Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury

historien, journaliste et critique littéraire français
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Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury
Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury by Antoine-Samuel Adam-Salomon, 1876-84.jpg
Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury par Adam-Salomon.
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Fauteuil 35 de l'Académie française
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Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury, né le à Paris où il est mort le , est un journaliste et critique littéraire français.

BiographieModifier

Fils de soldat, il fait ses études au lycée Louis-le-Grand, où il remporte le prix d'honneur de rhétorique au concours général en 1819. Au sortir du collège, il rejoint à Florence l'ancien roi de Hollande, Louis Bonaparte, dont il est pendant un an le secrétaire. Il est ensuite examinateur, puis préfet des études au collège Sainte-Barbe. En 1827, il devient précepteur du duc d’Aumale, Henri d'Orléans, auquel il reste ensuite attaché en tant que secrétaire particulier. En 1834, il entre à la rédaction du Journal des débats. Il y contribue notamment une galerie des écrivains contemporains, dont les principaux sont à ses yeux Lamartine, Chateaubriand et Victor Hugo. Il y tient également une chronique politique où il se fait ardent défenseur de la liberté d'enseignement et pourfend les jésuites. Il quitte le Journal des débats en 1848 et fait paraître en feuilleton, puis en volume, une série de Portraits politiques et révolutionnaires qui obtient un vif succès. Continuant alors son œuvre de critique, il brigue un fauteuil à l'Académie française, où il finit par être élu en 1866. Alexandre Dumas fils lui dédia sa pièce de théâtre La Femme de Claude, créée en 1873, et dont il accompagna l'édition d'une lettre-préface à Cuvillier-Fleury.

Orléaniste convaincu, il avait publié en 1830 des Documents historiques sur M. le comte Lavalette et rédige la préface des Mémoires de sa fille, Joséphine de Lavalette, dont il fut aussi l'amant[1], et dont il eut une fille naturelle, appelée Marie Caumont. Alors que sa réputation de critique n'égala jamais celle de Sainte-Beuve et que ses ouvrages furent peu réédités, sa Correspondance avec le duc d'Aumale, ainsi que son Journal intime, restent des sources importantes sur l'histoire de l'orléanisme. En 1872, il est le seul à rendre hommage à son ami Ximénès Doudan[2].

La correspondance d'Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury est conservée aux Archives nationales sous la cote 298AP[3].

Principales publicationsModifier

Correspondance
  • Correspondance du Duc d'Aumale et de Cuvillier-Fleury, 4 vol., Plon et Nourrit, 1910-1914.

Notes et référencesModifier

  1. John Russell, Introduction to Eugène Delacroix: Selected Letters 1813-1863, edited and translated by Joihn Stewart, New York: Macmillan, 1970, p. 24.
  2. X. Doudan, Lettres (1879) — tomes I à IV, sur Gallica (BNF).
  3. Archives nationales

Source biographiqueModifier

  • Edmond Biré, Portraits littéraires, Lyon : E. Vitte et Perrussel, 1888, p. 309-356

Liens externesModifier