Aoul

village fortifié du Caucase

Un aoul (mot dérivé du tchétchène oil et/ou du tatar awıl) est un village fortifié que l’on trouve globalement partout dans le Caucase (et plus particulièrement au Daghestan et en Tchétchénie), chez les tatars, les bachkirs, les kazakhs et les kalmouks[1].

Gounib, un aoul du Daghestan, photographié par Prokoudine-Gorski entre 1905 et 1915.

Ces villages sont souvent bâtis contre des falaises et leurs fortifications sont en pierre pour se protéger d’une attaque surprise. Les maisons sont le plus souvent hautes de deux étages.

Au XIXe siècle, lors de la conquête du Caucase par la Russie, les aouls se révélèrent d’excellents lieux de défense et de regroupement de la résistance.

Chez les Kazakhs, l'aoul représentait initialement un groupe de nomades, et était constitué de quelques yourtes ; il était par essence mobile. Au fur et à mesure que les politiques de l'Empire russe et de l'URSS parvinrent à sédentariser les Kazakhs, le mot aoul finit par désigner une entité administrative, puis un village[2].

ÉtymologieModifier

Le mot lui-même est d’origine turque et veut dire « village » dans de nombreuses langues turques.

Auyl (kazakh : Ауыл) est un mot kazakh voulant dire « village » au Kazakhstan[3].

AnnexesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. (ru) « Aoul », dans Encyclopédie Brockhaus et Efron, Saint-Petersbourg, 1890-1907 (lire en ligne).
  2. Isabelle Ohayon, « Du campement au village : sédentarisation et transformations de l’aoul kazakh à la période soviétique », Cahiers d'Asie centrale, nos 13/14,‎ , p. 177-198 (lire en ligne, consulté le ).
  3. Қазақ тілі термиңдерінің салалық ғылыми түсіндірме сөздігі: География және геодезия. — Алматы: "Мектеп" баспасы, 2007. — 264 бет. (ISBN 9965-36-367-6)