Antoine Charles Augustin d'Allonville

militaire français

Officier général francais 2 etoiles.svg Antoine Charles Augustin d'Allonville
Naissance
Verdelot
Décès (à 57 ans)
Palais des Tuileries
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Maréchal de camp
Années de service 1756-1792
Commandement Régiment du Roi
Conflits Guerre de Sept Ans
Faits d'armes Bataille de Villinghausen
Distinctions Ordre royal et militaire de Saint-Louis (chevalier)
Autres fonctions Sous-Gouverneur de Monseigneur le Dauphin
Famille Famille d'Allonville (branche d'Oysonville)

Emblème

Antoine Charles Augustin d'Allonville naît le , au château de La Roche, à Verdelot, dans la Brie. Il meurt le , lors des combats au palais des Tuileries.

Le chevalier d'Allonville, maréchal de camp, a l'honneur d'être choisi comme sous-gouverneur du premier dauphin. Il est chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis[1].

Les carrosses du RoiModifier

Sa famille, les d'Allonville, est citée[2] par l'auteur des Souvenirs apocryphes de la marquise de Créquy, parmi les noms des « 41 familles qui sont très antérieures à 1399 et que ceux qui les portent peuvent être considérés comme gens de qualité ».

Antoine Charles Augustin d'Allonville est l'un des fils d"Edmé d'Allonville (), fils de François III d'Allonville. Officier aux Gardes-Françaises, chevalier, seigneur d'Arnancourt, La Chaise et Féligny, il est aussi seigneur d'Aclainville[réf. souhaitée].

Il a deux frères :

Il a un neveu, Armand François d'Allonville.

BiographieModifier

Officier au régiment du Roi-infanterieModifier

Le chevalier d'Allonville est officier dans le régiment du Roi-infanterie. Il fait toutes les campagnes de la guerre de Sept Ans (1756-1763) : il se trouve blessé, lors de la bataille de Villinghausen, le , d'une balle au cou.

Il est promu colonel du régiment du Roi le et est décoré de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis[4].

Le , il est maréchal de camp.

Sous-gouverneur du DauphinModifier

Antoine est un proche de la maison d'Harcourt[réf. nécessaire]. C'est peut-être[réf. nécessaire] ce qui va lui permettre de devenir le sous-gouverneur du dauphin, fils aîné de Louis XVI, de 1787 à 1789. Selon le comte d'Hézecques, « le chevalier d'Allonville est jugé brave et loyal, mais de peu de génie »[réf. nécessaire].

Antoine Charles Augustin d'Allonville est « fort aimé et estimé du roi »[réf. à confirmer][5][réf. non conforme].

Éducation et mort du prince royal (1789)Modifier

Louis de France (1781-1789) décède dans les bras du chevalier d'Allonville[réf. nécessaire], le , d'une « carie des os »[6], au château de Meudon, vers une heure du matin.

Après la mort de Louis de France (1789-1792)Modifier

 
L'assaut dans les couloirs du château.

Il commande un peloton, lors du combat de la journée du 10 août 1792, au palais des Tuileries, où il s'est rendu pour défendre le roi[7]. Il ne peut s'échapper du château après la fin de la bataille. Les révolutionnaires tuent les blessés et les prisonniers, qu'ils soient royalistes, suisses ou serviteurs du roi. Il est massacré dans le cabinet de lecture du second dauphin, le futur Louis XVII.[réf. nécessaire] D'Espinchal écrit quant à lui: « Le chevalier d'Allonville est tué sur la terrasse » du palais des Tuileries[8][réf. non conforme].

Son cadavre est jeté dans une fosse commune dans l'ancien cimetière de la Madeleine[réf. nécessaire], là où se dresse de nos jours la chapelle expiatoire.

Notes et référencesModifier

  1. Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle..., p. 512.
  2. Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803, Par Courchamps, Renée Caroline de Froulay Créquy, p. 35
  3. Théâtre d'une première bataille gagnée sur les Français par les troupes des Émigrés de Condé et les Autrichiens.
  4. Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle jusqu'en..., p. 513.
  5. Journal d'émigration du comte d'Espinchal, publié d'après les manuscrits originaux, Par Joseph Thomas Anne Espinchal, Ernest d'Hauterive, p. 378.
  6. On parlerait aujourd'hui d'ostéite, mais il s'agissait de la tuberculose.
  7. La revue de Paris, par Marc Le Goupils, 1970, p. 493.
  8. Journal d'émigration du comte d'Espinchal, publié d'après les manuscrits originaux, par Joseph Thomas Anne Espinchal, Ernest d'Hauterive, p. 378.

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

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