Ouvrir le menu principal

Ateliers du Plateau des Capucins (Brest)

Les Ateliers des Capucins
Logo Ateliers des Capucins Brest.svg
Le logo des ateliers des Capucins depuis mai 2019.
Présentation
Destination initiale
Ateliers de l’Arsenal de Brest
Destination actuelle
Centre culturel et commercial
Construction
Occupant
Propriétaire
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Accès et transport
Tramway
Coordonnées
Localisation sur la carte du Finistère
voir sur la carte du Finistère
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Brest
voir sur la carte de Brest
Red pog.svg

Les Ateliers des Capucins sont des bâtiments de l’Arsenal de Brest, en Bretagne, construits au XIXe siècle. Rétrocédés à la Ville en 2009, ils sont reconvertis en centre culturel et commercial au sein du quartier des Capucins et desservis par le premier téléphérique urbain de France.

Du couvent aux AteliersModifier

Le plateau des Capucins doit son nom aux religieux de l'ordre des Frères mineurs capucins, déjà présents à Recouvrance depuis 1672. C'est en 1692 que ces derniers ont l'autorisation de construire un couvent et une église sur le site. Vauban fait poser la première pierre en 1695.

Le couvent est transformé en hôpital lors d'une épidémie de typhus en 1757-1758, et une deuxième fois lors d'une autre épidémie en 1779. La Révolution française dissout la communauté religieuse en 1791. Un décret de 12 Mars 1791 attribue édifices et terrain à la Marine.

En 1801, la Marine transforme le couvent en casernement pour loger les compagnies d'apprentis canonniers[1].

La construction des Ateliers des Capucins, sur l’emplacement libéré par la destruction du couvent, est décidée par la Monarchie de Juillet afin de répondre aux besoins de construction de nouvelles machines propulsives.

En 1840 le pavillon de la chaudronnerie est bâti près de l'atelier des forges. L'atelier de montage forme alors une dépendance de l'atelier de chaudronnerie. Des travaux de construction et d'agrandissement s'étalent de 1841 à 1865. Ils ajoutent l'atelier de fonderie, l'atelier d'ajustage, l'atelier de montage et l'atelier pour la confection et le montage des chaudières.

Au final l’ensemble est composé de trois grandes halles parallèles d'une largeur de 16 mètres environ et d'une longueur de 150 mètres, orientées sud-ouest, nord-est. Elles sont reliées entre-elles par des bâtiments moins élevés appelés "annexes" et perpendiculaires aux grandes halles. L'ensemble de ces ateliers couvre une superficie de deux hectares et demi.

Au nord du plateau, le môle dit "du viaduc", édifié de 1848 à 1857 sur les plans de Menu du Mesnil, est un imposant édifice en pierres de taille traversé par une arche en plein cintre de 30 mètres de diamètre. Le viaduc était surmonté par la grue "révolver", nommée en raison de sa forme. Mue à la vapeur, roulant sur des rails, elle pesait près de 400 tonnes et soulevait des charges de 80 tonnes.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les ateliers sont gravement endommagés par les bombardements qui détruisent Brest. Seuls les murs en pierre de taille sont restés debout. La reconstruction respecte le parti architectural du XIXe siècle, mais intègre désormais le béton armé. Les travaux durent de 1946 à 1953, ce qui n’empêche pas les ateliers de fonctionner pendant cette période, au début à ciel ouvert[2].

À partir des années 1980, l’activité de l’Arsenal de Brest décline progressivement jusqu’au point où la Marine décide de céder les ateliers.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

En 2009, la Marine cède le plateau des Capucins à la Ville de Brest pour un montant de deux millions d’euros. La municipalité a profité de cette opportunité pour créer un nouveau quartier et transformer les ateliers en un vaste lieu culturel et commercial.

La médiathèqueModifier

La médiathèque François-Mitterrand - Les Capucins, située dans l’une des nefs des Ateliers des Capucins, a été inaugurée en 2017. Il s'agit de la plus grande médiathèque du Grand Ouest français : 120 000 documents en libre accès et 350 000 en réserve, 900 places assises, un auditorium de 195 places et un hall d’exposition de 175 m2.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Les autres équipementsModifier

 
Logo (2016-2019)

La surface couverte par les ateliers est imposante : 160 m de côté, trois nefs monumentales, 200 baies vitrées, 3 000 à 5 000 m2 de locaux commerciaux et services[3]. La "place des machines", au centre de l'édifice, représente la plus grande halle couverte d'Europe avec ses 10 000 m2 de surface. En 2018, le canot impérial de Napoléon, construit en 1810[4], fait son retour à Brest afin d'être exposé aux Ateliers des Capucins. Depuis 1943 et la Seconde Guerre mondiale, il constituait la plus grande pièce du musée national de la Marine à Paris[5].

