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COMPAGNIE INTERNATIONALE POUR LA VENTE A DISTANCE
logo de Blancheporte
Collection Mode et Maison

Création 19 février 1981
Forme juridique SASU Société par actions simplifiée à associé unique
Siège social Tourcoing
Drapeau de France France
Direction Franck Duriez
Actionnaires 3 Suisses InternationalVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Vente à distance sur catalogue général
Produits Vente à distance
Société mère Horizon Partners
Effectif 191 (moyen 2015)
SIREN 321008013
Site web www.blancheporte.fr

Chiffre d'affaires 158 M€ en 2015

comptes récents non déposés

Résultat net 3,9 M€ en 2015 (perte)

Blancheporte (ou Compagnie Nationale de Vente à Distance) est une entreprise de vente à distance par Internet et catalogue de vêtements et de linge de maison, originaire de Tourcoing dans le département français du Nord. Fondée en 1806 par les Dassonville, elle fête en 2006 ses 200 ans d’existence.

Sommaire

HistoireModifier

En 1806, la famille d'Alexis Dassonville s'installe à Tourcoing et fabrique et vend ses étoffes sur la Grand-Place de la commune[1]. L'entreprise n'en est qu'une parmi toutes celles que compte l'industrie textile dans la cité[1]. La filature reste dans la famille Dassonville jusqu'en 1890, où elle est rachetée par la société Legrand et Cie[1].

Le 29 mai 1920, l’usine prend le nom d'« Usine de Blanche Porte » (d’après le hameau auquel elle était rattachée)[1]. Elle se spécialise dans le drap « chaîne retors »[1], des draps qui résistent selon leur publicité de l'époque « à plus de cent lessives »[1]. Dans le même temps, l'entreprise communique au travers de prospectus et d'encarts publicitaires dans les magazines féminins de l'époque. En 1921, l'entreprise se lance, déjà, dans la vente à distance et met en place les points relais[1]. Dès 1924, les commandes sont expédiées en 48 heures et le fichier client compte 45 000 adresses[1]. En 1931, le patron, Théo Wibaux-Wattinne, et ses héritiers André et Raymond se tuent dans une avalanche au mont Chenaillet ; c'est l'épouse Gabrielle Wibaux-Wattinne qui prend les commandes de l'entreprise[1]. En 1934, elle fait éditer le premier catalogue blanc de six pages, à 300 000 exemplaires. Pour la première fois de l'habillement faisait son entrée dans l'entreprise[1]. Peu à peu, Blancheporte abandonne la fabrication et devient distributeur à distance de vêtements et de linge de maison.

Jusqu'en 1955, l'activité principale de l'entreprise reste le tissage et la vente en gros ; la vente par correspondance reste une activité annexe[1]. En 1956, la Tunisie devient indépendante, et de ce fait, Blanche Porte perd ses débouchés en Afrique du Nord[1]. C'est la fin de l'activité industrielle en 1963[2]. L'entreprise spécialise son activité dans la vente par correspondance du fait de la volonté de Raymond Wibaux, le fils de Gabrielle[2]. Au début des années 1970, la première collection homme fait son apparition dans leur catalogue[2]. L'entreprise est prospère et le 25 février 1976, un incendie ravage les stocks[2].

En 1983, le Groupe 3SI (à l'époque 3 Suisses International) prend une part majoritaire dans le capital[3]. L'entreprise emploie alors 1 000 employés[2]. Blancheporte se place alors no 3 français de la vente à distance[3]. En 1985, le catalogue est édité à six millions d'exemplaires[3]. Durant les années 1990, l'entreprise connaît la déchéance : réduction d'effectif et réorganisation[3]. Depuis les années 2000, l'entreprise se recentre vers la clientèle sénior[3]. En 2007, la Blanche Porte devient Blancheporte pour amplifier le changement de cap[4]. Depuis l'entreprise édite deux catalogues généraux par an et une dizaine de catalogues spécialisés[4]. En juin 2015, 3Si annonce la vente de ses filiales Becquet, BlanchePorte et Venca[5].

En mars 2016, Blancheporte est repris par son directeur général Frank Duriez[6] et son comité de direction.

2018 le président annonce avoir réalisé 171 millions de chiffre d'affaires en 2017 avec un effectif de 200 personnes et retrouvé la rentabilité après 10 ans de pertes[7]

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k et l Petit 2014, p. 12.
  2. a b c d et e Petit 2014, p. 13.
  3. a b c d et e Petit 2014, p. 14.
  4. a et b Petit 2014, p. 15.
  5. L’ex 3 Suisses cède Becquet et BlanchePorte, Olivia Detroyat, Le Figaro, 25 juin 2015
  6. « Blancheporte cédée à son directeur général », lsa-conso.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juin 2017).
  7. « Blancheporte renoue avec une croissance rentable - Le Journal des Entreprises - Nord - Pas-de-Calais », sur Le Journal des Entreprises (consulté le 15 octobre 2018)

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Histoire de La Blanche Porte depuis 1806, racontée par Martine Le Blan. Tourcoing : La BlanchePorte, 1993, 246 p.
  • [Petit 2014] Jean-Marc Petit, « Blancheporte : De la toile à la Toile, la dame affiche son âge sans complexe », La Saga des marques, t. 3,‎ , p. 12-15.