondiale, également menée par l'Australie - voir Campagne de Nouvelle-Guinée).

BataillesModifier

RabaulModifier

 
Flotte australienne passant au large de Rabaul juste avant le débarquement, 1914.

Le débarquement australien a lieu le matin du 11 septembre 1914 dans le port de Rabaul. Les Australiens s'emparent de la ville et du palais du gouverneur déserté sans combattre sous les yeux des indigènes et de quelques colons allemands méfiants. La garnison allemande s'étant retirée sur la route de Bita Paka, les Australiens ne laissent qu'un faible détachement dans la ville et poursuivent leur offensive dans la jungle.

 
Réservistes de l'armée allemande de Nouvelle-Guinée en 1914, quelques jours avant le débarquement australien.

Bataille de Bita PakaModifier

Le a lieu la bataille de Bita Paka : 1 500 soldats australiens débarquent en Nouvelle-Guinée et engagent le combat contre 350 soldats allemands (voir Force expéditionnaire terrestre et navale australienne) ; elle se solde par 37 morts, 87 blessés et 75 soldats allemands capturés.

Perte de l'AE1Modifier

Le , le sous-marin australien HMAS AE1 est perdu au large du cap Gazelle (29 morts).

Siège de TomaModifier

Du 14 au 17 septembre 1914 a lieu le siège de Toma (Nouvelle-Guinée). À court de vivres, bombardés quotidiennement par le croiseur HMAS Encounter, encerclés par plusieurs centaines de soldats australiens, les 150 soldats allemands de la garnison de Toma sous le commandement du capitaine Hans Wuchert finissent par se rendre après plusieurs jours de siège. Le gouverneur Eduard Haber signe la reddition de la colonie de Nouvelle-Guinée.

GuérillaModifier

Du 17 septembre 1914 au 5 janvier 1919, sous le commandement du major Hermann Detzner, plusieurs dizaines de soldats allemands et mélanésiens refusant de se rendre s'enfuient dans la jungle et montent des actions de guérilla avec le soutien de colons allemands et d'une partie de la population. Les 24 derniers soldats allemands de Nouvelle-Guinée ne se rendent à l'armée australienne que le 5 janvier 1919.

Prise de MadangModifier

 
Pièce d'artillerie allemande capturée par les Australiens pendant la campagne de Nouvelle-Guinée en 1914.

Le , le port de Madang est pris par les troupes australiennes après la fuite de la petite garnison allemande ; celle-ci embarque à bord du croiseur SMS Cormoran qui, échappant aux navires australiens, réussit à rejoindre sans dommages les deux autres croiseurs de la flottille allemande du Pacifique sud.

Ordre de batailleModifier

  Empire allemandModifier

Garnison allemande de Nouvelle-Guinée : environ 500 hommes, plusieurs canons, patrouilleur SMS Komet.

  AustralieModifier

Flotte australienne du Pacifique commandée par le vice-amiral George Patey (en).

Quatre croiseurs.

Trois destroyers.

  • HMAS Warrego.
  • HMAS Parramatta.
  • HMAS Yarra.

Quatre sous-marins.

Environ 3 000 hommes dont les 2 000 hommes de la Force expéditionnaire terrestre et navale australienne.

Exactions australiennesModifier

Face aux actions de guérilla, l'armée australienne, déjà soupçonnée d'avoir exécuté des prisonniers mélanésiens après la bataille de Bita Paka, n'hésite pas à instaurer des mesures de représailles envers les colons allemands et la population locale soupçonnés de soutenir les soldats allemands, notamment des flagellations et des bastonnades en place publique[1],[2]. En dépit de ces actes, le colonel William Holmes, jugé trop conciliant par le gouvernement australien, est remplacé en par le brigadier-général Samuel Pethebridge.

Prisonniers de guerreModifier

À la suite de la reddition des soldats allemands de Nouvelle-Guinée, ces derniers, environ 300 hommes, sont envoyés en Australie et sont internés dans des camps de prisonniers jusqu'à la fin de la guerre.

Cimetière militaire de RabaulModifier

Le cimetière militaire de Rabaul (Bita Paka), établi en 1945, est situé près du site de l'ancienne station radio Bita Paka au sud de la ville de Rabaul, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le cimetière est géré par la Commonwealth War Graves Commission. Le cimetière contient les tombes des soldats allemands et australiens de la Première Guerre mondiale tués lors des opérations militaires de 1914 en Nouvelle-Guinée allemande jusqu'à la reddition des derniers soldats allemands le . 54 soldats allemands sont toujours déclarés disparus sur le front océanien, et n'ont donc pas de sépultures.

Le cimetière contient également les sépultures australiennes et du Commonwealth des personnes tuées au cours des opérations en Nouvelle-Bretagne et en Nouvelle-Irlande pendant la Seconde Guerre mondiale, ou qui sont mortes en tant que prisonniers de guerre dans les camps de prisonniers japonais.

Bilan et conséquencesModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • François Cochet et Rémy Porte, Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,
  • Christophe Clavel, Atlas de la Première guerre mondiale, Rennes, Ed. Ouest-France, , 111 p. (ISBN 978-2-7373-6532-4, OCLC 897729692). Présente des cartes des combats en Océanie (rare).