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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mosquito.

Côte des Mosquitos
Mosquito Coast en

1823 – 1860

Drapeau Blason
Description de l'image Mapa Miskito.png.
Informations générales
Statut Monarchie constitutionnelle
Capitale Bluefields
Langue Anglais (officielle), Miskito (de facto)
Monnaie Livre sterling
Histoire et événements
1823 Indépendance
1860 Occupation
1894 Annexion au Nicaragua et au Honduras
Roi des Miskitos
1823-1824 George Frédéric Augustus Ier
1824-1842 Robert Charles Frédéric
1842-1860 George Frédéric Augustus II

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La Côte des Mosquitos (en espagnol : Costa de Mosquitos), aussi appelée La Mosquitia, est une région située pour sa plus grande partie sur le littoral est du Nicaragua ainsi que sur le littoral nord-est du Honduras. Elle comptait au XVIIe siècle parmi les repaires de corsaires, pirates et flibustiers, huguenots ou puritains.

Sa partie hondurienne est une région de forêt humide, fortement sous-développée, avec peu de routes. Divers indiens Mosquitos y habitent, tels les Pechs (es) et les Tawahkas (es). La réserve de la biosphère Río Plátano se trouve dans cette région.

Sommaire

HistoireModifier

Cette région fut à partir de 1661 le siège d'un royaume indigène, connu parfois sous le nom de royaume de Mosquitie (es). Celui-ci se plaça dès 1668 (ou 1678) sous le protectorat de l'Angleterre, qui ne s'exerça toutefois que de manière relativement informelle et intermittente jusqu'au milieu du XIXe siècle. La région passe ensuite sous le contrôle de la Nouvelle-Espagne. En 1821, la région est intégrée au Mexique. En 1823, à la chute de l'Empire mexicain, la région prend son indépendance avec comme capitale Bluefields, bien que le dernier roi miskito fut couronné à Belize.

La région ayant depuis 1650 un prince à sa tête, le prince George Frédéric Augustus Ier prend le titre de roi. Celui-ci signe une alliance avec les britanniques qui détiennent alors Belize, qui porte à l'époque le nom de Honduras britannique.

Robert Charles Frederic, qui lui succède, donne concession[1] aux négociants jamaïcains William Hodgson et Samuel Shepherd[2]. Ce dernier se lie avec Don George Stiepel, un ancien soldat, qui développe en 1832 le commerce du café avec l'Angleterre, via les ports du Chili.

 
Vue satellite d'une partie de la Mosquitia.

En 1848, les Mosquitos s'emparèrent de la ville nicaraguayenne de San Juan del Norte (Greytown) avec l'aide des britanniques, ce qui faillit entraîner l'intervention des États-Unis. Cette crise dura jusqu'en 1850, date de la signature du Traité Clayton–Bulwer.

Mais les tensions entre les républiques du Nicaragua et du Honduras ne s'apaise point. Après une nouvelle défaite, l'Angleterre, jusque-là alliée des Mosquitos, est contrainte de signer le traité de Managua, en 1860. Ce traité entraîne alors l'occupation du royaume par les armées du Nicaragua. Le roi George Frédéric Augustus II est ainsi contraint d'abdiquer de son titre de roi. Mais bien que le royaume soit abolis, son territoire n'a pas totalement annexé et à une autonomie absolue au niveau politique, fiscal et administratif. Alors, l'ancien roi George Frédéric Augustus II obtient ainsi le titre honorifique de "prince héréditaire". Cette période d'occupation dure jusqu'au 12 février 1894, date ou le président nicaraguayen José Santos Zelaya occupe militairement Bluefield et annexe le territoire[3] avec le Honduras.

MonarquesModifier

Rois successifsModifier

  • George Frédéric Augustus Ier (1757-1824), prince de la province des miskitos puis roi de la Mosquitia de 1823 à sa mort.
  • Robert Charles Frédéric (1778-1842), héritier du royaume puis roi après la mort de son père de 1824 à 1842.
  • George Frédéric Augustus II (1801-1865), héritier du royaume, il fut le troisième et dernier roi de la Mosquitia, de la mort de son père, en 1842, à l'occupation nicaraguayen, en 1860.

Princes héréditairesModifier

  • George Frédéric Augustus II (1801-1865), après son abdication, il reçut le titre honorifique de prince héréditaire de la province occupée de la Mosquitia. Il conserva ce titre de 1860 à sa mort.
  • William Henry Clarence (1833-1879), héritier du royaume de 1842 à 1860, il fut ensuite prince héréditaire après la mort de son père en 1865.
  • Robert Henry Clarence (1872-1908), nommé prince héréditaire de la province occupée après la mort de son père, il doit s'exiler en Angleterre avec sa famille en 1890 suite à l'annexion définitive du territoire de l'ancien royaume.

Prétendants au trôneModifier

  • Robert Henry Clarence (1872-1908), exilé en Angleterre après 1890, il revendique le trône de l'ancien royaume jusqu'à sa mort en 1908.
  • Mary Clarence (1894-1979), fille unique de Robert Henry Clarence, elle était la dernière héritière de l'ancien royaume indépendant de la Mosquitia.

Notes et référencesModifier

  1. "British and Foreign State Papers (1849–50)", vol. 38, London, 1862, pp. 687 and 689
  2. "Penny Ante Imperialism: The Mosquito Shore and the Bay of Honduras, 1600–1914: A Case Study in British Informal Empire", par Robert A. Naylor, Fairleigh Dickinson University Press, London, 1989, pp. 99–100
  3. Dominique Auzias et ean-Paul Labourdette, Petit Futé : Guide Nicaragua - Honduras - El Salvador, Nouvelles Editions de l'Université, , 576 p. (ISBN 979-1033164425).

Liens externesModifier