Andreï Volkonski

compositeur, claveciniste et chef d’orchestre russe

Andreï Mikhaïlovitch Volkonski (en russe : Андрей Михайлович Волконский), est un compositeur et claveciniste russe né le à Genève et mort le à Aix-en-Provence.

Andrei Volkonski
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Titre de noblesse
Knèze
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalités
Formation
Academic Music College of the Moscow Conservatory (en) (jusqu'en )
Conservatoire Tchaïkovski de Moscou (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mère
Conjoint
Helvi Jürisson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Peeter Volkonski (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Instruments
Clavecin, orgue (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Issu d’une famille noble (les Volkonski de Riourik), Andrei Volkonski reçoit des leçons de musique privées. Son talent de compositeur se manifeste assez tôt : à l’âge de cinq ans il improvise déjà au piano et ses premières œuvres attirent l’attention de Sergueï Rachmaninov. Dinu Lipatti qui enseigne le piano au jeune André loue sa maîtrise. En 1947 la famille s'installe en Union soviétique où André fait ses études au collège musical de Tambov puis au Conservatoire de Moscou dans la classe de composition de Iouri Chaporine. En 1954 il quitte le conservatoire sans en avoir obtenu le diplôme.

Son style de composition se forme sous l’influence d’Igor Stravinsky et de Sergueï Prokofiev, mais vers la fin des années 1950 il se tourne vers l’avant-garde. Son cycle pour piano Musica stricta (1956) est la première œuvre sérielle en musique russe. Ce cycle est proche de la Suite op. 25 pour piano d’Arnold Schoenberg ; il comporte quatre mouvements dont trois sont de forme polyphonique (d’où le sous-titre fantasia ricercata). Une autre œuvre de cette période, la Suite des miroirs pour soprano et ensemble, repose sur la série octatonique et fait écho à des œuvres comme Le Marteau sans maître de Pierre Boulez. Ces compositions marquent le début de l’avant-garde musicale soviétique d’après-guerre. Le langage musical de Volkonski ne suit pas la politique officielle du réalisme socialiste et leur exécution est pratiquement interdite. Le Concerto itinérant écrit en 1967 n’a été créé qu’en 1990. Ses musiques de films : La Saison morte, Trois plus deux entre autres sont cependant bien reçues.

Dans le même temps Volkonski fait avec succès une carrière de claveciniste concertiste. Il collabore avec l’Orchestre de chambre de Moscou sous la direction de Roudolf Barchaï et en 1964 il fonde l’ensemble de musique ancienne Madrigal qui obtient une grande popularité et parmi les membres duquel on note la présence d'Alekseï Lioubimov, Boris Berman, Mark Pekarski. C’est avec cet ensemble que Volkonski réalise les enregistrements de musique vocale et instrumentale de l’époque de la Renaissance jusqu’au XVIIIe siècle. Comme claveciniste il enregistre les œuvres de Girolamo Frescobaldi, Jean-Sébastien Bach et d’autres compositeurs.

En 1973, Volkonski émigre et s’installe en Provence où il reste jusqu’à la fin de sa vie. À cette époque il compose peu, principalement des œuvres de musique de chambre, mais continue ses activités d’interprète en fondant l’ensemble Hoc opus en 1981 et en donnant des concerts en France, Allemagne, Suisse, Italie, Finlande... En 1983 il enregistre Le Clavier bien tempéré au clavecin.

Œuvres principalesModifier

  • Sonate pour piano en si bémol majeur (1949)
  • Rus, cantate (paroles de Nikolaï Gogol ; 1952)
  • Le visage de la paix (paroles de Paul Éluard ; 1952)
  • Concerto pour orchestre (1953)
  • Capriccio pour orchestre (1954)
  • Quintette avec piano (1954)
  • Quatuor à cordes (1955)
  • Sonate pour alto et piano (1955)
  • Trio pour deux trompettes et trombone (1956)
  • Musica stricta (fantasia ricercata) pour piano (1956—1957)
  • Fantaisie pour piano (1957)
  • Musique pour douze instruments (1957)
  • Sérénade à un insecte pour orchestre de chambre (1958―1959)
  • Suite de miroirs pour soprano, flûte, violon, guitare, harmonium et percussion (paroles de Federico Garcia Lorca ; 1959)
  • Les complaintes de Chtchaza pour soprano, cor anglais, violon, alto, marimba, vibraphone et clavecin (1960)
  • Jeu à Trois pour flûte, violon et clavecin (1962)
  • Concerto itinerant pour voix, flûte, violon et 26 instruments (paroles de Omar Khayyám ; 1964―1967)
  • Les mailles du temps pour treize instruments (1969―1970)
  • Réplique, un happening pour ensemble de chambre (1970)
  • Maqam, pour târ et clavecin (1974)
  • Lied pour quatre voix (1974)
  • Immobile pour piano et orchestre (1977―1978)
  • 7 chants sacrés pour trois voix d'hommes (solo ou chœur) (arrangement des chants liturgiques orthodoxes russe) (1984)
  • Was noch lebt pour mezzo-soprano et trio à cordes (paroles de Johannes Bobrowski ; 1985)
  • Psaume 148 pour trois voix, orgue et timbale (1989)
  • Carrefour pour ensemble (1992)

Liens externesModifier