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Bernissart

commune du Hainaut, Belgique

Bernissart
Bernissart
Le quartier de l’église de la Sainte-Vierge
Blason de Bernissart
Héraldique
Drapeau de Bernissart
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Ath
Bourgmestre Roger Vanderstraeten (PS)
Majorité PS - ECOLO
Sièges
ECOLO
PS
OXYGÈNE-I.C.
6tem-ic
21
2
11
2
6
Section Code postal
Bernissart
Blaton
Harchies
Pommerœul
Ville-Pommerœul
7320
7321
7321
7322
7322
Code INS 51009
Zone téléphonique 069 - 065 (Pommerœul)
Démographie
Gentilé Bernissartois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
11 868 ()
48,75 %
51,25 %
273 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,08 %
62,44 %
15,48 %
Étrangers 12,06 % ()
Taux de chômage 20,52 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 603 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 29′ nord, 3° 39′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
43,42 km2 (2005)
46,11 %
20,46 %
25,42 %
8,01 %
Localisation
Localisation de Bernissart
Situation de la commune au sein de l’arrondissement d’Ath et de la province de Hainaut

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City locator 14.svg
Bernissart

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Bernissart
Liens
Site officiel bernissart.be

Bernissart (en picard : Bernissåt) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, ainsi qu’une localité où se situe son siège administratif.

GéographieModifier

 
Vue générale de la ville

SituationModifier

Cette commune est en position frontalière, sa voisine immédiatement située à l'ouest étant Condé-sur-l'Escaut.

En fait, une partie du village de Bernissart est située en France, composant un hameau rattaché à la commune de Condé-sur-l'Escaut. Cette situation créa des péripéties en 1905 lors de la séparation de l'église et de l'état, car les habitants de ce hameau, allant à la messe en Belgique, en étaient empêchés par les douaniers français.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Bernissart
Péruwelz Belœil
  Saint-Ghislain
Condé-sur-Escaut (France) Hensies

DémographieModifier

Elle comptait, au , 11 878 habitants (5 798 hommes et 6 080 femmes)[1], soit une densité de 273,56 pour une superficie de 43,42 habitants/km².

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année.


 

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[2]

HistoireModifier

 
Le musée

Les iguanodons de BernissartModifier

En , dans cette petite ville, les mineurs de la fosse Sainte-Barbe ont découvert dans une poche d'argile des squelettes fossilisés correspondant à un troupeau d'ornithopodes appelés iguanodons. La direction de la mine avertit, fait exceptionnel à l'époque, le musée d'histoire naturelle de Belgique. Cette découverte, à 322 mètres de fond dans les veines carbonifères du site minier de Bernissart, a été considérée comme exemplaire. Trente squelettes complets avec plusieurs os de squelettes incomplets et des plantes fossiles, soit quelques dizaines de tonnes, y furent extraits avec d'énormes difficultés, sous la direction technique de Louis de Pauw.

C’était la première fois que l’on mettait au jour autant de squelettes complets de dinosaures. Ceux-ci ont été dessinés in situ par le dessinateur G. Lavalette, puis reconstitués par Louis Dollo. La restauration et le remontage, à la chapelle Saint-Georges près de la place Royale à Bruxelles, s’avérèrent aussi délicats que l’extraction, car les ossements, atteints du « mal de la pyrite »[3], nécessitaient des soins intensifs. Des traitements furent mis au point à l’Institut royal des sciences. Les squelettes furent placés dans une immense vitrine à hygrométrie et température contrôlées au Muséum des sciences naturelles de Belgique. La lenteur des opérations impliquant des reconstitutions de charpente osseuse par des équipes d’artisans du bâtiment a permis des progrès anatomiques et biologiques, dont témoignent en particulier les descriptions de Louis Dollo.

Le grand nombre de spécimens complets peut s’expliquer soit par une fuite éperdue du groupe animal amenant une chute rapide, soit une lente accumulation d’individus dans un piège boueux ; pour avoir accumulé tant d'exemplaires bien conservés de dinosaures de la même espèce, le site paléontologique de Bernissart est unique au monde[4]. Ces fossiles reçurent le nom d’Iguanodon bernissartensis, ce qui signifie « iguanodon de Bernissart »[5].

