Bataille du Kef (1694)

bataille en Tunisie
Bataille du Kef (1694)
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Kasbah du Kef.
Informations générales
Date
Lieu Le Kef, Tunisie
Issue Victoire algérienne
Belligérants
Régence d'Alger
Soutenue par :
Régence de Tripoli
Régence de Tunis
Commandants
Dey Hadj ChabaneBey Mohamed Bey El Mouradi
Forces en présence
InconnuInconnu

Guerre algéro-tunisienne de 1694

Batailles

Siège de Tunis (1694)

La bataille du Kef en 1694 oppose la régence d'Alger, dirigée alors par le dey Hadj Chabane, à la régence de Tunis, dirigée par le bey Mohammed El Mouradi.

DéroulementModifier

À la suite de l'alliance de Mohamed Bey El Mouradi avec le Maroc, Hadj Chabane, appuyé par les Tripolitains décide de le châtier et refuse le tribut qu'il lui offre en signe de soumission. Les deux armées se rencontrent au Kef le . Mohamed Bey El Mouradi attaque le même jour les Turcs et se fait battre, puis lance une nouvelle attaque le lendemain sans plus de succès. Le 26 juin, Chabane prend l'offensive et force les lignes de l'ennemi puis le poursuit jusqu'à Tunis, dont il s'empare.

Après avoir reçu l'hommage de tout le pays, le vainqueur rentre à Alger le , traînant à sa suite les canons conquis, 120 mules chargées d'or et d'argent et une grande quantité d'esclaves[1],[2].

ConséquencesModifier

Mohamed Bey El Mouradi fuit à Chios sur un navire de Marseille ou doit s'exiler dans le Sahara[3] et se voit remplacé par Ibn Choukr[4].

Notes et référencesModifier

  1. Henri-Delmas de Grammont, Histoire d'Alger sous la domination turque (1515-1830), Paris, Ernest Leroux, , 458 p. (lire en ligne), p. 265.
  2. « Les Deys 2 (1690-1710) », sur exode1962.fr (consulté le ).
  3. Azzedine Guellouz, Mongi Smida, Abdelkader Masmoudi et Ahmed Saadaoui, Histoire générale de la Tunisie, t. III : Les temps modernes, Tunis, Sud Éditions, , 495 p. (ISBN 978-9973-84-476-7, lire en ligne), p. 78-79.
  4. Léon Galibert, L'Algérie ancienne et moderne : depuis les premiers établissements des Carthaginois jusqu'à la prise de la Smalah d'Abd-el-Kader, Paris, Furne et Cie, , 637 p. (lire en ligne), p. 234.

Voir aussiModifier