Annie Adams Fields

écrivaine et philanthrope américaine
Annie Adams Fields
Annie Adams Fields John Singer Sargent.jpg
Biographie
Naissance

Boston
Décès
(à 80 ans)
Sépulture
Nom de naissance
Ann West Adams
Autres noms
  • Annie Adams
  • Annie Fields
  • Mrs. James T. Fields
  • Ann West Adams
Nationalité
américaine
Activités
Conjoint
  • James T. Fields
  • Sarah Orne Jewett
Autres informations
Propriétaire de
The Brierwood Pipe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Religion
unitarisme
Archives conservées par
Bibliothèque de la Simmons University

Annie Adams Fields, née le à Boston dans l'État du Massachusetts et morte le à Boston, est une poète, essayiste, dramaturge, épistolière, diariste, animatrice de salon littéraire américaine, et une figure majeure de l'action sociale de la ville de Boston.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

 
Annie Adams Fields, 1853

Annie Adams Fields, née Ann West Adams est la cinquième fille et la sixième des sept enfants de Zabdiel Boylston Adams et de Sarah May Holland Adams, deux descendants des premiers colons venus s'installer dans la Colonie de la baie du Massachusetts, son père a pour ancêtre Henry Adams (farmer) (en) de Braintree, qui a pour illustres descendants les présidents John Adams et John Quincy Adams. Zabdiel Boylston Adams est un médecin, professeur à la Harvard Medical School et siège au service scolaire de Boston. Annie Adams Fields suit sa scolarité à la maison par des précepteurs avant d'intégrer l'école pour jeune filles de Boston créée par George Barrell Emerson (en). Par son éducation, elle intègre deux principes de vies : l'épanouissement personnel et le service désintéressé[1],[2],[3],[4].

CarrièreModifier

Au cœur de la vie littéraire de BostonModifier

Après son mariage, en 1854, avec James Thomas Fields[5], le directeur de la maison d’édition bostonienne Ticknor and Fields, Annie Adams Fields est plongée dans la vie littéraire de la Nouvelle Angleterre[1],[2].

En 1856, le couple Fields achète une résidence sur la Charles Street (Boston) (en). Une maison décorée par des tableaux, des bustes de marbres et possédant une bibliothèque de livres rares, cet univers marque Annie Adams Fields[1],[2].

En 1859, les époux Fields embarquent pour l'Europe. Lors de leur escale au Royaume-Uni, ils rencontrent Charles Dickens et Alfred Tennyson, auteurs favoris d'Annie Adams Fields[2].

De retour aux États-Unis, la résidence de la Charles Street ouvre son salon aux figures littéraires, salon animée par Annie Adams Fields, parmi les auteurs qu'elle reçoit, on remarque Ralph Waldo Emerson, Henry Wadsworth Longfellow, Nathaniel Hawthorne, Oliver Wendell Holmes, John Greenleaf Whittier, Harriet Beecher Stowe, etc.[1],[2].

L'auteureModifier

 
James Thomas Fields
 
Sarah Orne Jewett

La mort de son époux James T. Fields en 1881, marque la fin d'une époque. Cela dit, il lui laisse un héritage de 124 000 $ qui permet à Annie Adams Fields de rester à la résidence de la Charles Street et de continuer ainsi à recevoir ses amis du monde de la littérature. Elle se fait de nouvelles amies, notamment les auteures Sarah Orne Jewett et Louise Imogen Guiney. Après un voyage en France et en Grèce, elle commence à s’investir dans une vie d'écriture. Dès 1881, elle publie un recueil de poèmes, Under The Olive, et une biographie de James T. Fields[1].

La réformatrice socialeModifier

En 1872, éclate le grand incendie de Boston, des milliers de Bostoniens se retrouvent sans emploi et sans abri. Annie Adams Fields se porte volontaire pour secourir les victimes, elle ouvre les portes de sa résidence pour loger et nourrir des travailleuses et y ouvre un atelier de couture coopératif qui emploie jusqu’à trente couturières. Elle visite les ouvriers sans emploi pour définir leurs besoins et y satisfaire au mieux. Avec son amie Mary Lodge, elle fonde en 1875 la Cooperative Society of Visitors (« Société coopérative des visiteurs »)[note 1], parmi ses membres il y a l'écrivain William Dean Howells[6] et le prêtre Phillips Brooks[7], puis la Cooperative Society of Vistors rejoint l'Associated Charities of Boston, dont elle est une des fondatrices en 1879, elle assure la direction de 1879 à 1894, puis la vice-présidence de 1894 à 1906[1],[2].

En 1885, Annie Adams Fields publie How to Help the Poor, un livre destiné aux travailleurs sociaux[note 2] qui sera vendu à 22 000 exemplaires.

La féministeModifier

Avec son époux, Annie Adams Fields organise des cours de niveau universitaire pour les femmes, elle soutient également les initiative de l'université de Boston à ouvrir ses portes aux femmes et leur permettre d’accéder aux plus grades universitaires[8],[note 3] ; elle milite également pour que les femmes puissent accéder aux études de médecine[2].

Annie Adams Fields ouvre un club pour les auteures féminines, et en tant que présidente du comité du Massachusetts de l'Exposition universelle de 1876 qui se tient à Philadelphie, c'est elle qui organise le pavillon dédié aux femmes[2].

Vie privéeModifier

Le elle épouse l'éditeur et écrivain James Thomas Fields, de 17 ans son aîné. Le couple n'a pas eu d'enfants[1],[2].

Après la mort de son époux en 1881, elle entame une relation lesbienne avec Sarah Orne Jewett, qui durera jusqu'à la mort de cette dernière en 1909[1],[2].

Annie Adams Fields décède des suites d'une myocardite dans sa résidence de la Charles Street, elle est inhumée au Cimetière de Mount Auburn (Massachusetts) à Cambridge, aux côtés de son époux[1].

Annie Adams Fields, après sa mort lègue la somme de 40 000 $ à l'Associated Charities of Boston (« L'Association des organismes de bienfaisance de Boston »), qui représente la plus grande partie de son héritage[1],[2].

Après la mort d'Annie Adams Fields, conformément à ses volontés la résidence de la Charles Street est vendue et démolie, seul est préservé le jardin pour qu'il reste un lieu de détente, les tableaux et autres œuvres d'art de la résidence sont légués au Musée des Beaux-Arts (Boston), les manuscrits et livres sont légués à l'université Harvard et au Dartmouth College[1],[2].

ŒuvresModifier

Note : le numéro ISBN renvoie à une réédition récente sous forme de fac-similé.

ArchivesModifier

Les archives de Annie Adam Fields sont déposées et consultables auprès de la bibliothèque de la Simmons University (en)[9]

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Association basée sur la Charity Organization Society fondée à Londres par Octavia Hill
  2. Metier qui se professionnalise sous l'impulsion de Mary Richmond et au sein de l'ACB par Zilpha Drew Smith qui en est la secrétaire générale
  3. Helen Magill White, élève de l'université de Boston, est la première américaine à obtenir un Ph. D (doctorat) en 1877.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j et k (en-US) Paul Wilson Boye, Notable American Women: A Biographical Dictionary, Volume I: 1607-1950, A-F, Cambridge, Massachusetts, Belknap Press of Harvard University Press., , 687 p. (ISBN 9780674288362, lire en ligne), p. 615-617
  2. a b c d e f g h i j k et l (en-US) John A. Garraty & Mark C. Carnes (dir.), American National Biography, Volume 7: Dubuque - Fishbein, New York, Oxford University Press, USA, , 956 p. (ISBN 9780195127867, lire en ligne), p. 887-900
  3. (en-US) « George B. Emerson », Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, Vol. 16,‎ mai 1880 - juin 1881, p. 427-429 (3 pages) (lire en ligne  )
  4. (en-US) Gardner Adams, Genealogy of John Adams and His Descendants, Boston, Rand , Avery and Co., , 152 p. (ISBN 9780344414589, lire en ligne)
  5. (en) « James T. Fields | American author and publisher | Britannica », sur www.britannica.com (consulté le )
  6. (en) « William Dean Howells | American author and critic | Britannica », sur www.britannica.com (consulté le )
  7. (en) « Phillips Brooks | American clergyman | Britannica », sur www.britannica.com (consulté le )
  8. (en) « Boston University | university, Boston, Massachusetts, United States | Britannica », sur www.britannica.com (consulté le )
  9. (en-US) « Guide to the Annie Fields papers, 1870-1899 »  , sur beatleyweb.simmons.edu (consulté le )

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notices dans encyclopédies et manuels de référencesModifier

  • (en-US) Paul Wilson Boyer (dir.), Notable American Women: A Biographical Dictionary, Volume I: 1607-1950, A-F, Cambridge, Massachusetts, Belknap Press of Harvard University, , 687 p. (ISBN 9780674288362, lire en ligne), p. 615-617.  ,
  • (en-US) Cathy N. Davidson, Linda Wagner-Martin, Elizabeth Ammons (dir.), The Oxford Companion to Women's Writing in the United States, New York, Oxford University Press, USA, , 1021 p. (ISBN 9780195066081, lire en ligne), p. 317-318.  ,
  • (en-US) John A. Garraty & Mark C. Carnes (dir.), American National Biography, Volume 7: Dubuque - Fishbein, New York, Oxford University Press, USA, , 956 p. (ISBN 9780195127867, lire en ligne), p. 887-900.  ,

EssaisModifier

  • (en-US) Mark Antony De Wolfe, Memories of a Hostess, Boston, The Atlantic monthly press, , 386 p. (LCCN 22019693, lire en ligne).  ,
  • (en-US) Rita K. Gollin, Annie Adams Fields: Woman of Letters, University of Massachusetts Press, , 408 p. (ISBN 9781558493131, lire en ligne).  ,

ArticlesModifier

Les articles de JSTOR, sont librement accessibles à la lecture en ligne jusqu'à la concurrence de 99 articles par mois.

  • (en-US) Rita K. Gollin, « Annie Adams Fields (1834-1915) », Legacy, Vol. 4, No. 1,‎ , p. 27-36 (10 pages) (lire en ligne  ),
  • (en-US) George Curry, « Charles Dickens and Annie Fields », Huntington Library Quarterly, Vol. 51, No. 1,‎ , p. 1-71 (72 pages) (lire en ligne  ),
  • (en-US) Judith Fryer, « What Goes on in the Ladies Room? Sarah Orne Jewett, Annie Fields, and Their Community of Women », The Massachusetts Review, Vol. 30, No. 4,‎ , p. 610-628 (19 pages) (lire en ligne  ),
  • (en-US) Julie E. Hall, « Writing at the Crossroads: Sophia Hawthorne's Civil War Letters to Annie Fields », Legacy, Vol. 25, No. 2,‎ , p. 251-261 (11 pages) (lire en ligne  ),

Articles connexesModifier

Liens externesModifier