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Berbérati
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Préfecture Mambéré-Kadéï
Maire Roger Bandiba
Pcode commune 2111
Démographie
Population 76 918 hab. (2003[1])
Géographie
Coordonnées 4° 15′ 41″ nord, 15° 47′ 22″ est
Altitude 589 m
Divers
Surnoms Berbérati la scintillante
Berbérati la flamboyante
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
City locator 14.svg
Berbérati

Berbérati est, par sa population, la troisième ville de la République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï, elle en constitue l'une des trois sous-préfectures.

Sommaire

GéographieModifier

La ville est traversée par la route nationale RN6 à 516 km à l'ouest de Bangui, elle est au point de départ de la RN10 qui rejoint au sud Nola puis la frontière camerounaise.

HistoireModifier

Le poste militaire de Berbérati est fondé en 1893 par Pierre Savorgnan de Brazza. Après la mission Fourneau, qui remonta le Congo puis, la Sangha en 1891. Dans le but de couper la route aux colonisateurs allemands, Brazza fonde entre 1892 et 1894 une série de postes militaires français et une administration territoriale. Le poste de Berbérati fut créé en 1893, ainsi que celui de Nola, la même année[2]. L'accord franco-allemand du 4 février 1894 reconnut à la France la ligne des postes établis d'Ouesso à Koundé[3].

 
Troupeau de zébus arrivant à Berbérati (vers 1950).

La ville fut cédée par la France à l'Empire allemand lors du traité Maroc-Congo le et intégrée au Neukamerun.

QuartiersModifier

La ville de Berbérati est constituée de 61 quartiers recensés en 2003 : Arabe, Baba-Nani, Baba-Patou, Baba-Salao, Bassola, Batali, Belge, Belle Montagne, Belle Vue (1,2), Bossembele, Ça Va 1, Ça Va 2, Ça Va 3, Centre-Ville, Delaigue, Difolo 1, Difolo 2, Difolo 3, Djambala 1, Djambala 2, Djambala 3, Djambala 4, Djambala 5, Djambala 6, Djambala 7, Djambala 8, Douane, Enerca, Kassai 1, Kassai 2, Kassai 3, Koumbe, Kpetene 1, Kpetene 2, Kpetene 3, Lomi 1, Lomi 2, Nabliyombo, Nagamo, Nambona, Nana-Mambere, Nawoya, Ndao, Ndembo 1, Ngamagbake, Ombella-Mpoko, Ouabere, Ouham, Pondo, Poto-Poto,cité Gérard 1,cité Gérard2;Cité Gérard 3 Quinze Ans, Rosine 1, Rosine 2, Rosine 3, Rosine 4, Sambanda 1, Sambanda 2, Sambanda 3, Sambanda 4, Sefca, Yavoui[9].

Population et sociétéModifier

MédiasModifier

  • Radio Zoukpana[10], radio communautaire émettant sur la fréquence 105.9 FM[11].
  • Radio Ndékéluka, émettant sur la fréquence 100.9 FM

CultesModifier

La ville est le siège de trois paroisses catholiques Sainte Anne de Berbérati fondée en 1923, Sacré-Cœur de Berbérati fondée en 1958 et Saint Basile de Loumi

Berbérati est le siège de l'EEB (Église évangélique baptiste en République centrafricaine), elle est issue de la Mission suédoise d’Örebro établie en 1923 au village de Bania (à 50 km au sud de Berbérati).

ÉducationModifier

La ville compte des écoles publiques : école Préfectorale A, école Préfectorale mixte B, Ça Va, école de Sagbanda, Djambala Filles et des écoles privées : Complexe scolaire évangélique EEB, école Saint Beris, Padre Pio[12].

L'enseignement secondaire est assuré par les Lycées Barthelémy Boganda et Saint Marcellin Champagnan.

SantéModifier

L'Hôpital Régional Universitaire de Berbérati (HRUB) est le plus important de la région sanitaire n°2 du système de santé centrafricain.

ÉconomieModifier

 
Échantillons de carbonado collectés entre Bangui et Berbérati

Berbérati possède un aéroport (code AITA : BBT).

Berbérati est la capitale de la plus importante région diamantifère de Centrafrique[13]. La ville accueille les bureaux des principaux collecteurs de diamants, la plupart musulmans, qui ont été victimes de pillages et meurtres en février 2014, tandis que les mineurs sont pour la plupart chrétiens, les deux groupes se mélangeant peu[14]. Les musulmans contrôlent les circuits d'exportation vers la plupart des pays voisins[15].

Notes et référencesModifier

  1. Population des villes de RCA
  2. L’Afrique noire à l’Institut d’Histoire des Pays d’Outre-Mer p.96
  3. http://www.brazza.culture.fr/fr/missions/sangha.htm
  4. Bulletin L'Armée d'Afrique, 1928-12, L'Afrique Équatoriale Française p. 367
  5. Dieudonné Kpamo, Christianisation et les débuts du nationalisme en Oubangui-Chari de 1920 à 1960, Editions Publibook, 17 octobre 2013, p. 14
  6. Pierre Kalck, Histoire centrafricaine : des origines à 1966, p. 252; Ed. L'Harmattan,1992 (ISBN 2296271537)
  7. Madepeche.com, Toulouse, 2 mars 2008
  8. Juan Fandos-Rius et Jacques Serre, Répertoire de l'administration territoriale de la République centrafricaine, Paris, L'Harmattan, , 294 p. (ISBN 978-2-343-01298-8), p. 13
  9. RGPH 2003, Recensement général de la population et de l’habitat, 2003
  10. signifie la tête d'une marmite en langue Gbaya
  11. Situation des stations radios au 23 mars 2014
  12. Tableau des écoles de République centrafricaine, exercice du 14 mars 2015
  13. "DE DANGEREUSES PETITES PIERRES : LES DIAMANTS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE" Rapport Afrique N°167 – 16 décembre 2010, par International Crisis Group, pages 16 [1]
  14. "DE DANGEREUSES PETITES PIERRES : LES DIAMANTS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE" Rapport Afrique N°167 – 16 décembre 2010, par International Crisis Group, pages 19 [2]
  15. "DE DANGEREUSES PETITES PIERRES : LES DIAMANTS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE" Rapport Afrique N°167 – 16 décembre 2010, par International Crisis Group, pages 20 [3]

Liens externesModifier

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