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Anne Vanderlove

auteur-compositeur-interprète française
Anne Vanderlove
Anne Vanderlove.jpg
Anne Vanderlove en 2012.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Anna Van der Leeuw
Nationalité
Activité
Autres informations
Domaine
Distinction

Anne Vanderlove, nom de scène d'Anna Van der Leeuw[1], est un auteur-compositeur-interprète français d'origine néerlandaise, née en 1943 et morte le dans le Finistère.

Elle était surnommée « la Joan Baez française ».

BiographieModifier

Elle naît à La Haye aux Pays-Bas en selon les sources[2],[3],[4],[5],[6]– d'une mère bretonne et d'un père artiste peintre néerlandais. Ce dernier, résistant, est arrêté et déporté à Buchenwald. Il survit et rentre au pays. La mère d'Anne Vanderlove confie alors sa fille à ses parents qui vivent à Arradon (Morbihan) . C'est ainsi qu'Anne Vanderlove est élevée en Bretagne par ses grands-parents maternels.


À 20 ans, elle entreprend des études de philosophie à Paris, où elle devient institutrice.

En 1965, alors qu'elle est à Paris pour se rendre à une mission humanitaire à l'étranger, elle observe des chanteurs dans la rue, et décide de composer et d'interpréter des chansons elle aussi. Elle commence sa carrière en 1965 en se produisant Chez Georges, un cabaret de la rue des Canettes, à Saint-Germain-des-Prés[1],[7].

Elle acquiert la célébrité en 1967 avec la chanson Ballade en novembre, qui lui vaut un Grand prix du disque[1],[7] et le Grand prix de l’Académie de la chanson française. Elle enregistre l'album homonyme la même année. Durant les événements de mai 1968, elle chante dans les usines en grève[8]. Rapidement elle acquiert le surnom « la Joan Baez française ». Elle enchaîne avec d’autres titres tels que Les Petits cafés et La Fontaine de Dijon. Mais elle se fâche par la suite avec sa maison de disque Pathé-Marconi. En 1970, elle participe (voix et chœurs) à l'album noir et mythique de Gérard Manset : La Mort d'Orion. Après La vie s'en va (1981 - Oscar de la chanson française), Partir et une dizaine d'autres disques produits par l'artiste elle-même, une compilation sur 3 CD sort en 1987.

En 1972, elle s’installe en Bretagne, décide de s’autoproduire et ne chante plus que dans les écoles, les prisons, les maisons de la culture.

Absente de la production musicale depuis quelques années, elle enregistre de nouveaux albums : Bleus en 1997, Silver en 1999, Escales en 2000 ; Femme de légende sort en , Rue Columbus en 2010, Pour toujours, nous serons Charlie en 2015. En 2000, à la suite du naufrage de l'Erika, elle collabore avec les enfants de l'école de La Rabine de Vannes à la création du disque Pour que tous les oiseaux vivent heureux, vendu au profit de l'association Bretagne vivante, afin de développer les actions de formation et d'éducation à l'environnement[9].


Anne Vanderlove est marraine de l'association humanitaire Cœurs de bambous qui s'occupe d'orphelins au Cambodge. Elle est aussi marraine de l'association Enfants des rues de Bogota en particulier pour soutenir Sandra Liliana Sanchez dans ses projets d'aide aux plus déshérités du bidonville El Paraiso à Ciudad Bolivar (banlieue de Bogota) en Colombie, marraine de La Nuit De La Photo.

MortModifier

Anne Vanderlove est morte le des suites d'un cancer[10] dans le Finistère auprès de Sandrine et Charles.

DiscographieModifier

CompilationsModifier

DistinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c Jacques Pessis, Chronique de la chanson française, Éditions Chronique, , 240 p. (lire en ligne), p. 125
  2. « La chanteuse Anne Vanderlove est morte en Bretagne », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juillet 2019)
  3. « Anne Vanderlove », sur SACEM
  4. « Biographie. Anne Vanderlove », sur Deezer
  5. Yann Plougastel, « Anne Vanderlove, « la Joan Baez française », est morte », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2019)
  6. « Mort d'Anne Vanderlove, chanteuse de «Ballade en novembre» », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juillet 2019)
  7. a et b Hélène Hazera, « Une voix de chanteuse country et du succès dans les années 1970. Ce soir à Paris. Anne Vanderlove, de retour de ballade », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. Hélène Fresnel, « Les femmes de mai », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  9. Stéphanie Le Bail, « École de La Rabine : un CD contre la marée noire », Le Télégramme ,‎ (lire en ligne)
  10. « Anne Vanderlove, 1943-2019  », sur nosenchanteurs.eu, 4 juillet 2019

Voir aussiModifier