Outre la médiathèque, les ateliers accueillent :

  • Des commerces (Dialogues, Lalibee Créations, Le Cosmonaute, Climb Up)
  • Des bars, restaurants et salons de thé (La Fabrik 1801, La Brûlerie du Léon, En bières inconnues)

La gare du téléphériqueModifier

Article détaillé : Téléphérique de Brest.

Mis en fonctionnement à la fin de 2016, le téléphérique de Brest relie directement le centre de Brest (station "Jean Moulin", près du bas de la rue de Siam) à la station "Ateliers" implantée à l’intérieur des Ateliers des Capucins. Cet accès direct contribue fortement à la fréquentation des Ateliers des Capucins.

Par ailleurs l'arrêt "Capucins" de la ligne de tramway dessert le plateau.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le quartier des CapucinsModifier

Le plateau des Capucins attenant aux ateliers des Capucins est l’objet actuellement d’un vaste projet d’aménagement qui l’équipera de 600 logements et de 25 000 m2 de bureaux.

Une cité internationale sera destinée à l’accueil de chercheurs et doctorants étrangers.

Article détaillé : Quartier des Capucins (Brest).

Les bâtiments historiques prochesModifier

À proximité immédiate des ateliers des Capucins se trouvent deux sites chargés d’histoire : le "Bâtiment aux Lions", construit en 1806 – 1807, est un pont-digue de 58 mètres de long. Son nom provient des dix têtes de lion en plomb qui font office de gargouilles. Il est classé monument historique depuis 2011[6].

Article détaillé : Le bâtiment aux Lions.

La prison de Pontaniou est l'ancien centre de détention de l'arsenal de Brest. Construite entre 1809 et 1814, elle est conçue comme un bâtiment aux conditions exemplaires pour son époque. Convertie en maison d'arrêt civile après la Seconde Guerre mondiale, elle devient progressivement complètement inadaptée aux conditions de détention et est définitivement fermée en 1990.

Article détaillé : Prison de Pontaniou.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et référencesModifier

  1. Modélisation des ateliers du plateau des Capucins | http://www.wiki-brest.net/index.php/Mod%C3%A9lisation_des_ateliers_du_plateau_des_Capucins
  2. Reconstruction des ateliers des Capucins| http://www.wiki-brest.net/index.php/Reconstruction_des_ateliers_des_Capucins
  3. Les Ateliers : pôle de création, de diffusion et d'innovation| http://www.capucinsbrest.com/un-projet-culturel/le-projet-capucins.html
  4. Conçu sur les plans de l'ingénieur Guillemard sur le modèle d'un bateau vénitien, sa construction est supervisée par Théaud et dure 21 jours aux arsenaux d'Anvers, que l'empereur avait créé quelques années plus tôt. Le sculpteur anversois Van Petersen est responsable des ornements. Napoléon et l'impératrice Marie-Louise paradent à son bord le 30 avril 1810. En 1814, après la chute de l'Empire, il est confié à l'arsenal de Brest, réputé peu favorable à Napoléon. Quelques années plus tard, son ornementation est achevée en grande partie par le sculpteur brestois Yves Collet. Sous le Second Empire, il est ressorti pour la venue de Napoléon III et de son épouse Eugénie, comme le figure une toile d'Auguste Mayer de 1859. Le canot est ensuite conservé dans l'arsenal et sert à l'entraînement d'apprentis marins. En 1922, il parade sur la Penfeld et en 1928 est présenté au public lors d'une grande foire. En 1930, il est installé à quai, près de la porte Tourville et est donc désormais visible de façon permanente par la population. En 1943, devant la crainte des bombardements, il est transféré au musée de la Marine à Paris, ce qui demande de creuser une brèche dans les murs du palais de Chaillot. Il y est exposé jusqu'à son retour à Brest en 2018.
  5. Marie Castrec, « Le canot de l'Empereur retourne à bon port », Le Figaro, 27-28 octobre 2018, p. 15.
  6. « Monuments historiques - Bâtiment aux Lions », sur site du Ministère de la Culture (consulté le 6 août 16)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier