Ouvrir le menu principal
Bartole
Bartolo da sassoferrato.jpg
Bartolus de Saxoferrato
Biographie
Naissance
Décès
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Ordre religieux
Maîtres
Cino da Pistoia, Jacopo Belvisio (en), Oldrado da Ponte (en), Raniero Arsendi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Bartole en latin Bartolus de Saxoferrato (né en 1313 à Sassoferrato dans l'actuelle province d'Ancône, dans les Marches, mort le 10 juillet 1356 à Pérouse) est un jurisconsulte italien du XIVe siècle, professeur de droit, spécialiste du droit romain. Le mot Saxoferrato est son lieu de naissance et pas de famille, même s'il est le premier juriste à avoir réintroduit l'usage dans le droit du nomen gentilicium.

BiographieModifier

Bartolus de Saxoferrato enseigne le droit à l'université de Pise et celle de Pérouse, et a été député de cette dernière ville auprès de l'empereur Charles IV du Saint-Empire, dont il se concilie la bienveillance, et qui le nomme conseiller. Il abrège sa vie par une trop grande assiduité à l'étude, et meurt le à l'âge de 44 ans.

Jusqu'à son époque, on s'était contenté de faire, sous le titre de Gloses, des notes fort courtes sur les passages du Corpus Juris, ces gloses s'apparentaient à de la paraphrase des textes de droit. Élève de Cynus de Pistoie et dans la ligne de l'école d'Orléans, il améliore et systématise la méthode développée par les postglossateurs ou commentateurs, recourant à des commentaires suivis sur toutes les parties du texte. Il y réussit si bien, que les jurisconsultes qui le suivent l'ont, d'un commun accord, regardé comme leur maître. Son travail n'a d'ailleurs été profondément remis en cause qu'au XVIe siècle par certains docteurs de la mouvance de l'humanisme juridique. Les juristes humanistes tourneront, à de nombreuses reprises, son gigantesque travail en ridicule.

Charles Dumoulin l'appelle « le coryphée des interprètes de droit. » Dans Le Mariage de Figaro, Beaumarchais met en scène un juriste antipathique nommé Bartolo, il s'agit d'une référence à Bartole. Dans Le Menteur, Pierre Corneille se moque aussi de Bartole dans les quatre premiers que Cliton adresse à Dorante : « Ne craignez rien pour vous : Vous ferez en une heure ici mille jaloux. Ce visage et ce port n’ont point l’air de l’école ; Et jamais comme vous on ne peignit Barthole. »

PublicationsModifier

 
Opera omnia, 1581 (Milano, Fondazione Mansutti).
  • Liber minoricarum decisionum en 1354 à l'attention des Franciscains
  • Lecturae in tres libros Codicis, Naples, 1471, in-folio.
    principal ouvrage de Barthole est
  • Le Dictionnaire Bouillet indique au XIXe siècle l'existence de l'écrit Processus Satanae contra Virginem coram judice Jesu.

Toutes ses œuvres ont été imprimées en 10 volumes in-folio, Venise, 1590. Il a paru à Munich une nouvelle édition complète de ses Œuvres, 1845-1846, 8 volumes in-4o.

Notes et référencesModifier

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

BibliographieModifier

Ouvrages anciens
  • Louis-Auguste Vidalin, Etude sur Barthole, 1856.
  • Plusieurs études en Français et une bibliographie dans : Bartolo da Sassoferrato : studi e documenti per il VI centenario, A cura di Danilo Segoloni : Convegno commemorativo del VI centenario di Bartolo Perugia - 1959, Milan : Giuffrè , 1962, 2 vol., LIII-474, 783 p.
  • Sebastian Krafzik: Die Herrschereinsetzung aus der Sicht des Bartolus von Sassoferato In: Journal on European History of Law, London: STS Science Centre, Vol. 1, No. 2, pp. 39 – 43, (ISSN 2042-6402).
Ouvrages modernes
  • Jean-Marie Carbasse, Manuel d'introduction historique au droit.
  • N. Bériou (dir.), Économie et religion. L'expérience des ordres mendiants, XIII XIV, p. 729

Liens externesModifier