Brandon Stell

neuroscientifique et chercheur américain

Brandon Stell est un neuroscientifique, chercheur américain du CNRS et fondateur du site PubPeer[1],[2].

Carrière scientifiqueModifier

Après avoir effectué un doctorat à l'université de Californie de Los Angeles, il effectue un post-doc durant deux ans à Paris[3]. En poste au CNRS depuis 2008[1], Brandon Stell co-dirige depuis 2019 une équipe du laboratoire SPPIN (Saint-Pères Paris Institute for Neurosciences) à Paris Descartes[4].

Site PubPeerModifier

En 2012, Brandon Stell fonde le site PubPeer d'une manière anonyme. Il est éventuellement rejoint par son homologue britannique Boris Barbour de l'École Normale Supérieur de Paris, également neuroscientifique[5],[6]. Le site permet de commenter d'une manière anonyme des articles publiés dans des revues scientifiques afin d'encourager la discussion des résultats. Trois ans après la mise en ligne du site, Brandon Stell révèle publiquement son identité en concédant "je pense qu'il sera très difficile de rester anonyme pour toujours". De même, la révélation des identités de ses partenaires leur permet de solliciter des financements pour améliorer et développer leur site hébergé en Californie[7].

En France, le site a permis de révéler des inconduites et des fraudes scientifiques de personnalités jusqu’aux plus hauts sommets de la hiérarchie du système de recherche français particulièrement dans le domaine de la biologie.

Dans une tribune au Monde, Brandon Stell et Boris Barbour défendent une auto-correction centralisée et anonymisée afin de promouvoir de nouvelles formes de discussions ouvertes, publiques pour faciliter la rectification, voire la rétraction des articles scientifiques[8]. En science, la rétractation signifie que les résultats présentés sont jugés nuls et non avenus.

Il précise que PubPeer applique des règles strictes notamment concernant les commentaires doivent être argumentées et basés sur des faits.

Un chercheur médical, Fazlul Sarkar, a assigné le site pour propos diffamatoires à révéler toutes les informations dont le site disposait, (adresses IP à partir desquelles les commentaires ont été publiés)[9]. À la suite de ce procès, Brandon Stell affirme que l'anonymat est une condition nécessaire pour émettre des commentaires et souhaite renforcer l'anonymat sur le site en fonction des fonds de donation[10].

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Hervé Morin et David Larousserie, « Brandon Stell, chasseur d’inconduite scientifique », Le Monde,‎ (lire en ligne  , consulté le ).
  2. « Etudes scientifiques  : le créateur de PubPeer sort de l’anonymat »  , sur nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le ).
  3. (en) « PubPeer’s secret is out: Founder of controversial website reveals himself », sur https://www.sciencemag.org, (consulté le )
  4. (en) « Brandon STELL | SPPIN – CNRS UMR 8003 », sur www.sppin.fr (consulté le )
  5. « Quand la science fait son autocritique », sur lesechos.fr, (consulté le )
  6. « Les grandes revues distordent la science », sur https://www.lemonde.fr/, (consulté le )
  7. (en) « PubPeer’s secret is out: Founder of controversial website reveals himself », sur https://www.sciencemag.org, (consulté le )
  8. « Pouvoir critiquer anonymement la science permet de mieux la corriger », sur https://www.lemonde.fr, (consulté le )
  9. (en) Richard Van Noorden, « Peer-review website vows to fight scientist's subpoena », sur http://www.nature.com, (consulté le )
  10. (en) « Pioneer behind controversial PubPeer site reveals his identity », sur https://www.nature.com, (consulté en )

Liens externesModifier