Guerre algéro-tunisienne de 1694

guerre
Guerre algéro-tunisienne de 1694

Informations générales
Date 24 juin-novembre 1694
Lieu Régence de Tunis
Casus belli Alliance maroco-tunisienne et alliance proposée par le prince tunisien Ibn Choukr
Issue Victoire de l'alliance tunisienne
Belligérants
Tunisian flag till 1831.svg Régence de TunisFlag of Ottoman Algiers.svg Régence d'Alger Soutenu par
Flag of Tripoli 18th century.svg Régence de Tripoli
Commandants
Tunisian flag till 1831.svg Mohamed Bey El Mouradi
Tunisian flag till 1831.svg Ibrahim Cherif
Tunisian flag till 1831.svg Hussein ben Ali
Tunisian flag till 1831.svg Mourad Ibn Ali
Flag of Ottoman Algiers.svg Hadj Chabane
Flag of Ottoman Algiers.svg Ali Khoudja Bey
Flag of Ottoman Algiers.svg Ibn Choukr
Flag of Tripoli 18th century.svg Bosnak Ismaïl Pacha
Forces en présence
* 15 000 soldats d'infanterie
  • 600 cavaliers[1]
Forces algériennes (août-octobre) :
  • 400 janissaires
  • 1 000 spahis
  • 2 000 cavaliers arabes et berbères[1]
  • Forces tripolitaines (novembre) :

    • Au moins 1 000[1]

    Batailles

    Bataille du Kef
    Siège de Tunis

    La guerre algéro-tunisienne de 1694 est un conflit qui, de l'été à novembre 1694, oppose la régence d'Alger (soutenue par la régence de Tripoli) et la régence de Tunis.

    ContexteModifier

    DéroulementModifier

    L'armée alliée envahit alors le territoire tunisien et triomphe des forces de Mohamed Bey à la bataille du Kef, le . Le bey s'enferme ensuite à Tunis ; un siège de trois mois se termine en novembre de la même année par la chute de la capitale mouradite[2].

    ConséquencesModifier

    Mohamed Bey doit alors s'enfuir et se cacher dans le Sahara. Ibn Choukr devient maître de Tunis mais est obligé de recourir à des impositions arbitraires et des confiscations afin de payer l'armée algérienne, ce qui ruine l'économie de la régence. Il dirige le pays durant six mois, de novembre 1694 à avril 1695. En raison de sa conduite tyrannique, les habitants de Tunis, Sousse et Kairouan donnent le signal à Mohamed Bey pour revenir de son exil et reprendre son trône. Ibn Choukr est vaincu et contraint de se réfugier au Maroc[3].

    Notes et référencesModifier

    1. a b et c Eugène Plantet, Correspondance des Beys de Tunis et des consuls de France avec la cour : 1577-1830, t. 1, Paris, Félix Alcan, , 650 p. (lire en ligne), p. 528.
    2. Henri-Delmas de Grammont, Histoire d'Alger sous la domination turque (1515-1830), Paris, Ernest Leroux, , 458 p. (lire en ligne), p. 265.
    3. Azzedine Guellouz, Mongi Smida, Abdelkader Masmoudi et Ahmed Saadaoui, Histoire générale de la Tunisie, t. III : Les temps modernes, Tunis, Sud Éditions, , 495 p. (ISBN 978-9-973-84476-7, lire en ligne), p. 78-79.

    Voir aussiModifier