Assemblée d'Albanie

organe législatif monocaméral de l'Albanie

Assemblée d'Albanie
(sq) Kuvendi i Shqipërisë

IXe législature

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Logo de l'Assemblée d'Albanie.
Présentation
Type Monocaméral
Création
Lieu Tirana
Présidence
Durée 4 ans
Président Gramoz Ruçi (PSSH)
Élection
Structure
Membres 140 députés
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Composition actuelle.
Groupes politiques

Gouvernement (75)

Soutien sans participation (4)

  • PDIU (3)
  • PSD (1)

Opposition (43)

Vacants (18)

  • Vacants (18)
Élection
Système électoral Proportionnel d'Hondt
Dernière élection 25 juin 2017

Édifice de l'Assemblée

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Photographie du lieu de réunion.
Divers
Site web parlament.al
Voir aussi Politique en Albanie

L'Assemblée (en albanais : Kuvendi) est le parlement monocaméral de la république d'Albanie depuis le .

HistoriqueModifier

Les premiers parlementsModifier

C'est en 1912, avec l'indépendance de l'Albanie de l'Empire ottoman, qu'apparaît la première assemblée parlementaire du pays, l'Assemblée de Vlorë (en). Plusieurs institutions vont ensuite se succéder, l'Assemblée nationale (Kuvendi Kombëtar), le Conseil national (Keshili Kombëtar) et enfin le Parlement (Parlamenti).

L'occupation italienneModifier

En 1939, à la suite de l'invasion italienne de l'Albanie, le pouvoir législatif est exercé par le roi Victor-Emmanuel III d'Italie, en collaboration avec le Parti national fasciste et l'Assemblée constituante (Asamblea Kushtetues). Un semblant d'activité parlementaire est retrouvé entre 1943 et 1945 avec l'Assemblée nationale.

Le régime communisteModifier

Le se tiennent les élections de l'Assemblée constituante. Le Front démocratique d'Albanie (FDSh), créé de toutes pièces par le Parti communiste d'Albanie (PKSh) d'Enver Hoxha, remporte les 82 sièges de députés à pourvoir et proclame la République populaire d'Albanie. Le pouvoir législatif revient à l'Assemblée populaire (Kuvendi Popullor).

Dès lors, à chaque élection, le FDSh remporte 100,0 % des suffrages exprimés et la totalité des sièges. Avec la Constitution de 1976, le nombre de parlementaires est fixé à 250, alors qu'il évoluait jusqu'à présent en fonction de la population.

Le retour au pluralismeModifier

Après l'autorisation du multipartisme le , des élections constituantes libres sont organisées le . Elles voient la nette victoire du Parti du travail d'Albanie (PPSh) sur le nouveau Parti démocrate d'Albanie (PDSh).

Une Constitution est proclamée quelques semaines plus tard, qui établit le nombre de députés à 140, et de nouvelles élections, organisées en , donnent la majorité au PDSh. Ce dernier remporte le scrutin tenu en , mais perd le pouvoir au profit du Parti socialiste d'Albanie (PSSh), successeur du PPSh, lors des élections anticipées de .

En 1998, les députés approuvent une nouvelle Constitution.

Le PDSh et ses alliés retrouvent la majorité en et la conservent en . Aux élections de , la coalition emmenée par les socialistes reprend la majorité au centre-droit.

Mode de scrutinModifier

 
Le fronton de l'édifice de l'Assemblée.

L'Assemblée est composé de 140 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal avec listes ouvertes et un seuil électoral de 1 % au niveau national. Les sièges sont répartis dans 12 circonscriptions correspondants aux préfectures du pays, à raison de 4 à 36 sièges par circonscription selon leur population. Après décompte des suffrages, les sièges sont attribués à chaque liste selon la méthode d'Hondt[1].

Les listes sont semi-ouvertes, avec la possibilité pour l'électeur d'effectuer un vote préférentiel pour un candidat de la liste choisie. Le système possède cependant la particularité de permettre aux partis de présenter des listes dont les candidats sont séparées en deux groupes. Tous voient leur place dans leur groupe déterminée par le nombre de vote préférentiels réunis en leur nom, mais ceux du premier groupe se voient attribués les sièges en priorité, tandis que ceux du second groupe ne peuvent monter dans le premier que s'ils obtiennent au moins dix milles votes préférentiels. Ils remplacent alors les candidats du premier groupe ayant obtenus le moins de votes préférentiels, si ces derniers en ont obtenus moins[2]. Le vote n'est pas obligatoire[3].

Les listes semi-ouvertes ont été introduites par une réforme de la loi électorale votée le 5 octobre 2020 par 96 voix contre 15, qui a également abaissée le Seuil électoral, auparavant fixé à 3 % pour les partis politiques et à 5 % pour les coalitions[3].

Sièges par préfectureModifier

Le nombre de sièges par circonscription varie régulièrement en fonction de l'évolution de la population des préfectures.

Répartition en 2021[4]
Préfecture Sièges Préfecture Sièges
Berat 7 Korçë 11
Dibër 5 Kukës 3
Durrës 14 Lezhë 7
Elbasan 14 Shkodër 11
Fier 16 Tirana 36
Gjirokastër 4 Vlorë 12

PouvoirsModifier

L'article 1er de la Constitution albanaise du définit l'Albanie comme une République parlementaire. Le fonctionnement et les pouvoirs de l'Assemblée sont établis par la partie III du texte constitutionnel.

Il lui revient de voter la loi, proposée par le gouvernement, des députés, vingt mille électeurs, et de contrôler l'action de l'exécutif. En outre, les parlementaires sont chargés de l'élection, tous les cinq ans, du président de la République d'Albanie.

Liste des présidentsModifier

Fonctionnement interneModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « BROSHURËINFORMATIVE », sur isp.com.al (consulté le 28 janvier 2021).
  2. (en) « Explaining Albania: Electoral Code Changes Approved in Parliament, Here's What will Happen », sur Exit - Explaining Albania, (consulté le 28 janvier 2021).
  3. a et b « ALBANIE (Kuvendi), Système électoral », sur ipu.org (consulté le 8 juillet 2017).
  4. (sq) « Harta e re elektorale, një mandatmë pak Kukësit, Korçës e Beratit - Shqiptarja.com », sur shqiptarja.com (consulté le 28 janvier 2021).