André Azoulay

homme politique marocain
André Azoulay
14.02.10-Consejero André Azoulay 1.jpg
André Azoulay en 2014.
Fonction
Président
Institut Pierre-Mendès-France
depuis
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Homme politique, participant à un forum internationalVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Katia Brami (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Membre de
Académie royale espagnole d'économie et de sciences financières (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

André Azoulay, né le à Mogador (actuelle Essaouira, Maroc), est un journaliste, économiste et homme politique marocain.

BiographieModifier

Origines et étudesModifier

André Azoulay est le fils de Salomon Azoulay et de Lucie Wanono[1].

Né dans une famille juive marocaine[2],[3] chleuhe[4], il est diplômé du Centre de formation des journalistes de Paris. Il est depuis 1966 l'époux de la femme de lettres Katia Brami, avec qui il a trois filles[1], dont Sabrina, productrice[5], et Audrey, ministre française de la Culture en 2016-2017[6] et directrice générale de l'UNESCO depuis le .

CarrièreModifier

Conseiller royalModifier

En 1991, il quitte la Banque de Paris et des Pays-Bas (devenue Paribas) et devient conseiller du roi Hassan II puis Mohammed VI[2]. Chargé de s'occuper de la libéralisation économique du Maroc, il forme le groupe de réflexion du G14[réf. nécessaire]. Il est très proche des financiers Adil Douiri, Amyn Alami qui lancent la banque d'affaires CFG[réf. nécessaire].

André Azoulay s'occupe par la suite d'améliorer la communication politique du Palais. Il est notamment derrière la phrase « roi des pauvres » reprise systématiquement dans les médias au début du règne de Mohammed VI[réf. nécessaire].

Un homme de réseauxModifier

André Azoulay est un homme de réseaux, membre de nombreuses associations et fondations.

En 1974, il crée à Paris le groupe « Identité et Dialogue », une organisation d'intellectuels juifs appelant dès le début des années 1970 « à la création d'un État palestinien vivant en paix aux côtés d'Israël »[2].

Il préside l'Association Essaouira-Mogador et le Printemps musical des alizés.

Il est président élu de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, basée à Alexandrie (Égypte). Il est membre du comité des sages pour l’Alliance des civilisations à l'ONU, président délégué de la Fondation des trois cultures et des trois religions, basée à Séville (Espagne), et administrateur du Forum méditerranéen et du centre Shimon Peres pour la paix[7]. Il est membre du Groupe de Haut Niveau des Nations unies pour l’Alliance des Civilisations et a été élu président de la Fondation Euro-méditerranéenne Anna Lindh le et réélu le .

La responsabilité des sociétés civiles et la centralité du dialogue des cultures dans la construction de l’Union pour la Méditerranée sont au cœur de son action tant à la Fondation Anna Lindh qu’à la Fondation des Trois cultures et des trois religions qui a son siège à Séville (Espagne) et dont il est le président exécutif[2] depuis 2008. André Azoulay est également l’un des fondateurs du projet Aladin créé en 2009 et qui depuis Paris travaille à la restauration de la confiance entre le monde arabo-musulman et l’espace occidental.

Il est membre du conseil d’administration de l’université Al Akhawayn (Ifrane), de l’université de la Méditerranée (Fès), du Haut Conseil de l’Alliance israélite universelle (AIU) et du Comité d’orientation politique de l’Institut de prospective de monde méditerranéen (IPEMED). Il siège également aux conseils de Yala (Young Arab Leaders for Peace in the Middle East) et de l’Institut Pierre-Mendès-France. Il préside cette dernière association depuis 2015.

Le , la ville de Marseille, en tant que capitale européenne de la culture, a attribué sa médaille de la paix au président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, André Azoulay, « ambassadeur du citoyen de la Méditerranée ».

En 2017, il reçoit le Pomegranate Lifetime Achievement Award par l'American Sephardi Federation à New York, lors d'une cérémonie où se produisent Enrico Macias et le baryton David Serero[8],[9].

Il préside la Fondation Mohammed VI pour la protection et la sauvegarde de l’arganier[10].

Distinctions et prixModifier

BibliographieModifier

  • René Mayer, Dictionnaire des Français d'Afrique du Nord, s.e., 2006, p. 190, ouvrage en ligne

Notes et référencesModifier

  1. a et b Walter de Gruyter, Who's Who in the Arab World 2007-2008, Publitec Publications, (lire en ligne)
  2. a b c d e f et g « Curriculum Vitae de Monsieur André Azoulay », sur Partenariat Euromed, .
  3. Le nom Azoulay semble être soit d'origine arabe, soit d'origine berbère. Voir Origine du nom AZOULAY, sur Généanet
  4. Mohamed Elmedlaoui, Les judéo-berbérophones revisités à la lumière du lexique et de la philologie berbères, p. 159-164
  5. Annick PEIGNE-GIULY, « Sabrina Azoulay, directrice générale de Paris Première. «Chez nous, on ne passe pas les plats». Précision. », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. [1], Le Figaro.
  7. « André Azoulay, sage parmi les sages » sur Maroc Hebdo International par Majdouline El Atouabi.
  8. Fouad Arif, « Salle comble à New York pour fêter l’exceptionnelle proximité entre l’Islam et le Judaïsme au Maroc », MAP Express,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. (en-US) Morocco World News, « Andre Azoulay to Receive American Sephardi Federation’s Lifetime Achievement Award », Morocco World News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. Katim Alaoui, « Recherche et sauvegarde de l’arganier : rôle de la Fondation Mohammed VI pour la Recherche et la Sauvegarde de l’Arganier »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur INRA Maroc, .
  11. « Les membres de l’Académie », sur Site officiel de l'Académie du Royaume du Maroc,

Liens externesModifier