Aujourd’hui, il existe à Bernissart un musée de géologie, le « musée de l’Iguanodon »[6], rassemblant une collection de minéraux et de fossiles.

Culture et patrimoineModifier

Le château de BernissartModifier

Sur la place de Bernissart, à côté de l’église, il subsiste, dilué dans le patrimoine local, de légers vestiges d’un ancien château. Durant des siècles, des hommes comme Guillaume de Failly, le comte Louis de Millendonck, le maréchal de Villars, Philippe Alexandre-Emmanuel de Croÿ ont manifesté des bouffées de sympathie salvatrice pour ce vieux manoir[7].

Le château de Bernissart est un ancien château féodal qui, selon les traces, aurait été construit entre 1247 et 1267 suite au défrichement de la région. Le château occupe une fonction militaire (meurtrières, créneaux, pont-levis et fossés) jusqu’en 1876 où il est détruit suite à un aménagement de la place. On attribue sa construction à Baudouin II d’Auberchicourt (1195/1215)[8]. Cette famille est la première à obtenir le titre de Seigneur de Bernissart.

Le château se compose de plusieurs corps de logis d’âges de styles très différents séparés par deux cours. Le mur d’enceinte forme un quadrilatère irrégulier (voir plan). E. Matthieu, qui s’est rendu en 1876 à Bernissart, décrit le château : « Le mur d’enceinte, d’une épaisseur considérable, était flanqué aux quatre angles de tours ou de tourelles et de larges fossés complétaient la défense de cette forteresse». Le château de Bernissart était situé aux alentours de la place forte de Condé et, jusqu’au XVe siècle, occupe un rôle forteresse importante. Par exemple, au cours de l’année 1478, le Roi de France Louis XI et ses troupes sont arrivés dans le Hainaut. Ils ont alors pris possession des forteresses aux alentours de Condé ce qui était leur but principal.

En 1877, il fut remplacé par une ferme dont le bâtiment est encore visible aujourd’hui. Cette ferme est d'ailleurs toujours habitée.

En 2019, il reste de petites traces de ce château notamment dans la Rue du château (ancien emplacement des douves) et dans quelques propriétés privées de cette rue. De plus, lors de travaux, les traces d’un ancien tunnel ont été découvertes. Celui-ci reliait le château au manoir du Préau à quelques centaines de mètres[9].

De plus, sur la place de Bernissart, à côté de la maison communale où l’on peut également voir le pilori[10].

ArmoiriesModifier

 
Blason de Bernissart
Blasonnement : Ecartelé, aux I et IV de sinople à trois croisettes recroisettées au pied fiché d'or, rangées en bandes les pointes dirigées vers le centre de l'écu; aux II et III d’or à cinq cotices de gueules[11].
  • Délibération communale : 5 mars 2001
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 17 juillet 2003
 
Blason de Bernissart avant la fusion des communes
Blasonnement : De sinople au chef d'hermine et la bordure de gueules[12].
DC 31 mai 1930 - AR 16 juillet 1931 - MB 16 octobre 1931


Notes et référencesModifier

  1. Statistiques officielles
  2. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf
  3. Le « mal de la pyrite » est une altération lente de la pyrite (FeS) contenue dans les ossements fossiles au contact de l’air.
  4. Les Iguanodons de Bernissart, Institut royal des Sciences de Belgique, Bruxelles, 1978.
  5. Conservation des iguanodons : Pascal Godefroit et Thierry Leduc, « La conservation des ossements fossiles : le cas des Iguanodons de Bernissart »
  6. Présentation du musée de l'Iguanodon
  7. En savoir plus...
  8. Astierperet H., Bernissart. 1 vol. (105 p.) : ill. Bibliogr. p. 104 consultable à la bibliothèque Gérard Turpin de Blaton
  9. Extrait du Journal de NoTélé (24/04/2018)
  10. Erigé par le prince Alexandre-Emmanuël de Croÿ aux alentours de 1720.
  11. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 162
  12. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 164

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

A. Astierperet, Bernissart, [Bernissart], [Chez l'auteur], [ca 1980].

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier